<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609</id><updated>2011-04-21T14:05:09.922-07:00</updated><title type='text'>HAITI ET LA CRISE FINANCIERE MONDIALE</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>10</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-5704507405903615405</id><published>2009-04-26T17:17:00.000-07:00</published><updated>2009-04-26T17:21:59.531-07:00</updated><title type='text'>9-HAITI, UNE NATION REBELLE</title><content type='html'>PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;9-Haiti, une nation rebelle et désespérée pour mieux&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quand Président René Préval fit remarquer dans sa réponse à l’allocution de Madame Hillary Clinton, la Secrétaire d’État des Etats-Unis, visitant le pays le 16 avril dernier, qu’il était temps, après environ 50 années, de mettre fin à l’embargo économique contre Cuba, était-on en train de vivre enfin le réveil de l’âme altière des preux de 1804 en notre Président, ou un paradoxe tout simplement ? Car, au retour du chef de l’État au Sommet des Amériques, le pays est devenu la risée de certains leaders de la région et nous attendons encore la réplique indignée de Monsieur Préval, pour tout au moins qu’il fasse le point sur certains faits et nous redonne un peu de notre fierté de peuple.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En effet, la presse n’a cessé de répéter les déclarations du Premier Ministre de Trinidad et Tobago, Patrick Manning, qui accueillait le Sommet. Ce dernier déclara avec son collègue de Saint Vincent et Grenadines, Ralph Gonsalves, que c’est une honte d’avoir un pays comme Haiti dans la région et fit comprendre qu’ils n’étaient pas vraiment intéressés de savoir comment notre pays était arrivé dans un tel état de délabrement, mais que les leaders de la région devaient faire quelque chose. L’écho de ces déclarations désobligeantes s’est répandu au moment qu’une vidéo aussi, très troublante, circulait sur le Net. Cette vidéo a montré une scène où le Président du pays cherchait à attirer l’attention du Président Américain, Barack Obama, en le tirant par le bras sur les côtés, en dehors de tout protocole et que le President américain se désengagea pour saluer la Présidente de Chili qui était en face de lui. Cet impair pourrait être imputé au fait que Président Préval ne fait pas grand cas de l’étiquette. Mais, n’existe-t-il pas un lien entre ce fait et les déclarations des 2 leaders de la région ? Je vais essayer de démontrer que ce lien existe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’Obligation à la vérité&lt;br /&gt;Ceci dit, il y a des questions liées à la Rencontre de Washington du 19 avril dernier qui méritent des éclaircissements. Par exemple, les 324 millions annoncés, par la Première Ministre, représentent à peine le tiers du milliard qui était prévu de sortir de cette rencontre pour financer les projets que le gouvernement compte lancer dans les deux prochaines années. Mais, Madame la Première Ministre a déclaré aux journalistes qu’elle était satisfaite, car elle avait préparé l’opinion publique à s’attendre à très peu, en mentionnant, avant son départ pour la rencontre, qu’elle allait chercher uniquement 125 millions d’aide directe pour le budget.&lt;br /&gt;Nous avons déjà appris depuis le processus de ratification de la Première Ministre qu’elle a de grandes difficultés à dire la vérité. Mais, elle a cherché à faire avaler, sans retenue, la couleuvre que ses démarches ont été un succès. En effet, l’échec de cette rencontre est presque passé comme une lettre à la poste. Car, les responsables du gouvernement se sont bien gardés de dire quel était le montant total des projets qu’ils comptaient présenter aux bailleurs de fonds à Washington ? Quel est le montant que les bailleurs ont promis par année sur les deux prochaines années ? Et, quel est le montant total que les bailleurs ont promis de donner directement au gouvernement pour compléter le budget 2009-2010 ? Si ces réponses étaient données sans de faux fuyants pour chercher à noyer le poisson, il apparaitrait que le gouvernement n’a pas les fonds pour mener à terme le budget. Et compte tenu de l’engagement pris qui interdit que le déficit du budget soit financé par la banque centrale (BRH), les autorités seront très bientôt acculées à faire des coupes sombres dans l’administration et à mettre de l’ordre dans leur gestion, en réduisant les gaspillages, la corruption et en apportant une amélioration dans l’efficience de leur gestion. D’ailleurs, des mesures de ce genre pourraient porter les bailleurs à considérer une enveloppe additionnelle, malgré que les nouvelles venant du Canada fassent savoir que ce pays n’est pas prêt à donner directement de l’argent au gouvernement Préval/Pierre-Louis, à cause de la corruption. N’est-il pas temps que nos politiques soient tenus responsables de nous dire la vérité, au lieu de nous mettre face à des situations de fait accompli qui expliquent que des leaders caribéens pensent que nous sommes, aujourd’hui, une honte pour la région ?&lt;br /&gt;De l’autre, le Sénat Haïtien a voté le budget 2008-2009 sans discuter des résultats de la Conférence de Washington et de l’état financier du pays. Comme d’habitude, ce budget ne reflète aucune mesure d’envergure en faveur des grands problèmes que confronte le pays. Seulement 15 millièmes du budget ont été alloués aux municipalités, là où il faudrait au moins 20%. Ensuite, au moment de la célébration de la « Semaine d’action mondiale de l’éducation », un mouvement qui vise l’éradication de l’illettrisme, l’analphabétisme et encourage l’éducation universelle, le Sénat s’est donnée « bonne conscience » en allouant la modique enveloppe de 3 millions de gourdes à la Secrétairerie d’Etat à l’Alphabétisation pour l’achat de matériels. Il n’y a pas même eu une discussion sur le programme d’alphabétisation qui avait été inauguré, en grande pompe, avec l’appui de Cuba et portait le titre suggestif « Yo si puedo », ou en créole, « Wi, nou kapab » ; semblable au slogan électoral de M. Obama, en anglais « Yes, we can ». Gardons donc l’espoir, qu’un jour, les slogans dans notre pays ne seront plus uniquement que des slogans.&lt;br /&gt;Des Elections au-dessus de tous soupçons ?&lt;br /&gt;On peut apprécier qu’entre Monsieur Préval et Madame Pierre-Louis il y a une division du travail de gouvernement. On se rappelle que la Première Ministre ne cessait de répéter qu’elle n’allait pas se mêler des affaires d’élection dans le pays. On croit, ainsi que sa concentration serait les affaires économiques, comme la négociation qu’elle a menée à Washington avec les bailleurs de fonds internationaux, même si les résultats laissent à désirer. &lt;br /&gt;Donc, le grand rôle, en ce qui concerne les élections, reste l’affaire du Président. Ainsi, il faut se demander est-ce que le Président est en train de réussir à organiser des élections en faisant un pied de nez à Lavalas, au Sénateur Boulos, à la population et en quelque sorte aux partis politiques, en un tour de main. En effet, ce sont tous les grands perdants de ces élections. La communauté internationale, de son côté ne se tire pas si mal. Elle voulait des élections, elle est servie. Car, à aucun moment Président Préval n’a déclaré qu’il voulait vraiment que des élections libres, honnêtes et démocratiques se réalisent dans le pays, comme le souhaiteraient les bailleurs de fonds internationaux.&lt;br /&gt;Mais, Professeur Paul Collier (qui se passe maintenant de présentation) discutant de la nouvelle approche de la politique étrangère des Etats-Unis, définie par Madame Hillary Clinton, comme l’utilisation de la force de façon intelligente (smart power), dit qu’il existe une base de légitimité dans cette approche. Car, si la communauté internationale sous la demande du Conseil de Sécurité des Nations Unies, fournit le personnel et l’argent pour les opérations dans les pays sortant de conflits, comme dans le cas d’Haiti, elle a le doit d’exiger des résultats. Monsieur Collier qui discutait de son dernier livre « Wars, Guns and Votes » disait que la meilleure façon dont la communauté internationale peut mesurer les résultats de sa mission est dans les élections. Il a ajouté qu’il n’avait pas pu convaincre Washington d’appuyer les demandes de fonds du gouvernement haïtien et ces élections devraient contribuer à faire avancer ce dossier.&lt;br /&gt;Donc, Président Préval a délivré des élections. Maintenant la question est de savoir si ces dites élections rencontrent les conditions minimum, pour mériter d’être désignées sous le terme « démocratique. »&lt;br /&gt;Une élection partielle, même dans les pays à forte tradition démocratique, peut avoir un taux de participation très faible, sans enlever sa légitimité aux joutes. Et pour répéter le Président du Sénat, le Dr. Kelly Bastien, aucune loi de la République ne fixe un taux minimum de participation qui soit acceptable. Donc, si la balance ne penche pas trop en faveur des candidats proches du pouvoir, si les magouilles et les irrégularités ne sont pas trop scandaleuses, comme dans le cas du Département du Centre, et si le taux de participation se situerait aux environs des 10%, il y aura des pressions pour que les résultats soient acceptés comme crédibles et rentrent dans les annales de la république. En fait, il y a l’argent et le prestige des membres de la communauté internationale sur place qui ont, avec la MINUSTHA principalement, la mission de faciliter le bon déroulement du processus démocratique. De l’autre, les partis politiques qui ont gagné des sièges ne voudront pas y renoncer, non plus, en faveur d’une autre joute dont l’issue n’est pas garantie. Enfin, les membres de la société civile et même la population, en générale, qui commence à ne plus croire dans des élections qui semblent ne pas apporter un vrai changement dans le pays, pourraient être en faveur qu’on en finisse…&lt;br /&gt;Cependant, la communauté internationale va retenir que dans un pays à faible tradition démocratique aussi, des élections libres et honnêtes ne peuvent se réaliser sans un engagement et une détermination du gouvernement en place de les supporter. Compte tenu des déclarations du Président de la République et de la Première Ministre, il semble que la bonne foi du Conseil Electoral devrait suffire à garantir le succès de ces joutes. Comme quoi, ils seraient prêts à dire qu’il ne faut pas les blâmer. Ils étaient en dehors du coup. En politique, il est toujours plus facile d’éviter une crise que de la résoudre. Compte tenu de la crise qui s’annonce, Président Préval, comme le principal responsable de la stabilité de l’État et des institutions, a beaucoup dans son assiette. Il doit faire des bouchées doubles pour éviter que le pays descende plus bas encore.&lt;br /&gt;On ne veut pas continuer en disant qu’il n’y a jamais eu des élections d’un haut niveau démocratique, d’ailleurs, pendant le premier mandat du Président Préval. Donc, il n’y avait pas beaucoup d’espoir sur celles-ci non plus. Ainsi, le rôle équivoque joué par l’appareil d’État est questionnable et paraît même répréhensible, pour dire le moins. Considérons, par exemple, le cas du financement accordé aux partis politiques et celui de la gestion du transport en commun. Ce sont deux cas que je connais bien, pour avoir eu des responsabilités directes à ce niveau, durant les élections de 2006. Donc, il y a eu des précédents qui pourraient servir d’exemple, si vraiment on voulait bien faire.&lt;br /&gt;C’est sûr que l’argent qui est prévu pour les partis politiques devait servir à financer leur campagne et à payer les frais des mandants qui doivent les représenter aux bureaux de vote. Si le Ministère de l’Intérieur a choisi de donner cet argent juste un jour avant le vote, il semble qu’il l’aurait fait uniquement sous pression ou pour cacher le fait que les candidats proches du pouvoir eux, roulaient sur de l’or. Ensuite, le fait d’interdire que le transport en commun soit en service ce jour-la, pourrait-être tout simplement une mesure visant à réduire le taux de participation général. Car, les candidats qui sont liés au pouvoir eux, avaient suffisamment de ressources pour motiver et accompagner ceux qui veulent voter pour eux. En fait, c’est du devoir de la police de présenter au Ministre de l’Intérieur et à la Première Ministre un plan strict de réduction des risques. Cela a été le cas pour les élections de 2006. Malgré que les risques fussent bien plus élevés à cette époque, la police a accepté l’option d’établir des périmètres de sécurité autour des centres de vote et de laisser libre cours au transport en commun dans le pays, afin de faciliter le vote.&lt;br /&gt;Mais, la grande surprise de ces élections, c’est que les principaux incidents enregistrés impliquent, de près ou de loin, des individus liés au gouvernement. La foule a dénoncé la main du Ministre de l’agriculture dans les désordres qui se sont déroulés dans le Centre du pays. Il s’en est défendu avec force de n’avoir pas été impliqué en faveur d’un candidat. Il a dit, aussi, que le matériel de son ministère présent dans la campagne d’un candidat a été juste une coïncidence.&lt;br /&gt;S’il n y avait pas tous ces problèmes  on aurait pu objectivement mesurer le mot d’ordre «Opération portes fermées » lancé par le parti Fanmi Lavalas et Président Préval  aurait pu se féliciter que c’est durant son second mandat que le règne de Lavalas a pris fin dans le pays. Donc, il faut attendre encore la prochaine échéance électorale pour voir...&lt;br /&gt;La  recherche d’une nouvelle direction&lt;br /&gt;Le Vème Sommet des Amériques était dominé par la demande des pays de la région pour que les Etats-Unis mettent un terme à l’embargo économique contre Cuba et que ce pays puisse retrouver sa place au sein de l’Organisation des États Américains. Le Président Américain, Barack Obama, avait annoncé une ouverture avant d’arriver au Sommet. Il a dit que son gouvernement était prêt à engager le dialogue avec le régime castriste, Mais, un changement de politique de son pays ne se fera pas du jour au lendemain.&lt;br /&gt;Mais, Président Obama était surtout intéressé à un nouveau départ des relations entre son pays et la région en privilégiant un rapport d’égal à égal, entre partenaires. En fait durant les huit années de régime du Président Georges Bush, la région avait été négligée par les Etats-Unis qui se concentraient sur la guerre de l’Afghanistan et l’Irak. Président Obama et une grande majorité des leaders de la région voulaient profiter de ce sommet pour mettre l’accent sur les impacts de la crise économique mondiale. Après avoir connu 6 années consécutives de croissance, les pays du Sud de l’Amérique et de la zone caraïbéenne allaient, comme le reste du monde, entrer dans une récession économique. On estime que la région pourrait avoir 6 millions de pauvres en plus et 4 millions de travailleurs à entrer en chômage pour l’année 2009. La faible croissance économique sera responsable également pour l’augmentation de la faim, de la mortalité maternelle, de la mortalité infantile et de la déperdition scolaire dans l’hémisphère.&lt;br /&gt;Pour éviter une régression sur les acquis de ces dernières années, le Vème Sommet visait à discuter de la possibilité que des politiques sociales, économiques intégrées soient élaborées et mises en œuvre dans la région. Au centre de ces politiques serait la lutte contre la pauvreté, la faim et la sécurité énergétique par la production des énergies renouvelables afin d’augmenter le bien-être et la sécurité des peuples de la région. Mais, la politique de sécurité énergétique basée sur les énergies renouvelables serait en quelque sorte contraire à la politique suivie par le Vénézuela et ses alliés, dans le cadre du Petrocaribe et de l’Alba. Car, les pays membres de cet accord sont encouragés à consommer les produits pétroliers. En fait, une réduction sensible des produits pétroliers entrainerait la baisse de la demande sur le marché et moins de pression pour l’augmentation des prix du pétrole. Cependant, le coût d’exploitation du pétrole du Vénézuela étant très élevé, le maintient du pétrole à un prix bas rend les exploitations pétrolifères du Vénézuela peu rentables. Ainsi, il est clair que la stratégie que veut suivre les Etats-Unis est contraire à celle du Vénézuela. Par exemple, le Vénézuela a fait don à Haiti de trois usines électriques, dans le cadre de l’Initiative Bolivarienne, Alba. Mais, le pays doit acheter le pétrole du Vénézuela, au prix du marché, pour faire fonctionner ces usines. Pourtant, si ces usines fonctionnaient à partir du biodiesel que nous pouvons produire dans le pays, on aurait évité de continuer à s’endetter vis-à-vis du Vénézuela, mais aussi, des dizaines de milliers d’emplois auraient été créés dans la production du biodiesel.&lt;br /&gt;Les sept pays de l’Alba qui sont Bolivie, Cuba, Dominique, Honduras, Nicaragua, Saint Vincent et les Grenadines et Venezuela n’ont pas signé la Résolution Finale du Vème Sommet des Amériques. Ils exigeaient que la déclaration fasse mention de la levée de l’embargo économique contre Cuba et de son retour dans l’organisation des Etats Américains. Nous ne savons pas si Président Préval qui avait mentionné la nécessité de la levée de l’embargo également, a signé la Résolution ou s’est aligné sur l’Alba. Car de retour au pays, après le Sommet, il a quitté l’aéroport rapidement sans rencontrer la presse et il n’y a pas eu de note de presse de la Présidence à ce sujet.&lt;br /&gt;En fait, l’attitude ambivalente de Président Préval prive le pays d’un support réel de l’un ou l’autre des courants qui traversent la région, et le pays en fait les frais. Il semble que beaucoup d’observateurs commenceraient à croire que le quinquennat de ce second mandat est presque déjà un échec, tant les réalisations sont minimes. Donc, il est temps que Monsieur Préval applique l’un de ses conseils qu’il avait donné. Il doit nager à grandes brasses pour sortir le pays de cette embarrassante situation.&lt;br /&gt;Création de 150,000 emplois&lt;br /&gt;Si on avait besoin d’exemple pour nous encourager à lancer une mobilisation pour créer du travail pour les jeunes du pays, le Président français, Nicolas Sarkozy vient de nous l’offrir. En effet, Monsieur Sarkozy a déclaré qu’il allait investir, immédiatement, environ 2 milliards de dollars (1.3 milliards d’euros) dans la formation et l’emploi de 500,000 jeunes. Car, le chômage dans la classe d’âge de 15 à 24 ans a augmenté de 32% cette année. Le plan de Monsieur Sarkozy pour les jeunes envisage de recruter environ 320 mille apprentis, entre juin 2009 à juin 2010. Malgré que le budget de la France accuse un déficit, le chef de l’État français croit que les jeunes méritent toute son attention, car ils représentent l’avenir du pays.&lt;br /&gt;Un programme de travail de cette envergure, pour créer de l’emploi pour 500,000 jeunes sur 2 ans, nous force à rêver. Mais, il doit être clair pour nous que les jeunes Haïtiens sont aussi l’avenir de notre pays. Ainsi, nous ne pouvons pas continuer à les ignorer. Pourquoi ne pas tenter de créer 500,000 sur 10 ans ici. Donc, tout simplement, une affaire d’échelle et de sens de responsabilité vis-à-vis de nos concitoyens.&lt;br /&gt;Il semble que M. Préval est très préoccupé de sa relation avec les pays de l’Alba, sous l’égide du Venezuela de M. Chavez ; tandis que Madame Pierre-Louis voit l’avenir du pays et, peut-être, son avenir politique, en encourageant les investissements étrangers. Bien sûr, c’est en ce sens qu’il faut comprendre que le Directeur du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn déclara, lors de la Conférence de Washington, en présence du financier Georges Soros, l’ancien patron de Madame Pierre-Louis, que non seulement le secteur privé, mais les investisseurs étrangers doivent prendre avantage du cadre économique que le pays cherche à offrir, pour investir, afin de tirer des profits sur le long terme. Le responsable du FMI ajouta que le support de la communauté internationale ne servira pas à grand-chose, si Haiti ne lance pas son propre effort pour relever les défis qu’il confronte aujourd’hui. Jusqu'à présent, malheureusement, on ne voit pas les signes que Madame la Première Ministre va pouvoir profiter de ses contacts pour lancer, au moins, un programme d’envergure qui marquerait son passage à la tête du gouvernement.&lt;br /&gt;Une personne qui pourrait aider Madame Pierre-Louis à réaliser son projet s’appelle Johanna Mendelson Forman. En effet, Madame Forman publia un texte de support avant la Conférence de Washington, pour montrer que la situation que traverse Haiti mérite toute l’attention des membres de la communauté internationale et un grand effort d’investissement. Madame Forman n’est pas à son coup d’essai en faveur du pays. En effet, Dr. Forman est un membre influent de la communauté politico-intellectuelle de la capitale américaine, surtout en ce qui concerne la sécurité régionale et a contribué dans l’articulation du concept de « Smart Power » qui est mise en application par le Département d’État aujourd’hui. Et en tant que membre du Centre pour les Etudes Stratégiques Internationales (CSIS), consultante pour des agences du gouvernement américain, et une ancienne conseillère de haut niveau de la MINUSTHA, elle est une spécialiste de la question Haïtienne. En 2007, Dr Forman témoigna devant le Congrès des Etats-Unis sur le rôle que la production du Jatropha (Medsiyen-Béni) pourrait avoir dans la construction de la stabilité et de la paix en Haiti.&lt;br /&gt;Mais, quand Dr Forman était venu en Haiti, en octobre 2007, à la tête d’une délégation formée de Monsieur Mike Lu (President de l’Association Brésilienne des Producteurs de Jatropha), de l’industriel Warren Jackman, accompagné de l’économiste Pierre Brisson, pour présenter le Jatropha comme une planche de salut pour Haiti, l’accueil fut froid pour ne pas dire hostile. Le boycottage était coordonné depuis le Palais National.&lt;br /&gt;Alors, j’ai essayé de parler au Ministre de l’Agriculture que je connais depuis qu’il était Directeur des Ressources Naturelles au Ministère de l’Agriculture et que moi je plantais des arbres, pour comprendre la logique du comportement du gouvernement. Mais il avait refusé de prendre mon appel. A l’époque, beaucoup de choses m’échappaient.&lt;br /&gt;Après que le Palais National avait pris la décision de saboter le passage de la délégation conduite par Madame Forman, le gouvernement fut récompensé en signant un accord avec le Vénézuela pour la construction de 3 centrales électriques qui doivent utiliser le pétrole acheté du Vénézuela, en lieu et place du biodiesel qui serait produit de nos sols arides. Mais, les proches du Président Préval ont grassement bénéficié de cet accord. Et qui sait, bien d’autres personnes encore ? Car jusqu'à aujourd’hui où j’écris ce texte, la Première Ministre n’arrive pas à fournir le rapport sur l’utilisation des fonds que le pays devait tirer des crédits offerts par l’accord de la Petrocaribe. J’ai même appris que si le Président voulait changer son choix et autoriser la production du biodiesel dans le pays, la vérité sur l’utilisation de ces fonds viendrait du Vénézuela. C’est en ce sens, qu’un ancien ministre du Gouvernement Alexis, m’a dit, que c’est ce dossier qui est la cause réelle du départ provoqué de Monsieur Alexis. Car, celui-ci n’avait pas compris les jeux macabres qui expliquent que des banquiers de la place utilisent les membres du gouvernement, et cela au plus haut niveau, pour se lancer dans des transactions qui ne visent qu’à les enrichir personnellement. Ensuite, ils paient des commissions à ces gens comme à de vulgaires courtiers.&lt;br /&gt;Alors, on doit commencer à comprendre pourquoi notre pays se porte si mal et donne autant de dégouts et que Président Obama aurait montré du dédain au Président Préval qui avait essayé de le tirer par le bras. Pourtant, c’est le President américain, lui-même qui avait demandé d’avoir à sa table le Président d’Haiti et la Présidente de Chili.&lt;br /&gt;Mais, l’opportunité n’est pas encore perdue, si Dr Forman peut initier la formation d’un groupe visant à produire le biodiesel à partir du jatropha (Medsiyen-Béni) dans le pays. J’ai appris que Madame Pierre-Louis serait disposée à lancer un vaste programme de production de biodiesel à partir de plantation de Medsiyen-Béni qui entrainerait la création des dizaines de milliers d’emplois.&lt;br /&gt;La plantation de Medsiyen-Béni pour la production du Biodiesel crée une moyenne de 5 emplois par hectare. Donc, la mise en exploitation de 30,000 hectares de terre dans les régions semi-désertiques du Nord, du Nord-Est, de l’Artibonite, du Plateau Central et dans le Sud du pays, peut bien créer les 150,000 emplois en question. Mais, mettre en exploitation 30,000 hectares de terres va prendre beaucoup plus que 2 années qui est le reste de temps que le gouvernement Préval/Pierre-Louis reste à courir. De toute façon, il est bien temps que nous apprenons à débuter des programmes que le gouvernement qui suit doit achever, au nom de la continuité de l’État. En fait, les hommes et femmes du gouvernement passeront, mais le pays continuera à vivre.&lt;br /&gt;Mais, nous ne savons pas si Monsieur Préval continuera « idéologiquement » à s’y opposer à l’effort de création de 150,000 emplois, au nom de ses alliés de l’Alba et de ses amis banquiers, en mettant à coté les intérêts des jeunes qui sont sans travail.&lt;br /&gt;Les intérêts stratégiques d’abord&lt;br /&gt;A son arrivée au Vème Sommet des Amériques, Barack Obama avait déclaré qu’il entend proposer la création d'un nouveau partenariat des Amériques sur l'énergie et le climat… Et sur les nombreux emplois du futur que le continent pourrait créer en coopérant sur ces thèmes. Quand les intérêts stratégiques des Etats-Unis rencontrent les nôtres, nous ne pouvons pas perdre les opportunités qu’on pourrait en tirer, en dansant. Car nous n’avons pas le luxe d’avoir des milliards de pétrodollars en réserves. Ce que nous avons et qui augmente chaque jour, ce sont des centaines de milliers d’enfants qui ne vont pas à l’école et des milliers de parents qui chaque soir les envoient au lit sans savoir comment ils vont les nourrir le lendemain, après qu’ils ont été au lit sans rien manger de la journée.&lt;br /&gt;On se demande, si la visite en Haiti de la Secrétaire d’État Américain, Hillary Clinton, en route pour le Sommet des Amériques, n’était pas pour demander à notre Président d’intégrer dans son discours la question de l’environnement, un élément essentiel de l’agenda du gouvernement des Etats-Unis et qui est supporté par la majorité des pays de la zone. Lors de cette visite, Madame Clinton a annoncé que le gouvernement Obama travaillait pour trouver une solution aux mesures de déportation qui pourrait frapper 32,000 de nos frères et sœurs qui sont en condition illégale aux Etats-Unis. Et un effort spécial allait être entrepris par Washington, avait dit la Secrétaire d’État, pour assurer que notre pays trouve les ressources financières pour faire face à la crise économique que le monde traverse aujourd’hui. Mais, on a vu, en retour, que Président Préval défendait plutôt, durant la conférence de presse donnée à cette occasion, l’agenda du Groupe d’Alba conduit par le Président Chavez qui voulait que la question de Cuba domine les débats, pour éviter de parler des énergies renouvelables.&lt;br /&gt;Malheureusement pour Haiti, les choix d’association et d’alliance de notre Président ne sont pas les plus favorables pour le pays et pour ses besoins de développement. Par exemple, il cultive une relation avec Taiwan, quand une relation avec la Chine aurait pu assurer au pays des financements pour de grands projets. Et maintenant sa relation avec les membres de l’Alba va nous coûter gros. Car, nous ne devons pas être naïfs. Les fonds promis, TPS, biodiesel et autres, tous font partie d’un seul et même paquet. A ce niveau, il est bien de citer le journaliste de Vision2000, Valery Numa qui aime dire, « pour réussir il faut savoir choisir ses alliés. »&lt;br /&gt;La différence que 40 années peuvent faire !&lt;br /&gt;La scène de voir le paysage du pays par avion que la Très Honorable Gouverneure du Canada, Michaelle Jean, a décrit récemment, comme la vue d’un animal blessé, je l’ai vu 40 ans plus tôt, comme un gosse, et j’étais tout émerveillé par ce panorama si idyllique qu’il semblait sortir d’une œuvre d’art et c’était ce genre de paysage qu’on nous disait où vivaient les séraphins. C’était une époque. Jai revu ce panorama pas très longtemps de cela, et j’ai vraiment ressenti une grande douleur montée de cette terre et entendu les gémissements d’un être au bord du trépas. Comment, pouvons-nous, au mépris de toute humanité, laisser mourir notre environnement et que ceux qui nous gouvernent peuvent se réveiller chaque jour et se sentir bien dans leur peau ? C’est sûr que nous vivons dans un pays qui donne honte à nos voisins. Mais, nous pouvons changer cela…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Merci et à un autre Soleil !&lt;br /&gt;25 Avril 2009&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-5704507405903615405?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/5704507405903615405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/9-haiti-une-nation-rebelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5704507405903615405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5704507405903615405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/9-haiti-une-nation-rebelle.html' title='9-HAITI, UNE NATION REBELLE'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-5267327025857385725</id><published>2009-04-26T08:00:00.000-07:00</published><updated>2009-04-26T08:04:14.770-07:00</updated><title type='text'>8-LA RÉFORME DE L’ÉTAT</title><content type='html'>PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;8-LA RÉFORME DE L’ÉTAT&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;S’il existait un instrument pour mesurer les tensions dans un pays, les mesures, en ce qui concerne Haiti, seraient au niveau le plus élevé. L’International Crisis Group qui est spécialisée dans l’analyse des informations pour déceler l’apparition des crises dans le monde, pense que Haiti renferme tous les ingrédients pour une explosion à n’importe quel moment, compte tenu de la grande pauvreté du peuple, le déficit dans la capacité du gouvernement de bien gérer le pays, l’expansion du trafic de la drogue, la corruption qui gangrène le pays à tous les niveaux et les échéances électorales de cette année qui peuvent exacerber le rapport des forces en présence, en conflit ouvert. Ce groupe pense que le pays a besoin d’une aide internationale de 3 milliards de dollars pour traverser ce cap difficile. Cependant, une telle somme serait deux fois supérieure aux premières prévisions budgétaires du gouvernement qui prévoyaient un plafond de 60 milliards de gourdes, soit environ 1.5 milliards de dollars, au taux courant de la gourde, sur un budget estimé à 100 milliards de gourdes que les parlementaires, dans leur sagesse, avaient jugé bon de retourner au gouvernement pour une révision réaliste.&lt;br /&gt;La Première Ministre, Michèle Pierre-Louis, a fait le dépôt du budget révisé qui est cette fois-ci d’environ 94 milliards de gourdes, compte-tenu que des sources de revenus et l’aide espérée des bailleurs de fonds internationaux avaient été corrigées à la baisse.&lt;br /&gt;Cependant, la grande surprise est arrivée, quand Madame Pierre-Louis, annonçant son voyage à Washington, pour rencontrer les bailleurs de fonds internationaux, déclara que sa mission serait satisfaite de trouver une contribution de 125 millions de dollars des bailleurs pour supporter le budget. Mais, elle ne nous a pas dit, d’où allait venir le reste du budget ? Il n’est pas très clair comment 125 millions de dollars, soit environ 5 milliards de gourdes, seraient suffisant à combler le déficit du budget de 94 milliards de gourdes, à un moment où les revenus du pays qui étaient de moins de 38 milliards de gourdes l’année dernière, sont en déclin cette année. Est-ce qu’il n’est pas temps que la Première Ministre nous traite en adultes et nous dit clairement l’état de la situation?&lt;br /&gt;Est-ce qu’on nous prend pour des canards sauvages?&lt;br /&gt;Ce n’est pas la première fois que des démarches ont été entreprises pour trouver des fonds pour compléter le budget de l’année fiscale en cours. President René Préval avait personnellement engagé le prestige de sa haute stature de Président de la République  dans un voyage à Washington, le 5 février dernier, pour tenter de rencontrer M. Barack Obama, le nouveau Président des Etats-Unis, afin de solliciter une contribution directe de 100 millions de dollars. Cette tentative, comme nous le savons, échoua de façon lamentable. Mais, il semblerait que le voyage de la Première Ministre serait mieux préparé et les dossiers qui seront présentés aux bailleurs seront bien ficelés. Donc, cela permettra de crier à la victoire, sitôt que les promesses de fonds seraient au-dessus de la somme de 125 millions de dollars. Mais, les besoins en fonds du budget 2008-2009, en termes réels, sont au-dessus du milliard de dollars. Si l’engagement des bailleurs est au-dessous de cela, le pays pourrait entrer dans une situation économique très difficile. Et compte tenu que les crises économiques peuvent se traduire en crise sociale et de là en crise politique, donc, avec un peu d’imagination on peut deviner le reste.&lt;br /&gt;Alors, la question qu’il faudrait se poser, c’est pourquoi la Première Ministre fixe le palier du succès de sa mission à Washington à un niveau si bas qui ne rencontre en rien les besoins stipulés dans le budget présenté par son gouvernement au Parlement Haïtien?&lt;br /&gt;Car, dans les officines du pouvoir, depuis  le gouvernement de Jacques Edouard Alexis, on parlait que sur la base du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DNSCRP) de solliciter près de 7 milliards de dollars, sur une période de 5 ans, des bailleurs de fonds internationaux pour financer un certain nombre de projets. Une première rencontre de préparation sur le sujet a été tenue à Port-au-Prince, le 25 juillet 2006. Mais, au fur à mesure que le dossier n’avançait pas, il y avait une révision à la baisse dans les chiffres. Au moment du départ de Jacques Edouard Alexis de la Primature, on parlait qu’une rencontre à Washington pourrait récolter la somme de 3 milliards de dollars. Cela était basé sur un raisonnement qui croit que si les bailleurs de fonds s’étaient engagés à financer le Cadre de Coopération Intérimaire, sous le gouvernement intérimaire, à hauteur de 1.1 milliard de dollars, aujourd’hui, avec un gouvernement légitime au pouvoir, ce montant devrait être beaucoup plus élevé. Pas besoin de parler du peu de logique de ce raisonnement, ou de demander s’il y avait des projets suffisamment valables pour absorber de tels investissements ?&lt;br /&gt;L’étonnant est de voir que cette théorie a été supporté du temps du Premier Ministre Alexis et est suivie par Madame Pierre-Louis, aujourd’hui. Car, le budget présenté au parlement avait fixé l’aide internationale autour de 1.5 milliards de dollars. Pourquoi, avant la rencontre à Washington le 14 avril, les chiffres sont si bas ? Il semble que le gouvernement veut nous cacher une vérité de la palisse. Car, de 1.5 milliards dollars à 125 millions, il y a beaucoup plus qu’un pas. Jusqu'à présent, on savait que le mois d’avril était celui des poissons. Maintenant, il est également celui des illusionnistes qui nous vend la lune pour du fromage. Il parait vraiment qu’on nous prend tous pour des canards sauvages.&lt;br /&gt;Sortir du Désordre Organisé&lt;br /&gt;Le gouvernement Pierre-Louis est arrivé au pouvoir, il y a déjà 6 mois de cela, avec un grand crédit de beaucoup de secteurs qui voyait en elle la possibilité qu’un courant de rectitude et de compétence traverse le pouvoir en place, pour une fois, au moment où le pays en a grand besoin. Mais, la montagne a accouché d’une souris. En effet, pendant les quelques mois de gestion de Madame Pierre-Louis, la corruption a frappé le pays comme un fléau. Malgré que le pays fût déjà classé parmi les plus corrompus du monde, le score s’est encore aggravé. Comme quoi que nous cherchons à battre notre propre record. On peut citer, en exemple, les différents affaires et scandales qui ont défrayé la chronique récemment : tels que l’Affaire Alain Désir, l’Affaire ONA, les 197 millions de dollars du fonds d’urgence, pour ne citer que cela.&lt;br /&gt;La Première Ministre, elle-même, croyant bien dire, déclara que personne ne pourrait résister à ce flot d’argent cash de l’Affaire Alain Désir. Des jeunes avec qui je discutais sur les affaires du pays, sentant très mal l’insulte de la remarque de la Première Ministre, me dit qu’une telle déclaration provenant d’un micro trottoir serait insultante ;  mais venant de la cheffe du gouvernement, leur dit, qu’il faut quitter ce pays au plus vite, même à la nage.&lt;br /&gt;Donc, c’est un tel environnement et une absence de résultats aussi qui donnent de la fatigue aux bailleurs de fonds internationaux. L’impression qu’on tire quand on parle aux membres de la communauté internationale, c’est un sentiment de net découragement. Il semble que le pays aurait perdu tous ses ressorts et ne peut plus rebondir. Nous sommes considérés comme un État en faillite. En effet, plus de 90 millions de dollars, par exemple, ont été dépensé pour acheter des équipements pour la Compagnie Nationale d’Equipements, (CNE). Pourtant, cet argent aurait pu accomplir de nombreux travaux d’infrastructure et aurait créé beaucoup d’emplois, si des entreprises privées étaient engagées pour exécuter ces tâches avec beaucoup plus de savoir faire, d’efficacité et de supervision.&lt;br /&gt;Ces genres de choses même dans les bonnes périodes sont inadmissibles. Maintenant que les fonds sont très rares avec la crise financière internationale, les bailleurs ne se sentent pas capables de continuer à verser des fonds au gouvernement s’il n’y a aucun engagement à fournir des résultats visibles et à arrêter le gaspillage et la corruption.&lt;br /&gt;Des déclarations en ce sens sont venues, d’ailleurs, de M. Luis Alberto Moreno, qui est le  Président de la Banque Inter-Américaine de Développement, l’hôte de la rencontre des bailleurs. Il a averti qu’Haïti ne pourrait pas bénéficier de prêts supplémentaires de l’institution financière. Le pays allait bénéficier uniquement de dons, et en ce sens une enveloppe de 100 millions lui sera accordée, en tout et pour tout. Dans l’ensemble, on peut croire que l’aide des bailleurs internationaux, en dehors du Venezuela, serait très limitée cette année. Mais, nous savons qu’avec l’appui du gouvernement des Etats-Unis on pourrait obtenir une rallonge avec des exigences de meilleur comportement et de meilleures performances. Nous savons aussi, en vrais coquins, nous sommes toujours près à dire oui quand nous sommes coincés et à oublier très vite nos engagements.&lt;br /&gt;Et surtout qu’un refus des bailleurs de fonds à supporter le gouvernement arriverait au moment critique de l’organisation des élections sénatoriales partielles. Cela jetterait le discrédit sur la capacité du gouvernement de survivre et pourrait influencer l’issue de ces élections dans laquelle la communauté internationale a sa propre crédibilité en jeu. Donc, il faut s’attendre à des promesses. Le problème viendra avec les décaissements.&lt;br /&gt;Ensuite, il y a la question de la période cyclonique qui s’annonce et les experts croient que le pays est encore moins préparé à subir des cyclones dans l’ordre de ceux qui se sont déferlés sur Gonaïves en 2008, laissant des milliers de résidents de la zone aux abois. Mais, les fonds alloués par le parlement dans le cadre des $197 millions pour secourir et réhabiliter les zones sinistrées n’ont pas fourni de résultats et le rapport que la Première Ministre a promis de donner, sur l’utilisation de ces fonds, se fait attendre encore.&lt;br /&gt;La Création d’un  « Master Plan »&lt;br /&gt;On pourrait encore avoir l’opportunité de trouver 3 milliards de dollars à investir dans le pays, même dans cet environnement de crise financière internationale, si nous mettions de l’ordre dans nos affaires et s’il y avait un plan d’investissement qui sortirait des sentiers battus.&lt;br /&gt;Il semble, jusqu'à présent que ce gouvernement a été incapable de venir avec un plan d’une telle envergure, malgré ses belles promesses de dynamiser l’économie et de créer de la croissance susceptible de fournir des emplois et une augmentation des revenus pour les familles démunies. Le pays, comme Sœur Anne attend et va attendre encore jusqu'à la venue des Saints de l’Apocalypse pour voir la concrétisation de telles promesses.&lt;br /&gt;En absence d’un effort local viable, nous avons la communauté internationale qui cherche à combler le vide. Disons que l’international a horreur de ce vide. Ainsi, vint le Rapport Collier. En fait, le dossier qui sera discuté à Washington, a été revu et corrigé par une équipe formée des membres de l’international et particulièrement d’un assistant de Collier. Mais, personne n’ignore que les meilleurs plans ne sont que de simples exercices intellectuels, tant qu’il n’existe pas la volonté politique réelle de les appliquer.&lt;br /&gt;Création d’un Appareil d’État Moderne&lt;br /&gt;La cheffe du gouvernement a promis encore que l’issue de la rencontre de Washington va, enfin, permettre de créer des dizaines de milliers d’emplois. Pour gérer une économie capable d’absorber des milliards de dollars d’investissement et créer des dizaines de milliers d’emplois chaque année et maintenir une croissance accélérée, il faut une administration publique moderne. Monter une telle capacité, pourrait commencer par la transformation de ce système que nous utilisons actuellement qui doit devenir plus agile, plus efficace et moins corrompu. Il devrait graduellement subir les changements nécessaires pour répondre à nos besoins de développement et de justice sociale.&lt;br /&gt;Nous devons commencer par la ré-articulation des secteurs de gestion de l’État en une dizaine de ministères sous l’égide de la primature et établir des missions claires.  Cette nouvelle articulation doit suivre une politique de déconcentration et de décentralisation. Voici une articulation qui pourrait répondre à la situation actuelle :&lt;br /&gt;1)    La Primature :&lt;br /&gt;1-1         Le Secrétaire d’État chargé de l’Orientation et de la Coordination&lt;br /&gt;1-2         Le Secrétaire d’État chargé de l’Information et de la Communication&lt;br /&gt;1-3         Le Secrétaire d’État pour les Relations avec le Parlement et les Partis Politiques&lt;br /&gt;2)    La Chancellerie Haïtienne :&lt;br /&gt;2-1   Le Secrétaire d’État pour les Affaires Etrangères et les Cultes&lt;br /&gt;2-2    Le Secrétaire d’État pour les Haitiens Vivants à l’Etranger&lt;br /&gt;2-3    Le Secrétaire d’État à la Coopération Bilatérale, Régionale et Décentralisée&lt;br /&gt;2-4    Le Secrétaire d’Etat du Tourisme et du Développement des Sites d’Accueil&lt;br /&gt;2-5    Le Secrétaire d’État aux Relations Haitiano-Dominicaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3)    Le Ministère du Plan :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-1    Le Secrétaire d’État du Plan, de l’Evaluation Administrative et du Niveau de Vie&lt;br /&gt;3-2    Le Secrétaire d’État à la Modernisation et à la Réforme Administrative&lt;br /&gt;3-3    Le Secrétaire d’État à la Coordination des Organisations Non-Gouvernementales&lt;br /&gt;4)    Le Ministère de l’Intérieur : &lt;br /&gt;4-1   Le Secrétaire d’État à la Défense Nationale et aux Affaires Frontalières&lt;br /&gt;4-2   Le Secrétaire d’État aux Collectivités Territoriales et à la Décentralisation&lt;br /&gt;4-3   Le Secrétaire d’État à la Protection Civile et à la Prévention des Désastres&lt;br /&gt;4-4   Le Secrétaire d’État de l’Emigration et de l’Immigration&lt;br /&gt;4-5   Le Secrétaire d’État pour la lutte contre le Trafic de la Drogue et la Contrebande&lt;br /&gt;5)    Le Ministère du Progrès Economique et des Ressources Humaines :              &lt;br /&gt;5-1   Le Secrétaire d’État au Travail et à l’Emploi&lt;br /&gt;5-2   Le Secrétaire d’État à la Formation Professionnelle et Technique&lt;br /&gt;5-3   Le Secrétaire d’État à la Condition Féminine, de la Famille et de l’Enfance&lt;br /&gt;5-4   Le Secrétaire d’État pour le Support aux Handicapés et aux Personnes Agées&lt;br /&gt;5-5   Le Secrétaire d’État pour l’Intégration des Zones Marginalisées&lt;br /&gt;6)    Le Ministère de l’Education, de la Culture, de la Jeunesse et du Sport : &lt;br /&gt;6-1         Le Secrétaire d’État à la Formation Académique et à l’Enseignement Supérieur&lt;br /&gt;6-2         Le Secrétaire d’État à l’Education Permanente&lt;br /&gt;6-3         Le Secrétaire d’État de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs&lt;br /&gt;6-4         Le Secrétaire d’État de la Culture et des Fêtes Populaires&lt;br /&gt;6-5         Le Secrétaire d’État pour les Activités Civiques et Communautaires&lt;br /&gt;7)    Le Ministère de la Santé Publique et de la Population : &lt;br /&gt;7-1      Le Secrétaire d’État de la Santé Publique et de la Prévention Sanitaire &lt;br /&gt;7-2      Le Secrétaire d’État pour les Soins et la Formation des Cadres Médicaux        &lt;br /&gt;7-3      Le Secrétaire d’État aux Affaires d’Alimentation et de la Qualité de la Vie             &lt;br /&gt;7-4      Le Secrétaire d’État pour les Urgences Nationales, Régionales et Locales&lt;br /&gt;8)    Le Ministère de la Justice et de la Protection des Vies et des Biens :          &lt;br /&gt;8-1      Le Secrétaire d’État pour les Affaires Judiciaires                                                                 &lt;br /&gt;8-2      Le Secrétaire d’État pour l’Etat Civil et l’Identification Nationale                         &lt;br /&gt;8-3      Le Secrétaire d’État de la Police et pour la Sécurité des Vies et des Biens&lt;br /&gt;9)    Le Ministère de l’Equipement et de l’Aménagement National : &lt;br /&gt;9-1       Le Secrétaire d’État pour l’Aménagement Territorial, le Cadastre et le Logement&lt;br /&gt;9-2       Le Secrétaire d’État des Travaux Publics                                                                   &lt;br /&gt;9-3       Le Secrétaire d’État de l’Energie et des Mines                                                       &lt;br /&gt;9-4       Le Secrétaire d’État pour l’Environnement et les Ressources Naturelles         &lt;br /&gt;9-5       Le Secrétaire d’État pour la Technologie et les Télécommunications&lt;br /&gt;9-6       Le Secrétaire d’État pour le Transport Aérien, Ferroviaire, Maritime et Routier&lt;br /&gt;10)  Le Ministère de l’Economie et des Finances Nationales et Régionales :          &lt;br /&gt;10-1   Le Secrétaire d’État pour les Finances, la Taxation et les Revenus Publics       10-2   Le Secrétaire d’État pour le Budget National et Régional                                      10-3   Le Secrétaire d’État à l’Ordonnancement et à la Fonction Publique&lt;br /&gt;Il faut noter que ces reformes peuvent être mises en place sans réviser la Constitution.&lt;br /&gt;Finissons avec la gestion sans vision et la navigation à vue&lt;br /&gt;Le Plan Collier représente un minimum sur lequel les donneurs peuvent s’entendre pour chercher à sortir du pétrin que représente la situation du pays. Car, ils considèrent que si le pays entrait en crise une fois encore, les gains de ces 5 dernières années seront perdus. Donc, si le Plan Collier peut servir comme point de départ pour une discussion avec les bailleurs, tant mieux. Mais, pour réussir le pays a besoin d’un plan qui peut engager tous les secteurs de la société, surtout les jeunes et rien n’est dit à ce sujet.&lt;br /&gt;N’importe quel plan susceptible d’avoir une bonne chance de réussir doit intégrer les jeunes à tous les niveaux de ses activités. L’un des rôles principaux d’un Secrétaire d’État à la Jeunesse serait de veiller à ce que cette intégration soit effective et se fasse selon des normes et des objectifs qui puissent préparer les jeunes à prendre la relève dans la société de demain.&lt;br /&gt;Par exemple, dans le secteur de l’environnement, les jeunes doivent former les cadres de ce secteur. Il est vital pour nos jeunes que l’écologie du pays ne continue pas à se dégrader afin d’éviter qu’ils héritent d’un monde pollué où la dégénérescence de l’écosystème élimine la possibilité pour la population de vivre dans un milieu sain. Nous devons nous rappeler que le thème qui avait été retenu cette année pour la Journée internationale de la jeunesse est « Les jeunes et les changements climatiques : il est temps d’agir ». Donc, chaque jeune Haïtien doit se demander comment agir et prendre les actions appropriées pour contribuer à l’amélioration de l’environnement du pays.&lt;br /&gt;Actuellement, il n’existe pas une meilleure façon de fournir un minimum d’équipement aux populations localisées en dehors de la capitale, sur le plan de la santé publique, de l’énergie, des télécommunications et de l’Internet ; du développement d’un système de transport, intégrant routes, ports et aéroports, qu’en aménageant trois villes régionales modernes, servant de points focaux pour les régions du Grand-Nord, du Grand-Sud et du Grand-Centre. Un gouvernement qui veut amener le pays aux 21 nièmes siècles doit lancer plusieurs programmes pour créer des opportunités pour les jeunes dans le cadre d’un plan ambitieux. Si nous voulons vraiment sortir le pays de la léthargie, cela doit être un engagement, comme si c’était le cas d’aller à la guerre pour défendre notre droit à l’existence et celui de vivre dans un pays décent.&lt;br /&gt;En effet, moderniser notre production agricole veut dire la transformation de nos jardins en plantation mécanisée, la transformation des paysans en agriculteur et la capacité d’obtenir de meilleures récoltes qui doivent être conservées et empaquetées afin d’arriver sur les marchés locaux et internationaux dans d’excellentes conditions, grâce à un réseau de distribution approprié. Pour survivre dans un environnement de grande compétition avec les produits venant de l’étranger, il faut moderniser et produire à plus bas prix. Et il ne va pas y avoir de modernisation de la production agricole sans équipements et sans un encadrement technique et un financement approprié. Donc, nous avons besoin de ces jeunes qui ont déjà une formation de base pour les engager dans l’apprentissage technique afin d’accompagner les producteurs dans le secteur alimentaire du pays.&lt;br /&gt;La mise en place d’un réseau télématique supporté par satellite et couvrant tout le pays, doit permettre d’offrir des services de formation technique à distance aux jeunes des zones rurales afin qu’ils puissent continuer à étudier pendant qu’ils offrent leur service dans les zones éloignées des centres de formation professionnelle. Ce réseau sera utilisé aussi pour faciliter que les programmes de mise à niveau soient offerts et étendus à toute l’administration publique déconcentrée et décentralisée. Les universités pourront, de leur coté, utiliser ce réseau pour la formation à distance des étudiants. La formation à distance, malgré certaines faiblesses, offre à des étudiants la possibilité de recevoir une formation de qualité en suivant des cours selon leur budget, n’importe quel jour et à n’importe quelle heure du jour, quelque soit l’endroit où ils se trouvent et recevoir le diplôme de leur choix pour améliorer leur compétence, en fonction des opportunités de s’adonner à une activité de production ou de création. Ce chanel pourrait être utilisé par les chambres de commerce, aussi, et les associations de travailleurs également, comme les syndicats, pour offrir, au besoin, des services à distance à leurs membres.&lt;br /&gt;Par exemple, le Ministère de l’Equipement qui doit remplacer celui des TPTC ne sera pas une simple affaire de changement de nom. Il s’agira d’apporter des solutions à des problèmes qui actuellement constituent des handicaps à l’efficacité et à l’absorbation des fonds fournis par les bailleurs de fonds internationaux. Le nouveau système a été conçu afin qu’il soit plus agile et en mesure de répondre aux besoins du secteur en suivant des procédures modernes pour accompagner l’effort de construction nationale et l’exécution des grands travaux.&lt;br /&gt;A l’époque où j’étais Conseiller Spécial du Gouvernement, il y a un problème qui s’est présenté à un moment critique du désastre provoqué aux Gonaïves par le cyclone Jeanne. En effet, parallèlement à l’effort de secours pour les milliers de victimes, le gouvernement voulait débuter la phase de réhabilitation de la ville. La plus grande partie des fonds devait venir des bailleurs de fonds. Le problème, les spécifications exigées par les bailleurs disqualifiaient presque toutes les entreprises haïtiennes. A l’époque, les compagnies étrangères refusaient de travailler au pays, compte tenu du climat d’insécurité et le coût de l’assurance. L’une de ces spécifications étaient la demande qu’une compagnie soit d’une certaine dimension et puisse démontrer avoir l’expérience dans la gestion de projet de grande dimension pendant un certain nombre d’années. Malgré, que je partageais le point de vue de ceux qui croyaient que ces spécifications étaient favorables aux compagnies qui devaient venir de l’extérieur, j’ai conseillé de trouver une façon de mettre les entreprises du pays au travail sans perdre un temps précieux à nous opposer aux règles du jeu des bailleurs qui étaient déjà bien établies.&lt;br /&gt;La solution que nous avions trouvée et mise en application, a été la création d’un consortium de 23 entreprises travaillant dans le secteur qui acceptait un contrat collectif et ensuite se partageait le travail. Compte tenu, notre objectif était d’agir au profit de la communauté des Gonaïves et d’encourager le-vivre-ensemble, cette proposition était acceptée comme étant appropriée et mis en exécution.&lt;br /&gt;Mais, aujourd’hui, s’il s’agirait de lancer des projets de plusieurs millions de dollars dans le cadre de ces vastes programmes de construction, aurions-nous les compagnies de constructions dans le pays, capables de satisfaire les spécifications des bailleurs? Ou, de la façon cela se passe presque toujours, les compagnies haïtiennes seront tout simplement des sous-traitants des compagnies venant de l’étranger ?&lt;br /&gt;Nous pouvons encourager les Haitiens de la Diaspora qui sont dans le secteur de la construction à créer ou à rentrer en partenariat avec des compagnies pour intervenir dans le pays. Mais, une des principales responsabilités du Secrétaire aux Travaux Publics devrait être de travailler avec le secteur privé et les universités afin de trouver la meilleur façon que l’État puisse encadrer les entreprises du pays afin de les permettre de rencontrer les exigences de cette nouvelle ère de défi où nous aurons parfois à affronter et à gagner contre l’impossible…&lt;br /&gt;Le programme économique du Président Américain, Barak Obama, peut être aussi une source d’opportunités. Du fait que le Président américain a décidé de placer le biodiesel, le solaire et l’éolienne au centre de sa politique d’énergie et de relance de l’économie américaine, cela aidera à améliorer la technologie dans ces domaines et encourager l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables par les investisseurs importants.&lt;br /&gt;L’idéal serait de fixer l’objectif d’atteindre d’ici 2015 que les énergies renouvelables représentent 20% de la consommation énergétique du pays et que nous travaillons d’arrache pied pour atteindre cet objectif. Cela aurait l’avantage de réduire les dépenses en hydrocarbure importées et d’abaisser le niveau de pollution dans le pays.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Merci,&lt;br /&gt;Paul G. Magloire&lt;br /&gt;04/12/2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à visiter les blogs suivants :&lt;br /&gt;&lt;a name="5873974680553976043"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/il-nest-pas-encore-trop-tard.html"&gt;IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.-&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="504765412800071593"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/propositions-pour-un-plan-de-25-annes.html"&gt;Propositions pour un Plan de 25 Années&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-5267327025857385725?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/5267327025857385725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/8-la-reforme-de-letat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5267327025857385725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5267327025857385725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/8-la-reforme-de-letat.html' title='8-LA RÉFORME DE L’ÉTAT'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-1883324129707162822</id><published>2009-04-26T07:54:00.000-07:00</published><updated>2009-04-26T07:59:09.715-07:00</updated><title type='text'>7-Une époque de grandes opportunités</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;7-Une époque de grandes opportunités&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec les nombreux scandales qui apparaissent ces derniers temps, surtout dans le secteur de la justice, les pessimistes pensent que le pays marche très rapidement sur le chemin de l’autodestruction. Cette impression est renforcée d’autant plus que le pays n’était pas du tout préparé à l’impact de la crise économique mondiale qui pourrait continuer pour au moins 2010 avec son cortège de chômage et de réduction du pouvoir d’achat des couches les plus défavorisées. Pourtant, aucun effort sérieux n’est entrepris jusqu'à présent même pour tenter de sortir du schéma de ces 20 dernières années. En effet, nous produisons moins de la moitié des biens et services que nous consommons, le budget national dépend à 60% de l’aide internationale et les transferts des Haitiens de la diaspora représentent plus de 36% de l’économie. En plus de cela, les chefs de notre gouvernement gagnent plus, en un jour, que la moyenne de nos travailleurs gagne en une année, sans qu’ils aient pourtant le sens qu’ils doivent fournir des résultats positifs pour justifier leurs chèques mensuels et leurs frais exorbitants. De façon immorale, ils vous diront tout simplement, « ils ne peuvent tirer du sang de la pierre ». Raison  de se demander, depuis quand le peuple haïtien forçait des individus incapables et mal disposés à prendre des positions de responsabilité. Malgré une telle image, je persiste à me ranger parmi les optimistes qui continuent de croire que tout n’est pas perdu pour nous ; Haiti pourrait encore avoir sa chance, en transformant ces moments difficiles en opportunités. L’un des facteurs pour la réussite dans ce domaine serait un effort pour prendre avantage du programme de relance économique du président des Etats-Unis, Barack Obama, qui envisage la réduction de la dépendance de la région du pétrole contrôlé par un cartel de profiteurs. Un autre serait la réforme en profondeur des structures de l’État haïtien, en passant par la révision constitutionnelle. Un troisième est, pour le répéter une fois encore, l’engagement des jeunes du pays et de la diaspora dans un effort national qui vise à solutionner les grands problèmes du pays, tels que la création de petites entreprises pour générer de l’emploi pour d’autres jeunes comme eux ; participer à tous les niveaux à l’effort pour établir l’éducation universelle et enfin accompagner les mairies dans une campagne visant la reforestation du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les opportunités ont un prix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dernier Sommet du groupe des 20 pays (G20) qui représentent 86% de l’économie mondiale, a pris place à Londres, en Angleterre, du 1 au 2 avril écoulé. Le Sommet a été un grand succès, au moins, pour le nouveau président américain, Barack Obama. Car, si les espoirs de la France et de l’Allemagne que le Sommet allait servir pour une réforme en profondeur du système financier international ne se sont pas matérialisés, la première grande rencontre de M. Obama sur la scène mondiale a été très remarquée. Les aspects qui nous intéressent, en premier chef, en tant que Pays Moins Avancé, (PMA), dans le succès du President Obama, lors du Sommet des G20, sont de deux ordres. Dans le premier cas, le Groupe des G20 s’est engagé à investir un trillion de dollars, à travers le Fond Monétaire International, pour soutenir les PMA. Dans le second cas, les Etats-Unis et l’Angleterre envisagent de lancer un programme, avec des fonds adéquats, pour assurer que tous les enfants des pays pauvres aient accès à l’éducation de base, dans les 10 prochaines années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont là des projets nobles et ambitieux dans une période de crise économique qui forcent ces mêmes pays à des restrictions budgétaires. Mais, la formulation de tels programmes montre qu’ils sont prédisposés à adresser le problème du manque de financement pour l’investissement dans les PMA et créer un climat qui serait favorable aux pays qui envisageraient un programme national visant l’éducation universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, l’expérience nous a appris que l’agenda des pays riches en faveur des pauvres a toujours été conditionnel. Car, les relations, même entre les pays amis, sont basées sur des intérêts mutuels. Par exemple, l’arrivée du President Obama au pouvoir n’a pas changé les intérêts des Etats-Unis en Haiti. Washington est toujours soucieux que la situation en Haiti soit en ligne avec la possibilité de freiner l’immigration illégale, que le trafic de la drogue soit sous contrôle et que le pays ne servirait pas de plateforme pour des activités à caractère terroriste visant les Etats-Unis. Compte tenu que ces objectifs peuvent mieux se réaliser dans un cadre démocratique et de progrès économique et requièrent aussi la stabilité politique, un effort en ce sens est aussi largement supporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la préoccupation du Président américain de sortir les Etats-Unis de la récession et d’éviter une dépression économique à son pays, un autre facteur qui apparaissait déjà depuis le gouvernement Bush, prend maintenant une prépondérance dans les relations entre Washington et les pays de la région. Il s’agit de la dépendance du pétrole dont les prix très élevés ont largement contribué à intensifier la crise financière internationale née de la débâcle des hypothèques subprimes. D’après l’ancien Président Bill Clinton, cette crise aurait couté, dans deux années, près de 32 trillions de dollars à l’économie mondiale. Car, chaque $50 ajouté sur un baril de pétrole représente $200 par mois, par famille, aux Etats-Unis. Donc, il est difficile de prévoir une relance économique en 2010 si entretemps le baril de pétrole serait au-dessus de $90. Donc, Président Obama croit que la production des énergies renouvelables est une priorité pour les Etats-Unis et ses alliés dans la région. Ainsi, l’agenda du Cinquième Sommet des Amériques du 17 au 19 Avril prochain, à Port d’Espagne, capitale de Trinidad-et-Tobago, inclut de discuter de la sécurité énergétique dans la région, avec le support des Etats-Unis, à partir de la production des énergies renouvelables. Ce sera la première visite du Président Obama dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir l’article : &lt;a href="http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/haiti-et-la-crise-financiere-mondiale-1_20.html"&gt;HAITI ET LA CRISE FINANCIERE MONDIALE-1&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’effort du gouvernement américain n’a pas échappé au Président vénézuélien, Hugo Chavez, dont le pays est un grand producteur de pétrole et un membre du cartel des pays exportateurs de pétrole, (OPEP). La politique pétrolière du Président Chavez est en directe contradiction avec les objectifs du Président Obama. En effet, le Venezuela a un pétrole très lourd et la production est coûteuse. Ensuite, l’économie vénézuélienne est très peu diversifiée et dépend, pour tenir, d’un prix de pétrole élevé. Donc, si les prix restent à un niveau très bas, l’économie du Venezuela va souffrir et M. Chavez pourrait payer le coût politique d’une telle situation. C’est ainsi qu’il faut comprendre pourquoi le President vénézuélien lança récemment une violente attaque verbale contre M. Obama, disant qu’il est ignare et stupide. M. Chavez déclara que M. Obama l’accuse d’être un terroriste et qu’il bloque le développement économique de la région. Il faudrait analyser le rôle de l’accord Petrocaribe et de l’accord Alba, patronné par M. Chavez, pour se faire une idée de la valeur de ces déclarations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement haïtien n’a jamais articulé de façon transparente, les intérêts de notre pays dans ses relations avec les Etats-Unis. Il n’est pas clair sur quel principe nos autorités se basent pour croire que l’aide internationale pourrait continuer à venir, à une époque où les bailleurs de fonds ont leurs propres difficultés ? Mais, il semblerait, que certaines considérations sont données maintenant aux énergies renouvelables, surtout à la production du biodiesel. Par exemple, le 2 Avril dernier, la FOKAL a accueilli le Dr. Marc Parnoff, un spécialiste américain, pour une conférence qui mettait l’accent sur l’impact extraordinaire que la production des biocarburants pourrait avoir sur l’économie du pays en facilitant une certaine indépendance par rapport à l’économie du pétrole. Est-ce le reflet d’une certaine préoccupation en haut lieu, ou tout simplement une petite initiative qui pourrait être mentionnée dans le portfolio de l’équipe qui doit voyager à Washington, prochainement, pour discuter de l’aide que Haiti attend des bailleurs de fonds avec le support des Etats-Unis ? Nous sommes restés des « marrons », même à une époque où le pays serait mieux desservi par une politique étrangère transparente et engagée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’année de tous les dangers »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays doit traverser, dans les mois à venir, plusieurs étapes qui, chacune renferme le potentiel de nous jeter dans une crise. Parmi les étapes prévisibles, il faut ranger la rencontre de Washington entre les autorités haïtiennes et les bailleurs de fonds internationaux qui supportent le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand sujet de l’actualité, ces derniers jours, est la réduction probable de l’aide directe que la communauté internationale offre à Haiti et la rencontre des bailleurs de fonds et des autorités haïtiennes dans la capitale américaine, Washington DC, nous fera savoir le niveau des fonds qui seront mis à notre disposition. Cela était tellement prévisible qu’il parait totalement navrant que le gouvernement n’ait pas préparé le pays à une telle éventualité. Tout au contraire, ceux qui nous gouvernent se sont appuyés sur des prévisions budgétaires assez fantaisistes et miser sur des rentrées totalement illusoires, tant sur le plan local que sur le plan international, comparées à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats de la rencontre détermineront, en effet, si le gouvernement a les moyens de maintenir un budget de 80 milliards de gourdes ou tout simplement ce budget devra être ramené à un niveau soutenable sur le plan de la gestion de la chose publique ; mais, il ne sera pas soutenable sur le plan politique. Car, je doute fort que, comme au temps de Duvalier père, les employés de l’administration publique vont s’habituer à recevoir leur salaire parfois, au lieu de toucher régulièrement chaque mois. Bien sûr, la Banque Centrale pourrait venir à la rescousse en imprimant des gourdes à volonté afin de permettre au gouvernement de payer ses obligations. Conséquemment, la valeur de la gourde va chuter et le prix des biens importés vont augmenter, créant une tendance inflationniste et encore plus de misère pour la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Prochaine Échéance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 19 avril ce sera le déroulement des élections pour 12 sénateurs de la république. En effet, depuis les élections de novembre 1987 qui avaient pris fin avec le massacre de la Ruelle Vaillant, on n’a pas vu des élections soulevant autant de questions et de peur. La première question est de savoir si les élections vont avoir lieu, du fait que le Conseil Electoral Provisoire a écarté les candidats du Parti Fanmi Lavalas sur la base qu’ils ne répondaient pas aux normes prévues par les statuts du parti et par la loi électorale. Il y a une grande peur que ces élections dégénèrent en violence jusqu'à leur avortement, selon le modèle de novembre 1987. Mais, les probabilités en faveur d’un tel scenario sont très faibles. Car, les décideurs de Fanmi Lavalas, j’imagine, n’ont pas intérêt à se voir associés, de près ou de loin, à une violence dirigée contre la tenue des élections qui pourrait saper leur légitimité comme parti politique démocratique et renforcer les ambigüités sur leur capacité à se mobiliser pour conduire un boycottage du vote, de façon pacifique. Car, le parti a projeté, durant cette conjoncture, une image de division et n’est pas en train de suivre une stratégie unique. De l’autre, la communauté internationale dont les forces de la MINUSTHA représentent la composante principale de la sécurité du pays, perdrait en crédibilité si ces élections échouaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, compte tenu du fait que les lavalassiens ne sont pas les seuls qui seront perdants dans la réussite de ces élections, il faut croire que même un vote réussi sera très loin d’être la fin de l’histoire. Car, considérons, éventuellement, l’origine politique des sénateurs qui sortiront de ces élections. Dans le pire des cas, imaginons que la majorité des gagnants soient des candidats qui sont identifiés proches du pouvoir en place. Les autres partis et toutes tendances confondues, bien sûr, vont dénoncer que les élections étaient un piège à rats afin de permettre au pouvoir de remporter une majorité potentielle au Sénat. Car, il est visible que les candidats proches du pouvoir ont de vastes moyens à leur disposition, pendant que les autres triment pour mener leur campagne. Ce fait donnera de la légitimité à toute revendication et mouvement pour empêcher aux sénateurs sortis des élections d’être ratifiés par leurs pairs afin qu’ils puissent entrer en fonction. On a vu un scenario pareil à l’œuvre en 2000 qui avait entrainé le pays dans une crise avec les conséquences que l’on sait. Il faut seulement 3 sénateurs sur les 18 en fonction, sur les 30 composants l’Assemblée, pour infirmer toute possibilité d’obtenir un quorum pour tenir une séance au Sénat de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haïti est un pays où les crises annoncées arrivent, comme si nous étions hantés par le démon de l’autodestruction. Car, on peut considérer un cas extraordinaire où cette crise pourrait être évitée. Ce serait pour les partis qui ne sont pas en ligne avec le gouvernement de remporter une majorité des sièges. Cela n’est pas du tout probable dans l’état du déroulement des élections, où même un effort minimum n’a pas été fait pour financer, officiellement, les partis. Un esprit rationnel sait que le hasard ne fait pas bien les choses. Il faut de préférence la volonté politique de faire avancer le processus démocratique dont les élections qui renforcent les institutions servent à marquer des étapes importantes. De toute façon, si nous arrivons à traverser cette étape sans entrer dans une de ces grandes crises dont nous avons l’habitude, le prochain enjeu pourrait être la révision constitutionnelle.&lt;br /&gt;La bonne gouvernance et la manie des commissions&lt;br /&gt;Si chaque problème que le pays confrontait pouvait être solutionné par une commission présidentielle, on pourrait faire l’économie d’un Cabinet Ministériel large et couteux et régler les choses de la république avec des commissions ad-hoc qui se multiplieraient au gré du Président de la République.&lt;br /&gt;On pourrait crier à l’hypocrisie quand personnellement, en tant que conseiller spécial du gouvernement, j’ai organisé et coordonné plusieurs Commissions d’État. A l’époque, les critiques disaient, que ces commissions incluaient tellement de secteurs, qu’à la fin il n’y aurait pas un secteur du pays qui ne ferait pas partie du gouvernement, par commission interposée. Donc, quelle est vraiment la différence avec ce qui se passe maintenant? Il faut souligner les trois points suivants :&lt;br /&gt;Le premier est le fait que le gouvernement intérimaire était une autorité de facto qui ne bénéficiait pas de la légitimité que donne une élection. Ainsi, si sa première mission était d’organiser des élections pour assurer le retour à l’ordre démocratique, il fallait alors un consensus pour diriger le pays en dehors des cadres constitutionnels et en absence d’un parlement. Car, pas mal de secteurs ne reconnaissaient pas l’Accord du 4 Avril 2004 qui servait de base au gouvernement intérimaire. Et quand cet accord arriva à expiration avant les élections de 2006, j’ai du réunir une dernière commission dans le but d’avoir un consensus plus large pour organiser les élections malgré tout. C’était la Commission de Garantie Électorale. Est-ce que ce genre d’exercice aurait été acceptable en dehors des circonstances spéciales que nous traversions et les efforts qui visaient uniquement à éviter le chaos et assurer l’avènement d’un gouvernement constitutionnel. La plupart des commissions qui ont été créées durant cette époque doivent être vues dans cette optique.&lt;br /&gt;Le deuxième ne vise pas à dire que l’exécutif, en la personne du Président qui a reçu le vote populaire n’aurait pas le droit de créer des commissions. Bien au contraire. Ce qui mérite d’être souligné, c’est la qualité de la mission de ces commissions. Si je prends, le cas de la commission sur la Constitution dirigée par, mon ami, le Professeur Claude Moise. Elle a pour mission, dans le cours d’une année, de préparer une proposition sur la révision de la Constitution, ou du moins pour sa « réforme » selon la déclaration de M. Préval lors de la cérémonie d’installation. Est-ce que le Président n’était pas satisfait de la première proposition que Claude Moise avait préparée sur sa demande ? Est-ce que Président Préval n’aurait pas dû, tout simplement, envoyer cette proposition au parlement et fournir, s’il y a lieu, les ressources pour que le travail soit entamé par les élus que le peuple a choisis dans les mêmes élections qui ont amené M. Préval au pouvoir ? D’où vient cette manie de gaspiller les ressources du pays, ou ce spectacle est juste pour dire que M. Préval ne vise plus à changer la Constitution, mais plutôt à le réviser, selon le processus prévu dans cette même Constitution.&lt;br /&gt;Le troisième point, et le plus important aussi, est la mission assignée aux commissions. Ils n’ont pas à adopter des solutions pour corriger des problèmes ou à prendre des décisions qui pourraient améliorer la vie de la communauté. Leur rôle est de présenter au Président des rapports qui, l’on devine, seront ensuite tout bonnement envoyés aux oubliettes. On connaît la routine. Durant la période intérimaire, les commissions, par respect pour leurs membres, avaient un budget et une mission d’exécution. L’une d’elles qui avait été créée sur les suggestions du Professeur Moise et dirigée par le Professeur Leslie Manigat et assisté d’une liste d’intellectuels de haut calibre, avait la mission de renouveler la promesse du gouvernement intérimaire vis-à-vis des communes du pays et de jeter les bases pour la décentralisation. Un travail que l’équipe a réalisé de façon magistrale et avec pompe et prestige.&lt;br /&gt;Ce qui me donne à réfléchir, ce sont les conclusions qui avaient été tirées d’une série que j’avais préparée à la Voix de l’Amérique, en 1992. L’invité principale à cette série était le professeur Claude Moise. Cette série avait expliqué que le plus grand problème du pays, est la politique, sinon la façon dont nous la pratiquons. Professeur Moise, il me semble, croyait à l’époque qu’un gouvernement en Haiti passe par trois phases. La première est la prise du pouvoir, où on peut déceler un peu d’idéal et un peu de sens du pays dans le discours et les actes. La deuxième phase commence très vite après. Le gouvernement commence à jouir du pouvoir, s’enrichissant grâce au trésor public et la corruption. Ce qui va amener la confrontation avec l’opposition qui n’est pas invitée à la table et qui n’a pas les moyens de survivre jusqu'à la fin du mandat du gouvernement en place. Donc, la confrontation commence et arrive jusqu'à l’affrontement. La violence qui en découle donne l’assurance aux feudataires du pouvoir d’être poursuivis et d’aller en prison à la fin du régime. Ce qui entraine une troisième phase du gouvernement qui cherche à garder le pouvoir directement ou par personne interposée. Dans le cas, ou le chef d’état voudrait garder le pouvoir au-delà de son mandat, il est acculé à changer la constitution. Car, les Constitutions Haïtiennes, sur lesquelles Claude Moise a beaucoup écrit, représentent toujours une barrière pour les petits dictateurs du pays qui cherchent à perdurer au pouvoir. C’est dans un tel contexte que débutent nos petites révolutions qui renversent le régime et le « cirque » recommence  son spectacle.&lt;br /&gt;Malgré la cohérence de la théorie du Professeur Moise, je pensais que c’était du temps perdu de chercher à changer la façon dont nous faisons la politique dans le pays. Car, la misère du pays aurait une tendance à faire de la politique comme un jeu de coquins et de misérables. Je croyais plutôt qu’il fallait changer l’environnement économique afin de transformer la politique. Donc, j’ai continué mon effort pour voir comment on pourrait moderniser l’environnement économique, créer des entreprises avec un sens social de façon à stimuler l’émergence d’une classe moyenne. Car, la démocratie parlementaire et participative est un phénomène lié à la classe moyenne.&lt;br /&gt;Cependant, quand certaines circonstances m’ont entrainé à devenir le conseiller spécial du gouvernement intérimaire, Professeur Claude Moise a été un conseiller bénévole et il nous a guidé sur la meilleure façon de créer un gouvernement participatif en utilisant les commissions. Grâce à ses conseils judicieux, à plusieurs niveaux, nous avons pu éviter des dérives et des erreurs qui auraient pu nous rendre prisonniers du pouvoir. Ainsi, quand je vois Professeur Moise à la tête de la Commission sur la Constitution, je veux croire que c’est une garantie pour le processus démocratique dans le pays et un garde-fou contre toute velléité dictatoriale du gouvernement en place.&lt;br /&gt;Dédier sa vie à quelque chose de plus grand que soi-même&lt;br /&gt;Ce n’est pas parce que nous sommes un petit pays que nous ne devons pas avoir un grand sens de la dignité nationale. Comment peut-on parler de dignité quand le pays vit de la mendicité internationale. Nous n’avons pas les moyens d’assurer notre propre sécurité et nous passons beaucoup de temps à nous quereller sur des problèmes que de simples compromis nous auraient permis de résoudre. Chaque année nous devenons plus dépendants encore et il semble que nous sommes confortables avec la situation.&lt;br /&gt;Un de mes anciens professeurs, feu René Philoctète, aimait répéter une phrase qu’il dit avoir entendu de l’un de ses propres maîtres : M. Louis Roumer. Monsieur Roumer lui avait dit «  Si les jeunes d’un pays ne veulent pas consacrer leur vie à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes, ce pays est appelé à dépérir jusqu'à disparaître. » En fait, il existe beaucoup de jeunes dans le pays et dans la diaspora qui pensent que le temps est venu pour qu’ils assurent la relève et sont frustrés que le pays ne fasse pas appel encore à eux. A la vérité, c’est avec l’engagement de ces jeunes que le pays peut éviter de disparaître. Tout parait si sombre !&lt;br /&gt;Il ne faut pas attendre trop avant d’engager les jeunes qui ont reçu une formation au niveau du terminal secondaire, grâce à des formations courtes et un financement approprié. Ils peuvent avoir la responsabilité de lancer les programmes de production et de création d’un réseau de services modernes dans les secteurs prioritaires dans le cadre de la décentralisation du pays. Les programmes de formations à envisager pourraient couvrir les méthodes de création de projet et les techniques de gestion, de maintien d’équipements agricoles et de construction qui seront gérés par des consortiums mixtes régionaux avec des filiales communales et une large participation salariale. Ce sont ces jeunes techniciens qui pourraient encadrer, également, les exploitations de production agricole, forer les puits et tracer les canaux d’irrigation. Ils peuvent contribuer, après une courte formation dans la sélection des semences et du contrôle phytosanitaire des pépinières et des cultures en appuyant les agriculteurs à travers le pays ou en devenant les membres dirigeants des coopératives de production et de transformation agricoles.&lt;br /&gt;L’Union Européenne a déjà initié, de façon modeste, un programme similaire visant la formation de dizaines de jeunes entrepreneurs dans le secteur agricole. Donc, si nous voulons baisser les prix des produits agricoles sur le marché de façon permanente, atteindre la sécurité alimentaire et résorber le chômage parmi les jeunes des zones rurales et créer une nouvelle classe moyenne formée de cadres et d’entrepreneurs dans les provinces du pays, une telle initiative doit faire partie d’un effort national engageant plusieurs milliers de jeunes hommes et de jeunes filles.&lt;br /&gt;Concentrons-nous sur quelques priorités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En novembre 2004, une rencontre avait été organisée à Oslo, en Norvège par l’ISPOS dirigée par Garaudy Laguerre, entre les partis politiques, tous secteurs confondus et le gouvernement intérimaire, pour encourager une détente entre les forces politiques en présence sur la scène. Tenant compte de la nécessité de concentrer le pays sur les grandes priorités, j’avais proposé la signature d’un accord de principe comme un Avenant à l’Accord du 4 Avril qui pourrait être ratifié par le prochain parlement. Cet ajout  à l’Accord établirait que dans les 20 prochaines années, 10% des fonds du trésor public seraient consacrés, de façon obligatoire, à l’éducation universelle, à la reforestation et à la décentralisation, en envisageant le financement direct des mairies. Compte tenu que le nombre des écoles devrait se multiplier avec l’éducation obligatoire des enfants, l’État pourrait aussi supporter la création de réseaux pour la production et la distribution de matériels pédagogiques, en partant du simple mobilier et les instruments scolaires, en passant par les ouvrages scolaires produits par les enseignants du pays, jusqu’aux films éducatifs réalisés par la jeune industrie cinématographique haïtienne. Et les jeunes entrepreneurs devraient être encouragés à créer des petites entreprises dans tous les secteurs. Malheureusement, cette suggestion n’avait pas été retenue, car à l’époque chaque parti politique pensait qu’elle allait gagner les élections et pourrait établir les priorités sur une base partisane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, aujourd’hui, compte tenu du fait que la crise internationale crée un environnement qui va nous obliger à prendre des décisions extraordinaires pour survivre, ne serait-il pas venu le moment de jeter un coup d’œil sur cette proposition ?&lt;br /&gt;L’éducation fondamentale universelle doit devenir une de nos priorités nationales. C’est un droit humain qui est reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Nous avons ratifié cette déclaration. Donc, nous ne pouvons pas continuer à violer les droits de ce peuple en laissant perdurer une situation où la majorité des enfants n’ont pas accès à une éducation décente. Car, cette grande partie de la population vit dans une situation deshumanisante. Chaque fois que nous votons une loi budgétaire sans mettre ce principe en application, cela constitue un acte de trahison contre le peuple. Un parlementaire qui vote un tel budget commet aussi un acte de trahison contre le peuple et le pays. Il est temps pour que savoir lire et écrire devienne un acquis qui vient avec le titre de citoyen haïtien. Nous devons explorer cette possibilité avec nos bailleurs de fonds. N’attendons pas que ce soit eux qui nous demandent de le faire.&lt;br /&gt;L’éducation est l’un des droits universels de l’être humain. Donc, il est nécessaire que nous commençons à nous poser la question, à savoir, qu’est-ce qu’il faut faire pour que chaque enfant qui naisse dans ce pays puisse avoir le droit d’aller à l’école ? Combien de salles de classes, combien de professeurs qu’il faudrait et combien cela coûterait pour que ce droit puisse se réaliser ? L’indépendance de notre pays a été réalisée sur la base de l’universalité des droits du citoyen et pourtant nous conduisons les affaires de ce pays dans le mépris total de ces droits universels.&lt;br /&gt;Si nous avons la manie de créer des commissions, donc pourquoi ne pas créer une commission pour étudier dans quel cadre nous pouvons agir pour éliminer cette tare dans notre société. L’enfant est l’avenir de la République. Nous devons prendre soin de notre avenir. Le succès ne peut pas avoir ni de classe ni de genre, si chacun de nous a la même chance au départ. C’est ainsi que se forment les grandes sociétés démocratiques !&lt;br /&gt;Merci&lt;br /&gt;16 Avril 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à visiter les blogs suivants :&lt;br /&gt;&lt;a name="5873974680553976043"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/il-nest-pas-encore-trop-tard.html"&gt;IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.-&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(05/05/08)&lt;br /&gt;&lt;a name="504765412800071593"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/propositions-pour-un-plan-de-25-annes.html"&gt;Propositions pour un Plan de 25 Années&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-1883324129707162822?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/1883324129707162822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/7-une-epoque-de-grandes-opportunites.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/1883324129707162822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/1883324129707162822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/04/7-une-epoque-de-grandes-opportunites.html' title='7-Une époque de grandes opportunités'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-4932651404444421616</id><published>2009-02-19T18:15:00.000-08:00</published><updated>2009-02-21T19:00:47.182-08:00</updated><title type='text'>6-Amener le pays au 21ème Siècle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:Arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Si nous montrons aux jeunes comment créer une entreprise et que l’effort laborieux, honnête et assidu amène au succès ; et nous leur inculquons, aussi, qu’un échec ne doit pas être accepté comme la défaite d’un rêve, mais seulement une étape importante qui exige le courage de se redresser et de recommencer jusqu’au but final ; l’avenir de notre pays est alors assuré et nous ne devons pas craindre les grands défis que nous aurons à relever afin de marcher sur la voie de la modernisation et du développement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais, tout l’environnement administratif, politique et économique doit se moderniser afin d’attirer l’investissement. Nous devons compter sur l’investissement public et privé pour augmenter le nombre d’occupations rémunérées, créer de la richesse et réduire le taux de la pauvreté dans le pays. Donc, il est fondamental que le partenariat entre le secteur privé et le secteur public soit au centre de la stratégie qui vise à créer du travail pour les jeunes du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, rien de cela n’est possible, si le gouvernement ne comprend pas la nature des problèmes fondamentaux que le pays traverse et n’a pas la capacité d’apporter des solutions appropriées, à temps, aux problèmes. C’est à ce genre de constat qu’on arrive quand on regarde les propositions qui rentrent dans le budget 2009-2010 basées sur des prévisions qui sont totalement irréalistes. Je pourrais citer un seul exemple qui est celui de croire que les bailleurs internationaux vont financer 60% du budget, au moment où les principaux pays donateurs sont eux-mêmes mobilisés à résoudre une crise financière internationale qui frappe leur propre pays. S’il fallait donner une preuve que ces prévissions ne sont pas fondées, on n’aurait qu’à citer le cas du Président Préval qui, récemment, a engagé le prestige de son statut dans un voyage à Washington pour aller demander 100 millions de dollars pour suppléer le déficit budgétaire. Il est revenu au pays à la cloche de bois de ce pèlerinage infructueux, avec les 2 mains vides. Je crois que les observateurs responsables ne blâment pas les bailleurs quand chaque jour le spectacle du gaspillage des deniers du trésor public est exposé au vu et au su de tout le monde. Est-ce qu’il y aurait lieu de croire que les représentants des bailleurs dans le pays sont sourds et aveugles ? Est-ce qu’il ne faut pas se demander pourquoi la Suisse parle de confier même les fonds qui sont saisis au nom du peuple haïtien, à des organisations non-gouvernementales ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gouverner C’est Prévoir&lt;br /&gt;Ce n’est pas toujours bon d’avoir raison, surtout quand il s’agit que ce soit face à un manque de sagacité de ceux qui gouvernent notre pays. Je n’ai pas cessé d’annoncer depuis 2007 que la crise financière qui débutait avec les Subprimes aux Etats-Unis, allait avoir des impacts sur notre pays, due à la diminution du volume des transferts des membres de la diaspora. Certains membres du gouvernement disaient en privé et en public, qu’il n’y avait rien à craindre. Pourtant, il semble qu’un article paru dans le journal Le Monde, sous le titre « En Amérique latine, l'érosion des transferts de fonds se fait déjà sentir. » sous la plume du journaliste, Jean-Michel Caroit, commence maintenant à créer de la panique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’article dit, je cite « Comme tous les pays de la région, la République dominicaine souffre d'une décélération des "remesas", ces sommes d'argent envoyées par les émigrés, l'une des premières sources de devises et le principal amortisseur de la pauvreté. "Les remesas ont commencé à diminuer à partir d'août 2008 et la réduction risque d'être drastique au cours des prochains mois", craint Freddy Ortiz, le président de l'Association dominicaine des entreprises de transfert de fonds. L'essentiel des transferts vient des Etats-Unis (80 %) et d'Espagne (15 %), deux des pays les plus touchés par la montée du chômage. Plusieurs agences de transfert installées à New York ont même constaté un phénomène de rapatriement de fonds : pour survivre aux Etats-Unis, des émigrés commencent à puiser dans leurs économies placées dans les banques dominicaines. D'autres, sans espoir de retrouver du travail aux Etats-Unis, rentrent au pays. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’article continue pour dire que la situation en Haïti est pire. Bien sûr, il doit l’être. Car, avec une population à 63% au chômage et 72% vivant au dessous du seuil de la misère avec moins de $2 par jour, c’est la Diaspora qui est le souffle de vie. Avec les transferts de l’étranger qui diminuent, la population est déjà aux abois. La situation va continuer à s’empirer, car dans les pays d’accueil où les Haïtiens vivent, les gouvernements vont montrer moins de générosité. C’est le cas pour les Etats-Unis qui parlent de déporter plus de 30,000 de nos concitoyens en situation irrégulière. C’est aussi le cas pour notre voisin de l’ile, la République Dominicaine, qui se prépare à une déportation massive de nos compatriotes. Dans la première phase, tous ceux qui ont un travail vont recevoir un document d’identification et après cela, ceux qui n’ont pas de documents, pourraient être déportés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous parlons là, de dizaines de milliers de nos frères et sœurs, même de centaines de milliers. Car, les secteurs où travaillent les Haïtiens sont l’agriculture, la construction et le tourisme. Ces trois secteurs sont en déclin et beaucoup de travailleurs - les Haïtiens d’abord, bien sûr - sont mis à pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, bien avant le mois d’août 2008 qui marque la date des premiers signes de la crise, d’après l’article de Le Monde, le 5 mai 2008 précisément, j’avais écrit ce qui suit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Donc, actuellement, la communauté Haïtienne est très affectée par la crise immobilière qui peut se traduire par une chute importante dans les transferts d’argent qu’ils font pour leurs parents et amis restés au pays. Ceux qui avaient acheté leurs maisons dans de bonnes conditions, le plus souvent prenaient une seconde hypothèque pour financer la construction d’une maison en Haïti, pour leur famille et leur retraite. Donc, la tendance est pour eux, aujourd’hui, de cesser ces investissements. Cela va ralentir le secteur de la construction, le plus dynamique de l’économie du pays… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez voir le reste du texte en cliquant sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/"&gt;IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.- (05/05/08)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il faut souhaiter que les mesures que viennent de lancer le Président des Etats-Unis, Barack Obama, pour stabiliser l’économie de son pays, freiner la chute du secteur immobilier et créer de l’emploi en investissant environ 800 milliards de dollars dans l’économie, apportera des résultats suffisamment rapide afin de ralentir les vagues de licenciement qui frappe la communauté Haïtienne aux Etats-Unis et éviter une explosion sociale au pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MODERNISER, AUJOURD’HUI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si depuis le début du 19ième siècle la modernisation reposait sur l’industrialisation et la production manufacturière de masse, depuis la dernière décennie du 20ième siècle le concept représente plutôt un effort qui associe l’économie au développement et à l’utilisation des technologies de l’information et de l’utilisation de l’Internet pour l’accès à un marché mondial. Cette modernisation est essentielle maintenant dans la capacité d’un pays à produire et à échanger les biens et services nécessaires à sa population et à les rendre disponible à proximité de la clientèle à des prix abordables. A mesure qu’un État augmente sa capacité de gestion et de prise en compte des besoins de ses citoyens, il augmente aussi ses possibilités d’exister à l’échelle planétaire dans un système où le rapport d’interdépendance entre les nations est de plus en plus important pour la paix mondiale et le maintien de la souveraineté nationale. Notre pays est en train d’échouer dans ce domaine et la souveraineté de la nation est en train de souffrir le contrecoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour réussir à construire une économie moderne et prospère et reprendre en main notre souveraineté, ce n’est pas seulement ce que nous faisons qui est important, mais également la façon dont nous le faisons. Ainsi, comme je l’ai déjà dit, le gouvernement doit viser à moderniser le pays, mais aussi à chercher à se moderniser. Le premier endroit que cette volonté de modernisation doit apparaître est dans le Budget de la République, disons, qui doit montrer où sont nos priorités et quels sont les résultats que nous voulons obtenir par rapport aux fonds que nous engageons. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, les enfants du pays ne peuvent espérer avoir accès à l’Internet demain, si aujourd’hui ils n’ont même pas accès à une formation de base. Si, finalement, nous choisissons de lancer le programme pour fournir une formation de base à tous les enfants en âge d’entrer à l’école, le budget doit clairement dire combien nous allons dépenser pour chaque enfant. Car, les objectifs à atteindre dans les secteurs prioritaires doivent être articulés et chiffrés de façon précise, tant en terme national, qu’en termes municipaux. Il faudrait commencer par définir combien d’élèves qui seront admis en classe pour l’année et que chaque programme supportant cet objectif global, définisse les procédures en fonction de la capacité de chaque commune. Il s’agira alors des programmes de construction de salle de classe par rapport au nombre d’enfants dans une commune, des programmes pour le recrutement et la formation continue des professeurs, de la quantité de nourriture à offrir aux enfants à l’école, de programme de construction de matériels scolaires, de bibliothèques etc. Si nous ne connaissons pas ces chiffres pour estimer l’investissement que nous devons faire pour atteindre des objectifs donnés, nous bluffons. Ce n’est pas de la politique moderne, mais comme dirait l’autre, du vodou-politique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’éducation de base devienne universelle, nous pouvons imaginer déjà le temps où les jeunes de notre pays qui maitrisent la technologie de l’informatique développeront, grâce à un environnement moderne soutenu par l’Internet, la capacité de programmer localement des produits informatisés qui seront fabriqués ensuite dans les usines du Brésil, de Chine et de l’Inde. Ces produits, alors, seront vendus en Amérique du Nord et en Europe. Car, la mondialisation veut aussi dire que nous pouvons créer un produit sur un ordinateur aux Abricots, le fabriquer à Hong-Kong et le vendre à Berlin. C’est de cette modernisation que je rêve et c’est sur l’autoroute de l’Internet, je crois, que le pays peut trouver une porte de sortie pour créer du travail de qualité pour les jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, nous ne pouvons réussir un tel pari sans une volonté politique inébranlable et la détermination d’affronter l’impossible. S’il s’agit de créer des milliers d’emplois dans le pays chaque année, il faudra faciliter la création de centaines d’entreprises chaque année, également. Mais, pouvons-nous le faire dans l’état où fonctionne le Ministère du Commerce aujourd’hui, sans la modernisation de cette entité publique, par exemple?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginer qu’il faudrait enregistrer 10,000 entreprises chaque année à ce ministère pour établir le statut légal des nouveaux entrepreneurs et leur donner accès aux incitations et aux financements que l’État mettrait à leur disposition dans le cadre d’un programme Bon Départ. Et bien, actuellement, à ce ministère, un entrepreneur postulant pour un nom social afin de recevoir sa patente de fonctionnement, doit aller dans cinq vieux cahiers pour vérifier si le nom qu’il a choisi n’aurait pas déjà été retenu par quelqu’un d’autre avant lui. Je dois vous dire que c’était la même méthode qui était en application en 1977 quand j’avais enregistré ma première entreprise. Quelle affaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais écrit en 1986 dans mon texte « Prospectives pour une Renaissance Haïtienne » que l’histoire était morte dans le monde rural. Ainsi, il faut reconnaître que c’est presque la même situation dans l’administration publique Haïtienne. Car, il n’y a pas d’histoire, là où il n’y a pas de changement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mesures pressantes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays connaît plusieurs situations immorales ou qui montrent que l’esprit de solidarité qui naturellement cimente une nation, n’existe pas chez nous. Une politique de justice sociale pourrait contribuer à résoudre ces problèmes. C’est le cas du salaire minimum qui, étant actuellement de 70 gourdes par jour (moins de $1.80), place un travailleur au-dessous du seuil de la misère qui est de 80 gourdes environ. Ainsi, il faut féliciter les Députés Haïtiens et tout spécialement l’Honorable Député Stevens Benoit qui a été infatigable pour obtenir le vote en faveur d’une augmentation du salaire minimum. Et, c’est presque certain que le Sénat Haïtien n’attendra pas trop pour suivre la démarche entamée par la Chambre Basse au bénéfice des travailleurs Haïtiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les autres situations immorales que nous devons corriger dans le pays, est celle en rapport à l’école universelle pour les enfants que recommande la Constitution. Il est temps qu’un leader du parlement se dresse pour prendre à bras le corps cette cause et défendre l’avenir des enfants du pays, surtout défendre une cause qui est juste comme l’Honorable Député Benoit vient de donner l’exemple. Conséquemment, le parlement deviendrait une institution qui nous donne de la fierté et mériterait aussi des générations futures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons féliciter déjà ceux qui supportent et militent en faveur de cette proposition. C’est le cas pour Ray Hammerton Killick qui a déclaré dans un article publié sur le Net que, « les leaders qui auront choisi le peuple devront investir dans le peuple, dans son éducation. L'école devra être obligatoire pour tous les enfants de toutes les régions du pays. Une proposition incontournable et impérative qui ne peut attendre et qui aura d'ailleurs des retombées importantes pour l'économie du pays: création d'emplois dans la construction d'écoles primaires, secondaires, vocationnelles et techniques, cafétérias, boutiques, dispensaires; l'enseignement pour ceux de nos jeunes diplômés des facultés qui le désirent comme carrière; nécessité de développer un programme sérieux d'électrification du pays pour servir ces nouveaux édifices et les rendre fonctionnels, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pays fournira enfin sur la longue période (10 à 20 ans) des ouvriers et cadres qui attireront le capital local et étranger. Capital financier qui recherchera ce capital social pour des avantages compétitifs sur le marché mondial. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi les Constitutionalistes avaient déclaré que l’école soit universelle pour tous les enfants du pays. Quoiqu’il en soit, la seule façon pour le pays de se relever de cette situation misérable est par l’éducation qui est la base du développement du capital humain qui rendra le pays compétitif dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Augmentation des capacités à tous les niveaux&lt;br /&gt;L’augmentation du capital humain doit être une priorité pour la nation. Donc, la question des déficits de capacité dans le système éducatif doit être adressée à tous les niveaux. Actuellement, il existe une grande distorsion entre la population qui reçoit une formation académique et la capacité d’accueil de l’enseignement supérieur dans le pays. L’année 2008, par exemple, l’Université d’État Haïtien était en mesure d’accommoder seulement 3000 nouveaux postulants pour l’ensemble des 11 facultés. Quand plusieurs dizaines de milliers de bacheliers ne sont pas admis à l’UEH et ne peuvent non plus se payer une place dans les universités privées du pays ou à l’étranger, c’est autant de rêves de succès professionnels et de réussites personnelles qui sont piétinés. Personne ne veut appeler cette distorsion entre l’offre et la demande dans l’enseignement supérieur une crise, quand c’en est une. C’est autant de petites crises qui s’accumulent jusqu'un jour on débouchera sur une crise finale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi donc ne pas former une commission mixte pour trouver une réponse à ce problème, tant que nous sommes presque certains que la réponse envisagée serait la construction de trois campus universitaires dans les girons des trois nouvelles villes qui seraient construites dans le Grand-Nord, dans le Grand-Sud et dans le Grand-Centre du pays, comme prévus par les initiatives que nous préconisons.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La croissance économique doit se préparer depuis l’école. Ainsi, un élève qui sort de la classe terminale, doit connaitre les éléments de base de l’économie, surtout de l’économie de sa localité et de la région là où il ou elle habite. Ainsi, nous devons revoir les curricula pour encourager les élèves et étudiants à être plus créatifs. Nous pouvons mettre en place tous les mécanismes pour faciliter que nos jeunes entrepreneurs lancent des entreprises, mais ils ne pourront pas réussir si la créativité et l’imagination ne sont pas des facteurs importants cultivés par leur entreprise.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La création des universités modernes doit être accompagnée de programme de financement pour la formation universitaire et des programmes de subvention d’au moins un tiers du coût de la formation offerte par l’université à partir de certains critères et le complément pourrait être obtenu en emprunt par l’étudiant qui serait engagé à rembourser cette dette sur le long terme, à la fin des études, ou en s’engageant dans le service civile. Ce financement devrait être offert directement aux étudiants à travers une institution d’état créée à cet effet. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce système est déjà en application presque partout dans la région et depuis si longtemps qu’il faudrait se demander pourquoi il n’est pas adopté dans le pays. Cet investissement de la nation dans les jeunes sera la meilleure façon de préparer l’avenir. Si le système est réalisé sans le népotisme coutumier, l’étudiant sentira le devoir de démontrer par son assiduité à l’étude et sa détermination à réussir qu’il mérite jusqu’au dernier centime que l’état a investi dans son éducation. En fait, je refuse de croire que l’obstacle le plus important qui se dresse sur la route d’un tel projet serait les petits intérêts de quelques suzerains du pays dans les universités privées. Si c’est le cas, c’est une tragédie !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En réalité, de quelle éducation parlons-nous ?&lt;br /&gt;Le système éducatif ne consiste pas à, uniquement, mettre en œuvre les moyens propres à assurer la formation et le développement des élèves et étudiants sur le plan intellectuel, moral et physique, mais, aussi, à les équiper pour que, il ou elle puisse contribuer à son propre succès et à son épanouissement personnel par la réalisation de son potentiel, et sur le plan humain afin de contribuer pleinement et sans complexe, au progrès de sa famille, de sa communauté, de son pays et de l’humanité. L’éducation doit être humaniste. L’éducation doit préparer un individu capable, un citoyen patriote et un être qui est conscient des grands défis que confronte notre monde. Car, dans la vie chacun de nous est appelé à faire des choses plus grandes que soi-même.&lt;br /&gt;Mais, la première valeur humaniste de l’éducation est qu’elle soit disponible à tous les membres d’une société. Quand plus de 50% des enfants qui naissent dans une société n’ont pas accès à une éducation même de base, c’est une forme de barbarie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Si nous ne créons pas suffisamment d’opportunité pour nos jeunes au chômage, ils vont continuer à quitter ce beau pays pour aller chercher la vie ailleurs. Et en vérité, nous n’aurons que nous même à blâmer, car nous pouvons aujourd’hui commencer à changer le cours des choses avant qu’il soit trop tard ! C’est impossible pour un pays de maintenir la stabilité pendant longtemps quand plus de 72% de la population vit dans la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à cliquer sur les liens suivants pour visiter nos blogs.&lt;br /&gt;Merci,&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Paul G Magloire&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="5873974680553976043"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="504765412800071593"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/propositions-pour-un-plan-de-25-annes.html"&gt;Propositions pour un Plan de 25 Années&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="4021879732099833841"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/4-creons-500000-emplois-pour-les-jeunes.html"&gt;4-CREONS 500,000 EMPLOIS POUR LES JEUNES DU PAYS&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-4932651404444421616?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/4932651404444421616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/02/6-amener-le-pays-au-21eme-siecle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/4932651404444421616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/4932651404444421616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/02/6-amener-le-pays-au-21eme-siecle.html' title='6-Amener le pays au 21ème Siècle'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-87955250917546820</id><published>2009-02-05T18:13:00.000-08:00</published><updated>2009-02-05T18:20:18.828-08:00</updated><title type='text'>5-2 La mobilisation des jeunes sera rentable pour le pays</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La réalisation des programmes visant la construction des nouvelles villes régionales va dépendre, au premier chef de la mobilisation des jeunes qui doivent s’engager pour leur avenir. Mais les secteurs organisés du pays devront intervenir également. C’est le cas pour le secteur privé des affaires et les associations patronales, les associations de travailleurs et les syndicats ; l’Université d’Etat d’Haiti en tant qu’entité responsable de la formation académique universitaire, les associations municipales et les mairies ; les parlementaires et le parlement qui devront passer les lois en rapport à la mise en place de ces vastes projets. Donc, tous les secteurs qui veulent s’engager pour la stabilité et le développement du pays auront un rôle dans ces programmes. Car, l’impact de la crise économique internationale, ajoutée au chômage de la majorité de la population, représentent un danger pour tout le monde si la situation explose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les activités liées au développement régional représenteront une source importante de création d’emplois, spécialement pour les jeunes. Elles ont la capacité de fournir plus que les 150,000 occupations qui seront définies dans les objectifs, soit une moyenne de 15,000 emplois l’an, sur une période de 10 années. Ces activités seront dominées par l’édification des trois capitales régionales, l’une dans le Grand Nord, une dans le Grand Sud et la troisième dans le Grand Centre. Parmi les principales structures qui rendront ces capitales régionales attractives, il faut citer les centres universitaires et techniques, les complexes médicaux modernes qui offriront un service international, les complexes sportifs, les parcs de service technologique, les villages de retraite pour le troisième âge, les villages touristiques et les villages de logement à prix modéré pour les enseignants et les employés du secteur public et privé qui ont des salaires modestes. Ces programmes de logement seront développés en collaboration avec l’Office National D’Assurance, pour satisfaire les besoins des employés. Il y aura aussi des programmes pour adresser les besoins de personnes venant de tous les horizons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces grands programmes de construction vont contribuer à réduire la crise du logement dans le pays et à améliorer la situation de l’habitat également. Le coût du logement absorbe une partie très élevée, parfois jusqu’ à 45%, du budget des familles et malgré ce coût prohibitif, les gens sont trop souvent mal logés pour leur argent. Plusieurs facteurs, tel que le déséquilibre entre l’offre et la demande, sont responsables pour les prix élevés. Ensuite, la construction des logements est couteuse. Les intrants qui rentrent dans la construction des maisons et des bâtiments sont chers et ne sont pas disponibles sur le marché de façon rationnelle pour prendre avantage de la production d’échelle. Mais, le développement d’une industrie importante de support à la construction devrait être l’une des conséquences positives de ces grands chantiers. Dans le cadre de ces activités, le Parlement devrait envisager aussi de passer les lois sur la construction en hauteur. Car, compte tenu de la limitation et du coût élevé de l’espace foncier, dans certaines villes, la construction de complexe d’appartements et des immeubles à étage, est l’une des façons de réduire le coût du logement dans le pays qui vit actuellement une crise chronique dans ce domaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ouverture des chantiers pour la construction des capitales régionales doit se faire successivement. Ces programmes vont exiger de la planification et du temps pour mobiliser les ressources humaines, techniques et financières nécessaires à ce grand effort national. Pour débuter ces programmes, sur le plan financier, il faudra la création des fonds régionaux que j’ai décrits dans le texte suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/il-nest-pas-encore-trop-tard.html"&gt;IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD.-&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Villages Renaissances du Troisième Age&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, les activités de construction d’immeubles importants ne devraient pas être limitées aux villes des capitales régionales uniquement. Dans chaque département, la possibilité existe de construire des villages modernes pour accueillir les Haïtiens de la diaspora qui sont à l’âge de la retraite. Les villages renaissances du troisième âge seront une façon, aussi, pour le pays de dire un grand merci à cette population qui a travaillé très dur durant de nombreuses années afin de permettre au pays de survivre. Les services offerts dans ces villages offriront des débouchés également pour nos jeunes qui se seront spécialisés dans l’assistance aux personnes âgées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la période intérimaire, dans le cadre du programme de la Déconcentration de Port-au-Prince, nous avons inauguré la construction de 10 complexes administratifs, coûtant chacun plus de 1 million de dollars pour loger les services déconcentrés de l’État qui sont éparpillés dans chaque département. En plus de ces complexes, le programme avait supporté aussi la construction de plusieurs complexes municipaux. Ces bâtiments devaient accueillir les services locaux et déconcentrés dans un cadre attractif et moderne, afin d’offrir un service de qualité aux clients. Les fonds alloués à la construction de ces complexes étaient déjà soit disponibles soit déjà décaissés. Dans ces complexes, des centaines de jeunes cadres fraîchement sortis de nos universités devraient avoir la possibilité de faire leur première expérience dans l’administration publique. Encore, des rêves renvoyés à plus tard par l’obscurantisme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des Haïtiens qui travaillent en République Dominicaine et en Floride sont engagés dans le secteur de la construction, du tourisme et de l’agriculture. Ils ont acquis de l’expérience et ont été exposés à des industries hautement performantes dans ces pays. C’est parmi eux surtout que nous aurons à recruter, au début, beaucoup des spécialités dont nous aurons besoin pour le lancement de ces programmes de construction. Ils serviront également à former les jeunes du pays pour faciliter la réalisation de plusieurs programmes simultanément. Un programme de retour au pays natal sera d’autant plus possible que le secteur de construction est au ralenti et aux Etats-Unis et en République Dominicaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, comme cela s’est passé avec la République Dominicaine qui a attiré de nombreux talents de notre pays en lançant son secteur de la construction, si nous avions une vision et une volonté de construire notre pays, nous avons là un contexte idéal pour attirer des talents dans le secteur de la construction. Bien sûr, nous devrons d’abord penser à résorber le chômage et à créer de l’emploi pour les jeunes qui arrivent en masse sur le marché du travail. Mais, nous ne pouvons pas négliger que ces programmes de construction seront également attractifs pour des talents de la diaspora qui ont l’expérience et parfois le capital pour aider à dynamiser les chantiers dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relance du secteur de la construction aux Etats-Unis, par exemple, va prendre un peu de temps, si une solution n’est pas trouvée par le gouvernement Obama pour résoudre certains problèmes qui frappent ce secteur. Car, la liste des maisons qui sont à vendre sur le marché dépasse 5 millions d’unités, et 30% des propriétaires qui veulent vendre ont des hypothèques plus élevées que la valeur de leur maison sur le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment donné après la catastrophe de l’effondrement de l’école de Nérette qui coûta la vie à plus d’une centaine d’écoliers, le gouvernement parlait de déplacer les bidonvilles et de corriger les erreurs que nous avions tolérées avec le foisonnement des constructions anarchiques pendant plusieurs décennies. La question qu’il faut se poser, quand l’État a failli à sa première mission régalienne de protéger la vie des citoyens, surtout des enfants, est-il moralement dans une position d’utiliser la force pour corriger une tendance qu’il a tolérée pendant trop longtemps ? Si nous utilisons de tels moyens, nous serions très décriés. En fait, une société démocratique doit utiliser des méthodes incitatives pour atteindre ses objectifs. Si nous voulons résoudre le problème des bidonvilles, commençons par construire de nouvelles villes modernes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction des villes régionales et des villages renaissances du troisième âge rencontre toutes les conditions pour créer du travail pour les jeunes du pays. Elle créera de l’emploi depuis la conception du plan d’aménagement. Car, elle va donner du travail aux architectes et ingénieurs de toutes les spécialités. Ensuite, elle va mettre à pied d’œuvre des contremaîtres, des charpentiers, de électriciens  et des travailleurs dans le domaine du béton, de l’hydraulique ; des emplois pour les techniciens de la maçonnerie, de la soudure, de la ferronnerie et occuper tous les ateliers spécialisés. Les manœuvres et les apprentis, dans tous les domaines, seront en demande. Ces vastes chantiers vont attirer les jeunes qui sortent de l’université et des écoles de métiers. Les talents en herbe trouveront une opportunité pour débuter une carrière et faire leurs premiers pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les industries et services connectés à la construction vont aussi en profiter. Comme les activités liées à l’industrie de l’acier, du fer, de la tôle, du ciment. Les fabricants de blocs de ciment et les briques de terre cuite et du marbre auront à desservir un marché élargi. Cela va donner un regain de travail aux fabricants de meubles et aux ateliers d’artisans qui travaillent dans le domaine de la décoration intérieure, aux entrepreneurs de la manutention et du transport de matériaux et des milliers de journaliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, cet effort national doit avoir des objectifs clairs et des résultats mesurables afin  que les ressources soient utilisées de façon efficiente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à lire ma position sur le sujet en 1986, en cliquant sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/viii-cent-quatre-vingt-trois-ans-aprs.html"&gt;CENT QUATRE VINGT TROIS ANS APRÈS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Manie des Mauvais Choix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, par un manque de vision, le gouvernement n’a pas pris les mesures pour réduire ses dépenses et augmenter les investissements dans les collectivités, afin d’accroître les possibilités d’une reprise économique dans le pays. Tout au contraire, il a tenté, de préférence, d’augmenter le fardeau des membres de la diaspora qui triment dur pour tenir le pays à flot et permettre à une grande partie de la population de ne pas mourir de faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, est-ce la seule façon que ce gouvernement a pu trouver pour augmenter ses revenus serait d’ajouter des taxes sur les appels téléphoniques payés par la diaspora et de vendre plus cher les passeports qu’achètent déjà trop cher les membres de la diaspora ? Est-ce que la diaspora est la vache laitière corvéable à merci ? Qu’est-ce que le gouvernement se propose d’offrir en retour à la diaspora qu’il veut saigner à blanc? Est-ce que ces fonds serviront à financer la Décentralisation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, une fois qu’une politique consistante de décentralisation aura été mise en place, avant même qu’elle atteigne une masse critique, l’économie commencerait à se redresser à partir de ces milliers d’emplois qui seront créés à travers le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les investissements vont avoir un effet multiplicateur qui va dynamiser tous les autres secteurs. Tous ces gens qui gagnent un salaire vont pouvoir manger, boire, se vêtir, se divertir, se déplacer d’un point à un autre, et auront de quoi payer pour les services. Une fois que la demande est là, des mesures devront être prises pour accompagner les jeunes professionnels et entrepreneurs qui veulent offrir des services, en mettant à leur disposition un encadrement adéquat et un financement approprié. Car, même si les ressources financières sont importantes, elles ne serviront pas à grand chose, s’il n’existe pas, aussi, un climat d’affaires favorable et un accompagnement qui encourage la création et la réussite de nouvelles entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, en attendant la complémentation du programme de décentralisation, il faut lancer un programme de déconcentration avec l’objectif de faciliter la décentralisation qui exige l’élection des assemblées locales qui doivent permettre le transfert graduel aux municipalités des compétences qui sont prévues par la Constitution de 1987. Le pouvoir central, dans le cadre de la déconcentration, pourra établir les bureaux de ses services dans les locaux des villes de provinces à proximité des citoyens qu’il tient à servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Hypothèse Vérifiable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente années et plus de cela, à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), mes camarades et moi n’étaient pas tous d’accord sur la cause de la croissance démographique rapide de la capitale. Le fait que Port-au-Prince soit une ville capitale ne pouvait expliquer, qu’en partie, pourquoi son urbanisation était aussi poussée par rapport aux autres villes et qu’elle soit, ainsi, un pôle d’attraction pour la population du pays. Mais, urbanisation était un concept très relatif dans ce cas précis, car une grande partie de la population de la capitale, vivait en marge de la ville, dans des maisons délabrées. Aucun effort non plus n’était entrepris pour trouver une solution à la croissance anarchique de ces bidonvilles qui entouraient la principale ville du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, la population des bidonvilles manquait à l’époque et aujourd’hui encore, même le minimum. Elle vivait en dehors de l’armature urbaine et ne bénéficiait d’aucun des réseaux de service qui agrémentent et rendent la vie urbaine confortable et agréable. Les bidonvilles ne sont pas équipés de système de voirie pour le ramassage des ordures. La population marche dans l’eau stagnante et puante, en absence d’égouts et les passants circulent dans les rues crottées en compagnie des porcs ; pas d’électricité, ni même l’eau courante… C’est un système d’abandon qui rappelle les pays qui pratiquent l’apartheid, où deux peuples de races différentes sont, par le hasard des circonstances, obligés de partager un même territoire, un pays. D’aucuns accusaient le régime des Duvalier d’avoir mené une politique populiste qui avait occasionné ce problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’ils entendaient par là, c’est le fait que pour les fêtes nationales et à l’occasion de certains événements politiques, les Duvalier, (surtout le père), invitaient les paysans à venir en masse à la capitale pour manifester leur support au régime. Alors, une bonne partie de ces paysans ne repartaient pas vers la province où ils étaient venus. Mais, ceci n’était pas suffisant pour expliquer le problème et l’intensité de la croissance des bidonvilles. D’ailleurs, ce problème continue, ce qui voudrait dire qu’il existe des causes fondamentales. Elles sont encore présentes et produisent encore les mêmes effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je croyais à l’époque, c’est une affaire de jobs et d’opportunités que manquent les résidents des villes de province et des sections communales. Et, je crois encore la même chose. Donc, tant que la priorité sera donnée à une politique de concentration en faveur de la capitale, tant le problème va s’empirer jusqu’au jour où il sera trop tard et nous déboucherons sur une catastrophe et des grincements de dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour voir mon argumentation sur le sujet en 1986, cliquer sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vii-restructuration-de-la-communaute.html"&gt;RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, le professeur de Géographie Economique de ma promotion à l’ENS, le coopérant français, Jean-Pierre Pirovano, nous porta à investiguer les théories établies comme des évidences sur la question du déclin des villes de province. Le professeur Pirovano avait organisé des travaux de terrain grâce à un contrat qu’il avait trouvé de la Texaco pour préparer une nouvelle carte d’Haiti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi nos sorties de recherches, nous avions été à Miragoâne pour étudier l’impact de l’opération d’exploitation de la bauxite sur la région des Nippes. Nos fiches de recherches montraient que les gens de cette région qui est devenue aujourd’hui le Département des Nippes, ne se déplaçaient pas beaucoup vers Port-au-Prince. Car, l’usine de bauxite fournissait du travail et des opportunités. Mais, en plus, il y avait un hôpital qui offrait la plupart des services que la population pouvait trouver à l’Hôpital Général à Port-au-Prince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats des recherches que nous avions menées sur le terrain nous ont montrés que les gens de la province venaient et restaient de façon permanente à la capitale pour 3 raisons principales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- L’espoir de trouver du travail&lt;br /&gt;2- L’absence de service dans les villes de provinces&lt;br /&gt;3- Les besoins liés à la formation éducative de niveau universitaire et technique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a d’autres raisons. Mais, les gens se déplacent de la province, parfois là où ils vivaient plus ou moins confortablement, vers Port-au-Prince, car le gouvernement et le secteur privé aussi, mènent une politique de concentration en prenant presque toutes leurs initiatives à la capitale. Par exemple, les parcs industriels de Port-au-Prince donnent l’illusion que quelqu’un qui rentre de la province peut trouver un travail. Mais, probablement, la triste vérité est qu’une seule position serait disponible pour chaque 10 personnes qui cherchent un emploi. Donc, les 9 autres, chômeurs, vont s’agglutiner avec leur frustration dans une des bidonvilles qui ceinturent la capitale. Une recette explosive…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas nécessairement tout, tout de suite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les efforts qui sont menés en faveur de la décentralisation, surtout par les chambres de commerce, sont encore trop timides et limités au secteur d’affaires pour mesurer leur impact et voir comment ils pourraient apporter un véritable changement dans les choix en application dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains secteurs du parlement prônent que les priorités du gouvernement devraient être exécutées dans un cadre déconcentré où les mairies reçoivent la responsabilité d’assignation et de supervision d’une partie du budget alloué à leur commune. Dans le cas ou ces secteurs obtiendraient gain de cause pour leurs mandants de la province, ces choix devraient nécessairement refléter dans le budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, si 10% du budget est consacré à une ligne prioritaire, comme l’éducation universelle des enfants, le gouvernement pourrait diviser cette ligne budgétaire en trois parties :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première partie serait sous le contrôle direct du gouvernement central, afin de payer pour les frais relatifs à la planification, la supervision et les mesures incitatives qui récompensent les résultats atteints selon les objectifs prévus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième partie devrait être à la disposition des maires sur une base proportionnelle à la démographie de leur commune. Les décaissements se feraient pour financer des projets définis dans un tableau de bord et selon des normes préétablies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième partie devrait former des fonds exceptionnels de réserves, pour permettre au gouvernement central d’intervenir dans les communes qui auraient atteint des résultats trop faibles et dans certains cas, pour suppléer aux imprévus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, après mes études à l’Ecole Normale Supérieure, j’avais choisi d’aller dispenser des cours d’Histoire et de Philosophie au Lycée Pinchinat de Jacmel, dans le cadre de la réforme lancée par le Ministre Bernard pour une éducation plus moderne et ciblant un segment plus large de la population. Ensuite, j’avais lancé dans le Nord-est du pays, un projet de reforestation et de production de charbon de bois et d’arbre fruitier. Plusieurs de mes camarades avaient aussi choisi d’aller travaillé en province. Ainsi, les efforts individuels peuvent contribuer, mais ne peuvent suffire, à lancer une tendance à se déplacer de la capitale vers la province pour offrir des services. Donc, il faut une intervention suivie et déterminée de l’État pour encourager les jeunes cadres à aller en province pour offrir leurs services. C’est cela qui peut se faire dans le cadre d’une décentralisation systématique débutant avec la création des infrastructures de base.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html"&gt;http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/propositions-pour-un-plan-de-25-annes.html"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/propositions-pour-un-plan-de-25-annes.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-87955250917546820?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/87955250917546820/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/02/5-2-la-mobilisation-des-jeunes-sera.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/87955250917546820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/87955250917546820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/02/5-2-la-mobilisation-des-jeunes-sera.html' title='5-2 La mobilisation des jeunes sera rentable pour le pays'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-2674395142947736492</id><published>2009-01-28T17:14:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T08:30:13.467-08:00</updated><title type='text'>5-Les lignes d’activités pour l’engagement des jeunes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5-Les lignes d’activités pour l’engagement des jeunes&lt;br /&gt;Haiti est un beau pays, mais il est mal dirigé. Cela explique en grande partie la misère, mais aussi pourquoi notre histoire est marquée par tant de soulèvement du peuple qui est très souvent en révolte contre ceux qui le gouvernent. Nous sommes très connus pour notre instabilité politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, est-ce que nous sommes sur le point de mettre fin à cette tradition de brigandage continuel ? Ou bien marchons-nous à reculons vers le pire, la faillite totale? Sinon, comment s’expliqué qu’il n’y a pas une politique qui viserait à engager les jeunes, la majorité de la population, dans le développement du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois répéter qu’aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une population jeune qui veut avancer. Plus de 60% de cette population est en dessous de 25 ans. Sur ces 10 dernières années, 50 mille d’entre eux, en moyenne, se présentent tous les ans aux examens de fin d’études secondaires. Il est certain que si nous les mobilisons dans la construction de trois nouvelles capitales, ils les bâtiraient. Ils auront une raison d’exister. N’oublier pas quand on est jeune on veut changer le monde. Nous devons leur donner la chance de prouver que nous ne sommes pas une race dégénérée. Nous pouvons le faire. Ils seront les bâtisseurs des entreprises de toutes sortes qui créeront du travail et de la richesse dans le pays. Nous ne pouvons pas les abandonner. Il faut faire quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la confusion a remplacé la volonté de résultats ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des acquis apporté par le gouvernement intérimaire, a été que le budget d’État soit prêt en octobre, malgré l’absence d’un parlement à l’époque. Aujourd’hui, le budget est reconduit d’année en année, comme pour dire tout simplement que de toute façon plus les années changent, plus ce sera la même chose ou même pire ? Les parlementaires avaient reçu, en fait, la promesse que ce budget serait décentralisé. Quand est-il de cette promesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir eu le privilège de côtoyer le Ministre des Finances, M. Daniel Dorsainvil, je sais qu’il fait bien la différence entre la Décentralisation et la Déconcentration. Donc, il a été une surprise de l’entendre dire que l’appareil d’État est déjà décentralisé, car des services du gouvernement existent à travers le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré son retard au rendez-vous, le budget a oublié d’établir des objectifs clairs par secteurs. Il pouvait le faire de trois façons : soit en utilisant des statistiques en terme de besoins, ou établir des taux de rendement par unité de fonds investis, ou encore utiliser un mixte des deux systèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, des statistiques existent sur le nombre d’enfants en âge de scolarisation. Donc, dans la première approche, nous pouvons, par rapport à un objectif sur le long terme qui prévoit que tous les enfants du pays bénéficieront du droit d’être scolarisé, comme prévu par la Constitution, déterminer le nombre d’enfants qui sera scolarisé par ce budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la seconde approche, nous pouvons déterminer la performance à atteindre dans chaque secteur. Par exemple, cela pourrait être un rendement de 30% ou 30 centimes sur chaque dollar investi dans les infrastructures ; 20 centimes dans le tourisme ; et 10 centimes dans les secteurs tels qu’agriculture et éducation, dans le cas où ces secteurs représenteraient nos grandes priorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La troisième approche porterait les planificateurs à choisir, par exemple, la quantité de riz, de pois, de bananes, de têtes de bétail qui seront produits par rapport au fonds alloués au secteur agricole. Au même moment, on pourrait avoir des objectifs par taux de rendement moyen sur chaque dollar investi dans chaque secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, nous aurons une planification par objectifs et le suivi des opérations dans tous les secteurs sera mathématiquement comparable, malgré qu’il faut reconnaitre que la notion de rendement financier ne doit pas être le seul critère pour les choix d’investissement. Car, l’État n’est pas une entreprise, dans le sens strict du terme. Cependant, nous devons savoir dans quel but nous investissons nos fonds qui sont très limités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Jeunes comme fer de lance de la Décentralisation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Première Ministre a cherché à donner de l’espoir en disant qu’elle envisagerait de transférer 20% des fonds du budget de développement aux collectivités territoriales à partir de l’année fiscale 2010-2011. Malgré que ce taux concorde au niveau que j’ai toujours pensé approprier aux besoins, je crois pourtant que c’est une promesse à faire dormir debout. Car, il parait assez clair que le gouvernement n’a presqu’aucun contrôle sur les fonds que le pays reçoit des bailleurs de fonds, si l’on veut prendre à témoin les déclarations du ministre de l’Agriculture. Ensuite, il faudrait se demander comment l’orientation de ces fonds pourrait changer si nous ne voyons pas dès maintenant, aucun effort pour articuler une nouvelle ligne directrice ? D’ailleurs, compte tenu de la crise financière internationale, il faut s’attendre à ce que vraiment très peu de ces fonds promis soient décaissés. Par exemple, durant la campagne américaine, le Vice-président Biden, pour répondre aux questions des journalistes qui voulaient savoir quels seront les programmes que le gouvernement serait obligé de réduire, a répondu qu’il ne voyait rien d’autre en dehors de l’aide étrangère. Ce qui est tout à fait logique. Et un pays comme le nôtre qui ne représente pas beaucoup sur le plan géopolitique, pourrait être dans la liste pour une réduction de l’aide. Le President Obama, a lui-même annoncé que la nature de cette aide devrait changer. Disons, en mettant moins l’accent sur le volet humanitaire, pour supporter l’investissement. Devons-nous attendre l’année prochaine qui est très hypothétique pour commencer le changement ? Ne faudrait-il pas commencer dès maintenant avec ce budget et avec les fonds du trésor public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fonds de Gestion et de Développement des Collectivités Territoriales (FGDCT), représente un premier effort qui a été entrepris pour fournir aux Collectivités un minimum de moyens pour financer leurs activités. Mais, ces ressources pourraient être plus opérationnelles si elles étaient utilisées exclusivement pour financer l’éducation et offrir aux enfants des communes et des sections communales la formation scolaire de base exigée par la Constitution. Cela ferait une grande différence de suivre cette politique par objectif par rapport à la politique de saupoudrage et de népotisme qui est actuellement en application. L’un des aspects fondamentaux, de telles mesures, seraient d’éviter que 50% des enfants en âge de scolarisation aujourd’hui deviennent demain des adultes analphabètes. Donc, il n’est pas trop tard pour commencer à traiter les enfants du pays avec justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la meilleure façon d’améliorer la qualité de la vie dans la capitale serait de lancer un Processus de Déconcentration et d’entamer des mesures d’aménagement et de modernisation. Car, Port-au-Prince est victime de son obésité. Par exemple, est-ce qu’on espère pouvoir maintenir la ville propre quand ses structures urbaines étaient prévues pour 350,000 personnes et sa démographie aujourd’hui dépasse les 2 millions?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma position, en 1986, sur le sujet n’a pas changé. J’écrivais alors que « Le cas de Port-au-Prince sera assez spécial, vu que la capitale a déjà atteint un seuil de concentration démographique pour lequel elle n’était pas construite. L’approche qui sera adoptée dans ce cas sera d’intégrer les zones marginales dans des armatures suburbaines reliées à l’armature centrale. De nouveaux axes routiers joueront un rôle important dans ce réaménagement. Par exemple, pour la zone de Carrefour, une autoroute à grande circulation sera construite. Elle partira du haut de la Troisième Avenue de Bolosse pour atteindre Gressier. La voie ordinaire en usage actuellement deviendra une route à circulation restrictive pour les matériels roulants lourds. Une autre voie sera construite parallèlement à celle-ci sur le littoral et sera réservée aux piétons et aux cyclistes. Le projet de construction d’une autoroute partant de la zone de l’aéroport pour atteindre Pétion-Ville, en passant par la zone des Frères, se réalisera dans cette même perspective. Ensuite, le centre ville sera reconditionné dans le sens d’une revitalisation ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte complet est disponible en ligne. Je vous invite à cliquer sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/vii-restructuration-de-la-communaute.html"&gt;RESTRUCTURATION DE LA COMMUNAUTE RURALE ET URBAINE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le projet de budget, présenté par le gouvernement pour couvrir l’année fiscale 2008-2009, a trop de priorités pour aboutir à des résultats visibles et significatifs. J’ai suggéré que le nombre de priorités se réduise à quatre et que les infrastructures soient l’une d’elles. Les infrastructures, au sens large, doivent inclure les routes, les aéroports et ports, la télécommunication, la production et la distribution d’électricité, l’adduction d’eau potable et les grands travaux d’irrigation. Cette ligne de priorité doit être réalisée dans le cadre d’une Politique de Déconcentration créant 3 régions dont le Grand Nord, le Grand Sud et le Grand Centre ; et devrait être aussi supportée par une politique visant la Décentralisation et l’Aménagement Urbain et Rural et la Construction de Logement et de Bâtiments Publics à travers le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Programme de Déconcentration/Décentralisation n’est pas très difficile à lancer. Un mois après mon arrivée au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités, j’ai pu initier un tel programme avec l’appui de techniciens haïtiens très compétents en la matière. Dans un laps de temps assez court, j’ai pu mettre en pratique ce que j’avais toujours prêché. C’est pourquoi, par exemple, nous avons aujourd’hui, dans le Nord du pays, la route reliant Cap-Haitien à Ouanaminthe pour ne citer que cela. En dehors des projets routiers que nous avons lancés de concert avec le Ministère des Travaux Publics, nous avons travaillé avec les différentes instances concernées sur les questions liées à la déconcentration de la capitale en regard de l’établissement d’un minimum d’équipement dans tous les départements géographiques dans le domaine du service d’électricité, des ports et aéroports, de l’eau potable, des immeubles publics et de la télécommunication, tel qu’un service internet municipal à bon marché pour les jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, ces programmes ont été suspendu sans raison valable, malgré certains étaient déjà à une phase avancée et aurait déjà créé des milliers d’emplois dans un pays qui s’écroule sous le poids du chômage. Il y a toujours ceux qui oublient que le pays ne peut progresser sans un certain sens de la continuité dans l’État quelque soit la personne en charge.&lt;br /&gt;Je ne connais pas une autre raison pour expliquer qu’on n’a pas un système de service internet public à bon marché opérant aujourd’hui dans 140 mairies du pays, sinon la volonté de certains responsables du gouvernement de bloquer ou tout bonnement détruire, tout ce qui a été réalisé avant eux pour recommencer à zéro, sans respect pour les rares ressources que l’État a à sa disposition. En effet, le Ministère de l’Intérieur avait déjà installé et testé, durant mon passage, les antennes paraboliques et les équipements pour le service internet et $700,000 du trésor public avaient été engagés dans ce programme. Le déploiement d’un réseau télématique, avec des antennes parabolique installées dans les différentes communes du pays, offrait à ces communes la capacité de communication par satellite. Si ce réseau était rendu opérationnel et le personnel des délégations, des mairies et des sections communales entrainés à utiliser cette technologie, un grand bond en avant aurait été réalisé. Ce système permettrait aux différents secteurs, publics et privés, d’échanger des informations en temps réel. Les rapports, d’un point à l’autre du pays se réaliseraient de façon électronique et les autorités du gouvernement central auraient eu une grande visibilité sur l’état d’avancement des projets à travers le pays et se serviraient de ce système pour augmenter leur efficience, prévenir la corruption et moderniser la qualité des services de l’état à la population et l’amélioration de la qualité de la vie dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ce réseau internet, les jeunes seraient devenus le fer de lance de la décentralisation et du développement du pays. Ils n’auraient pas à dépendre des circuits traditionnels pour offrir leur service, basé sur le savoir, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, sur tous les marchés du monde à des prix très compétitifs. Le nom commercial de ce réseau devrait-être PamNet, car il aurait appartenu au pays, aux communes et aux jeunes. PamNet avait, à lui seul, la possibilité de développer des milliers d’emplois en créant des centres d’appels pour le service à la clientèle pour les entreprises locales, mais sous contrat également avec des compagnies américaines, canadiennes et européennes. Les jeunes seraient entrainés dans la vente à distance pour vendre, à travers le réseau, les marchandises qui sont produites par les membres de leur communauté afin de générer des revenus et augmenter leur chiffre d’affaires. Les estimations préliminaires prévoyaient que des milliers d’emplois pourraient être créés dans ce réseau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que le forum de discussion que le Président Préval a créé sur la technologie a, au moins, la mission d’évaluer pourquoi ce projet a été envoyé aux oubliettes et chercher à savoir où sont passés les équipements ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir accès au profil de ce programme en ligne, cliquer sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html"&gt;AU NOM DE LA CONTINUITÉ DE L’ÉTAT&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La construction de routes, ou le développement du maillage routier, pour utiliser la description chère au Président Préval, ne peut se faire et réussir dans un espace vide de toute autre action. Ainsi, pour avoir du succès, la question de l’équipement du pays des infrastructures de base doit être adressée dans leur globalité dans le cadre d’une politique de Déconcentration de la capitale et d’une Décentralisation basée sur un développement régional.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès la fin des années 90, les théories sur l’aménagement territorial avaient évolué pour donner un rôle important aux régions et aux pôles d’attractions dans le développement économique. J’avais anticipé que notre système de décentralisation bénéficierait d’intégrer le système des points focaux régionaux. Après certaines discussions sur le sujet avec les membres de mon équipe de l’Unité de Support à la Déconcentration, les villes du Cap-Haitien, des Cayes et de Hinche ont été considérées pour devenir les points focaux du système de déconcentration lancé par le Ministère de l’Intérieur, sous ma tutelle. L’un des premiers avantages des points focaux sur le plan régional était de regagner les fonctions d’optimalisation qu’offre la concentration. En effet, un spécialiste en urbanisme vous dira que tout n’est pas mauvais dans la concentration. Une de ces qualités, c’est qu’il permet d’atteindre l’efficience optimale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jargon technique veut dire que dans un système concentré, les ressources peuvent être utilisées pour produire les meilleurs résultats. Par exemple, la grande concentration de la capitale devrait permettre que la distribution de certains services publics coute moins chère. Ce devrait être le cas pour les services d’électricité, d’eau potable et de téléphone, pour citer ces trois. Mais, les contraintes dans les domaines de l’électricité et de l’eau potable dans le pays vont à l’encontre de cette théorie et c’est la rentrée de la technologie du cellulaire sur le marché qui a amélioré le service de la communication téléphonique. Et la concentration démographique n’a pas été le facteur le plus important dans la pénétration rapide du service cellulaire. La technologie du cellulaire, dans un certain sens, va même dans le sens de la déconcentration et requiert un minimum d’équipement et des activités économiques dans les villes périphériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La décentralisation, en facilitant l’installation des entreprises et d’autres activités économiques en dehors de la capitale, va également élargir le marché du cellulaire et des autres services de communication aux municipalités de la province. Durant ce processus, le gouvernement devrait profiter pour adopter des mesures susceptibles de créer une nouvelle génération de cadre dans le service public sur une base incitative, afin d’assurer que les municipalités aient suffisamment de compétence pour prendre charge avec efficience de leur nouvelle responsabilité et du même coup continuer à ouvrir de nouvelles opportunités où les jeunes pourraient faire carrière.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html"&gt;http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-2674395142947736492?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/2674395142947736492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/5-les-lignes-dactivites-pour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/2674395142947736492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/2674395142947736492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/5-les-lignes-dactivites-pour.html' title='5-Les lignes d’activités pour l’engagement des jeunes'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-4021879732099833841</id><published>2009-01-17T15:31:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T08:28:14.378-08:00</updated><title type='text'>4-CREONS 500,000 EMPLOIS POUR LES JEUNES DU PAYS</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;font-size:130%;"&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Haiti rentre dans une période de grande difficulté économique due en partie à la crise internationale, mais beaucoup plus à une absence de courage politique et d’imagination de la part du gouvernement pour formuler une politique appropriée à une telle période. En effet, certains pays trouveront dans cette crise une opportunité de relance de leur économie mais d’autres déboucheront sur un désastre. La question est de savoir que compte faire le gouvernement face à cette crise ? Est-ce que ce sera un désastre ou une opportunité? Est-ce qu’il n’existe pas dans cet environnement la possibilité de créer du travail dans le pays et particulièrement pour les jeunes? Car, il y a toujours eu une absence d’opportunité pour ce groupe qui représente la majorité de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, malgré le potentiel que les jeunes ont pour être dans le peloton de tête de la Grande Marche pour le développement du pays, ils sont toujours tout bonnement oubliés ou ils sont tout au moins sollicités quand il s’agit de les utiliser pour servir les petits intérêts mesquins et de chapelle. Jamais encore, on a cherché à les appeler au nom de la nation pour servir de fer de lance au développement et à la modernisation du pays et de travailler afin de sortir le peuple de sa situation de dénuement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une nation à construire. Je connais tant de jeunes qui attendent un plan réaliste et les moyens pour se mettre au travail et transformer le pays en un vaste chantier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sur ces points que je compte m’étendre, aujourd’hui. Dans les textes précédents, j’avais mis surtout l’accent sur la dimension de cette crise qui, débutée aux Etats-Unis avec les hypothèques subprimes, a débouché sur une crise économique internationale et, contrairement aux crises précédentes, a la possibilité de durer plus de deux années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OUI, NOUS POUVONS LE FAIRE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gouvernement, comme celui du Président américain, Barack Obama, se prépare à transformer cette crise économique en une opportunité pour créer 3 millions d’emplois aux Etats-Unis, dans les trois prochaines années, en lançant de vastes programmes dans les domaines des énergies renouvelables, de la construction et de la réparation des infrastructures routières, de la restauration de l’environnement et du support aux municipalités pour leur permettre de créer du travail dans leur juridiction. Président Obama veut lancer de nouveaux programmes dans le domaine éducatif, également, pour rendre la population américaine plus productive et plus compétitive et relancer ainsi l’économie pour éviter que la crise prenne la dimension d’une dépression économique semblable à la catastrophe de la Grande Dépression des années 30.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le financement du plan pourrait couter entre 825 milliards à 1 trillion de dollars. Compte tenu des dépenses déjà engagées par le gouvernement du Président Bush pour faire face à la crise, le déficit du budget américain pourrait atteindre 2 trillions de dollars et la dette publique, se placerait au niveau des 7 trillions de dollars, soit environ 50% du PIB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette période de crise, le déficit budgétaire n’est pas dramatique. La plupart des pays de l’Union Européenne, à cause des mesures adoptées pour enrayer la crise, ont des budgets déficitaires. Par exemple, la France pourrait avoir sa dette publique au dessus de 50% de son PIB, donc bien plus haut que le taux prévu par les accords de l’Union Européenne. Mais, le President Français, Nicolas Sarkozy, a annoncé que son gouvernement prendra toutes les décisions nécessaires pour éviter à son pays de rentrer dans une dépression économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce genre de résolution n’est pas seulement l’affaire de grands pays, mais l’expression de la volonté de leaders qui vont en tête de la crise grâce à un effort courageux pour éviter à leur peuple les grandes souffrances que vont apporter cette crise. Pour Haiti, il semble que nos dirigeants se disent en aparté que le peuple est habitué à la souffrance et qu’il acceptera cette situation aussi bien. Pourtant, le gouvernement a l’opportunité d’envisager de soutenir l’économie en poussant la demande intérieure, ce qui exigerait un support direct aux secteurs porteurs les plus dynamiques qui ont la capacité de générer des effets multiplicateurs élevés et des incidences positives sur l’emploi. Car, il faut finalement se décider à créer du travail dans le pays, surtout pour les jeunes. Et dans ce contexte de crise, où même le Fond Monétaire International sort de sa rigueur traditionnelle pour trouver les déficits budgétaires acceptables, il est possible de vendre un plan d’investissement orienté vers nos jeunes aux bailleurs de fonds internationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, il faut une vision…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l’année 1986, j’ai exprimé dans le document sur la Renaissance Haïtienne qu’une réforme en profondeur de l’appareil d’État est un préalable au progrès du pays. Nous avons encore en place un État qui n’a pas le sens des droits de la majorité de la population qui est privée de presque tout ce qui donne de la dignité à la personne humaine ; et un appareil d’État qui vit au-dessus de ses moyens et qui est si dépendant de l’aide humanitaire qu’il n’est même pas en mesure d’assurer, seule, la sécurité des citoyens et du territoire qui est la première fonction d’un État indépendant. Il faut une vision nouvelle pour changer ce pays et l’amener au niveau de la société moderne et de transformer les hommes et les choses afin que nous produisions les biens et services qui sont nécessaires à notre communauté. Il faut dépenser moins et investir davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chômage dans notre pays est, en réalité, endémique et au-dessus de 60% et plus de 72% de la population vit au-dessous du seuil de la misère, avec moins de $2 dollar par jour. Le pays ne pourra pas sortir de ce gouffre sans une mobilisation nationale pour lutter contre la misère et qui fasse appel aux jeunes à servir la nation, comme cela est prévu dans la Constitution de 1987. Mais, même quand, un gouvernement après l’autre parle de la mobilisation des jeunes, c’est toujours des vœux pieux qui ne se traduisent pas en actes. Car, ceux qui nous gouvernent ont toujours peur de ressembler, dans leurs actes, à des barbudos, de devenir des émules de Castro, du Che ou de Cienfuegos. Ce que j’appelle de la Paranoïa Post Guerre Froide. Car, de la mobilisation des jeunes on en fait sous toutes les étiquettes et avec toutes les nuances: de Mao à Castro, de Lénine à Kim Jong il, mais de FDR à JFK également. Donc, cela dépend vraiment de ce qu’on veut faire avec une mobilisation nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, au début de l’année 2008, j’avais vu venir la crise et préconisé qu’une partie des fonds de réserves de la Banque Centrale Haïtienne (BRH), ajouté à des fonds qui pourraient être économisés grâce à une réduction dans les dépenses de l’Etat, servent à lancer un programme de construction de trois nouvelles villes régionales. Ces grands projets pourraient créer du travail dans notre pays qui a un taux de plus de 60% de chômage et plus de 860 mille jeunes filles et jeunes garçons qui n’ont jamais travaillé de leur vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, on aurait anticipé la crise économique mondiale, avec son cortège de problèmes et on aurait entamé de transformer cette crise en opportunité pour les jeunes dans notre pays. Pourtant, Madame Pierre-Louis, dans ses déclarations de politique générale au parlement, avait parlé de son intention de lancer de grands travaux, d’ouvrir de grands chantiers afin de créer du travail. Où en est-on avec ces promesses ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A considérer le vide du budget déposé devant le parlement sur ce sujet, il semblerait que Madame la Première Ministre n’a plus le cœur à cela. On pourrait dire que quand on est à la tête du gouvernement, on n’a plus à se faire de souci pour les autres. Car, on est chef, donc ça va. C’est pour les autres que cela ne va pas. C’est bien dommage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand, enfin, allons-nous comprendre que l’avenir du pays dépend d’un effort national pour intégrer les jeunes dans la vie économique du pays ? Nous devons les intégrer soit en tant qu’entrepreneur ou en tant que professionnel qui peuvent embrasser une carrière qui leur offrira une vie honorable et décente. Nous parlons au nom de plusieurs centaines de milliers de jeunes qui sont actuellement sans espoir et frustrés. Cela va impliquer de gros investissements, certes. Même si d’après nos premières estimations, ces investissements pourraient porter sur plusieurs centaines de millions de dollars l’an, les bénéfices, en contrepartie, seront énormes et nous rentrerions dans une période de prospérité inégalée dans notre histoire. La seule chose qui manque c’est une vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’avis de la Commission des Nations Unies pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, (CEPAL), la zone caribéenne va subir l’impact de la crise économique aux Etats-Unis, car cette crise va entrainer une réduction des exportations vers ce pays, la baisse des transferts des immigrants vers leur pays d’origine, moins de touristes venant des pays du Canada et des Etats-Unis et une baisse de l’investissement direct qui est déjà en déclin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, nous ne pouvons pas rester les bras croisés et attendre que la situation s’empire. Tout au contraire, nous pouvons transformer cette situation de crise en opportunité. La politique financière conservatrice poursuivie pendant la période intérimaire et de façon plus rigoureuse encore jusqu'à présent, prépare le pays à prendre des risques calculés pour lancer de grands programmes, avec un peu d’imagination, pour faire face à la crise qui pourrait dévaster le pays. Certainement, le succès de ces grands programmes exigera de la discipline et de bons choix. Donc, ces programmes ne devraient pas servir, à démontrer, une autre fois encore, que nous sommes devenus le pays le plus corrompu du monde. La crise appelle à un changement de paradigme et à de nouvelles stratégies. Mais, nous pouvons le faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, je propose que nous réduisions le nombre de priorités proposé par la Première Ministre pour concentrer nos ressources et énergies sur quelques objectifs que nous pouvons atteindre sur une période de 10 années. « Tout le reste doit venir après », comme disait l’ancien President de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët Boigny. Les 4 secteurs qui sont définis plus bas, doivent s’appuyer sur des politiques et des activités de support. Voici un tableau simplifié:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;a) Les Infrastructures : Elles doivent inclure les routes, les aéroports et ports, la production et la distribution d’électricité, l’adduction d’eau potable et les grands travaux d’irrigation. Cette ligne de priorité doit être réalisée dans le cadre d’une Politique de Déconcentration créant 3 régions dont le Grand Nord, le Grand Sud et le Grand Centre ; et aussi d’une politique de Décentralisation et d’Aménagement Urbain et Rural, et de Construction de Logement et de Bâtiments Publics.&lt;br /&gt;b) Le Tourisme : Cette priorité doit viser à court terme de dynamiser le touriste local et les visiteurs venant de la diaspora. Ensuite, l’accent doit être mis sur les visiteurs étrangers en ciblant des opérateurs spécialisés dans le tourisme d’aventure et culturels. Cette ligne de priorité sera supportée par les activités culturelles, les fêtes populaires et un système de Service d’Accueil moderne et très compétitif.&lt;br /&gt;c) L’Agriculture devenant une priorité doit participer à la croissance, mais elle doit également servir à réduire la misère de la population rurale en modernisant la production pour fournir suffisamment de biens agricoles et permettre d’éradiquer la faim dans le pays. Ce secteur doit être en harmonie avec le développement écologique afin de protéger et de régénérer notre écosystème avec le support d’un réseau national de crédit dédié à l’agriculture pour encourager la production sur une base rationnelle.&lt;br /&gt;d) L’Education doit s’engager à relever le défi établi par la Constitution d’offrir une formation de base a tous les enfants du pays et les mairies devront recevoir les moyens pour accomplir cette tache. Une attention spéciale doit être accordée, également, à tous les niveaux d’éducation afin d’assurer que la formation offerte soit de qualité et disponible avec une grande spécialisation dans les services de santé et la technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quatre secteurs porteurs peuvent servir de moteur à une croissance économique accélérée de façon durable. Le fait de lancer une croissance accélérée de l’économie à partir de 4 secteurs et de 3 régions également, va offrir une diversité dès le départ et créer une certaine compétition pour les talents et les ressources. Cela est nécessaire pour encourager l’évolution équilibrée des prestations de service et l’établissement d’un marché de travail avec des salaires décents pour les travailleurs et employés qui devront aussi bénéficier des fruits de la croissance économique de façon équitable. Car, la croissance économique ne peut suffire pour mesurer le bien-être d’une société si des mesures pour une répartition équitable des revenus ne sont pas adoptées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la diversité des régions et des secteurs porteurs que je propose, a pour rôle, au-delà d’équilibrer le système, d’offrir une garantie de sécurité face à la possibilité qu’un secteur de l’économie puisse rentrer dans une période de ralentissement et entrainer toute l’économie dans sa suite. Il a été prouvé, dans plusieurs cas, que les secteurs de la santé et de l’éducation rentrent difficilement en déclin durant une période de récession. Les services qu’ils offrent sont presque toujours en demande et sont hautement prioritaires pour les consommateurs. Alors, cette diversification permettra à l’économie du pays de résister à des crises comme celles que traverse la communauté internationale maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encourager la création de plusieurs milliers d’entreprises&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acceptons que toutes choses étant égales entre elles, au niveau courant du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, soit $5.4 milliards de dollars et une croissance projetée en moyenne de 10%, l’économie pourrait produire de façon cumulée sur 10 ans, environ $60 milliards de dollars en biens et en services. Donc, pour une population qui serait de 15 millions d’habitants, ce PIB représenterait $2000 l’an per capita. Mais, au taux de croissance que poursuit le gouvernement actuellement, le revenu d’un haïtien serait moins du 1/6 de celui d’un dominicain, dans cette même période, avec tout ce que cela implique, comme un plus grand nombre d’haïtiens allant dans les pays voisins pour fuir la misère dans leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, nous pouvons changer le cours des choses, en choisissant d’investir $3 milliards de dollars, sur une période de 10 années, soit une moyenne de 1 milliard de dollars par région ou 300 millions de dollars l’an. Un tel investissement représenterait environ 5% de notre PIB, sur cette période. Et en comptant sur les effets multiplicateurs, notre économie pourrait atteindre une croissance moyenne de 10% l’an et doublerait sa capacité de production de biens et de services pour amener le revenu per capita à un niveau où le pays rentrerait dans une situation où la majorité de la population ne croupirait plus dans une misère dégradante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des objectifs mesurables, en termes d’emplois, doivent être assignés aux secteurs porteurs de la croissance. Par exemple, il serait possible d’obtenir 200,000 emplois dans le secteur agricole et les services relatifs à l’environnement, principalement dans la reforestation ; de créer 150,000 emplois dans le domaine des travaux d’infrastructure, de la construction de logement et d’immeubles ; 100,000 emplois dans le domaine de l’éducation et de l’amélioration des services de santé et la technologie et enfin 50,000 dans le secteur touristique supporté par les services d’accueil, les activités culturelles et celles liées aux fêtes populaires champêtres et carnavalesques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mettre 500,000 jeunes au travail de façon progressive, l’accent doit être porté sur l’entreprenariat et l’occupation professionnelle, pas uniquement sur l’emploi. En effet, il faut encourager les jeunes filles et les jeunes garçons du pays à créer leur propre entreprise, soit dans la production ou dans les services. Ils doivent devenir eux-mêmes des employeurs et créer des milliers d’emplois qui abaisseront le taux de chômage qui est à un niveau aberrant aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, malgré que le lancement de la création massive d’emplois serait initié par l’État, ou à proprement parler par le secteur public, le secteur privé, dans la seconde étape sera le principal créateur d’emplois, grâce à des milliers de petites entreprises qui seront créées en grande partie par les jeunes entrepreneurs. Mais, les entrepreneurs aguerris, également, contribueront largement à la création d’opportunité d’emplois et de richesse dans le pays à partir d’un appui que les programmes de support à la croissance offriront aux secteurs de production les plus performants. Car, les entreprises ont beaucoup plus de possibilité de continuer à créer du travail même après que les programmes incitatifs seraient terminés par le gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui devrait-on classer sous l’appellation de jeunes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une question qui est encore débattue par la catégorie de la population qui doit être le principal bénéficiaire d’un effort de mobilisation national pour le développement. Du point de vue statistique, serait classé comme jeune, le groupe d’âge qui va de 16 à 30 ans. Alors là, dans quelle catégorie il faudrait ranger ce jeune homme de 33 ans qui a déjà trois diplômes, mais n’a jamais eu un emploi pour gagner sa vie et qui vit encore chez ses parents ? Donc, être un jeune n’est pas seulement une statistique, mais une réalité de vie quotidienne pour tous ceux-là que le pays n’offre encore aucun avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut rendre le pays très compétitif en termes d’environnement pour les entrepreneurs, jeunes et matures, et faciliter la création et le succès des petites entreprises. Il faut créer un environnement dans lequel il sera aussi facile de créer une entreprise que de trouver un travail. Il faudra aussi mettre l’accent sur la productivité en encourageant la formation continue et l’investissement dans la technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, nous ne pouvons pas lancer cet effort national juste pour créer du travail et sans mettre en place les structures administratives qui permettront un développement durable qui continuera pour les années à venir et de génération en génération. Le développement, comme la démocratie, est un processus continu. C’est l’occasion de construire quelque chose qui a de la valeur et qui va durer et qui fera avancer le pays sur la voie de la modernisation. Ainsi, nous devons investir dans nos jeunes qui sont l’avenir de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;500,000 jeunes au travail avec des talents compétitifs et un haut niveau de productivité, vont accélérer la croissance économique du pays, augmenter le revenu per capita et doubler le niveau de la Production Intérieure Brute en très peu de temps. Ces jeunes sont là et attendent. Ce qui manque c’est la volonté politique et de l’imagination.&lt;br /&gt;En fait, je veux répéter que ce qui fait la richesse et la pauvreté d’une nation ce sont ses hommes et ses femmes et la vision qu’ils ont de la vie et d’eux-mêmes. Car, on a des pays pauvres qui ont beaucoup de ressources naturelles ; mais, on a des pays riches qui sont pourtant sans ressources naturelles. Ainsi, il faut croire que c’est le travail du peuple qui fait la richesse des nations. Donc, construisons un pays digne à partir de nos hommes et nos femmes et commençons en créant du travail pour les jeunes, afin que nous n’ayons pas une autre génération de perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci,&lt;br /&gt;Paul G. Magloire&lt;br /&gt;17.01.09&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html"&gt;http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-4021879732099833841?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/4021879732099833841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/4-creons-500000-emplois-pour-les-jeunes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/4021879732099833841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/4021879732099833841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/4-creons-500000-emplois-pour-les-jeunes.html' title='4-CREONS 500,000 EMPLOIS POUR LES JEUNES DU PAYS'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-6587274136370458416</id><published>2009-01-03T21:22:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T08:25:21.985-08:00</updated><title type='text'>3-COMBIEN DE TEMPS VA DURER LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère, par Paul G. Magloire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-COMBIEN DE TEMPS VA DURER LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si au début de l’année 2008 quelqu’un vous disait qu’à la fin de l’année 2008 le gouvernement américain allait devenir actionnaire dans de grandes banques et aurait nationalisé des entreprises financières, vous lui auriez demandé qu’est-ce qu’il venait de boire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce paradoxe du capitalisme de la libre entreprise et de la non-intervention de l’État sur le marché est une vérité aujourd’hui. Car, pour freiner la descente aux enfers de l’économie et du secteur financier, le gouvernement fédéral des Etats-Unis est sorti du paradigme traditionnel de l’économie capitaliste de libre compétition sur le marché, avec tous les moyens à sa disposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le gouvernement Bush a adopté dans le cours de l’année 2008, plusieurs mesures ciblant des institutions, des secteurs et les États les plus touchés par la crise financière créée par les hypothèques subprimes, comme la Floride, la Californie et le Nevada. Par exemple, pour relancer le marché de l’immobilier, le gouvernement a offert de payer la moitié du versement initial pour les acheteurs modestes qui veulent acheter leur première maison. Toutefois, pour prévenir la spéculation et le coulage, ils ont inclus la condition exigeant que si un propriétaire qui bénéficie d’une telle subvention vend sa propriété avant un certain nombre d’années, l’État récupèrera l’argent qu’il avait versé avec les intérêts. Une autre mesure consiste à payer la moitié du paiement du loyer pour de nouveaux locataires qui ont de faibles revenus, afin d’éviter qu’une quantité de maisons vides baissent la valeur des quartiers là où elles se trouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces mesures, cependant, n’avaient pas pu enrayer la crise du secteur logement, car les banques ayant très peu de liquidités étaient réticentes à financer de nouvelles hypothèques dans un secteur en déclin. Le gouvernement fédéral avait pris la décision, aussi, d’intervenir directement pour financer et recapitaliser les banques en difficulté et toutes ces interventions pourraient coûter plus d’un trillion de dollars aux contribuables. La mesure la plus importante adoptée par le gouvernement américain a été le vote par le Congrès, le 2 octobre 2008, d’un programme de 700 milliards de dollars pour sauver les banques en difficultés. Ce programme dénommé par le public, Plan Polson, du nom du Secrétaire d’Etat au Trésor Américain, vise la participation directe dans les banques, créant la perspective pour que l’État Américain devienne le plus grand copropriétaire de banques de la planète. Dans le cadre du plan Polson, le gouvernement a également fourni le capital initial pour une banque de crédit. Cette banque recevra, aussi, 200 milliards de dollars de la Banque Centrale Américaine, la Fed, pour financer les petites entreprises et les prêts pour les étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nouvelles mesures lancées par le gouvernement américain cherchent surtout à adresser le fait que la majorité de ceux qui ont financé l’achat de leur maison grâce à une hypothèque subprime ont des paiements maintenant qui représentent à peu près la moitié de leur revenu mensuel. Donc, dans cette période de récession, beaucoup de ces hypothèques ne seront pas payées et les banques auront encore moins de liquidités pour continuer à financer d’autres hypothèques et assurer une reprise du secteur de la construction et du logement. Ainsi, il est demandé aux banques qui sont recapitalisées par le trésor public, de renégocier leurs prêts hypothécaires à des taux plus bas, afin de permettre aux emprunteurs en difficulté de payer moins du tiers de leur salaire en obligation hypothécaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas uniquement les banques qui traversent des difficultés financières. C’est la même situation pour de grosses entreprises comme celles du secteur de l’automobile et d’autres entités importantes dans la vie nationale américaine, comme les Mairies et les États, comme la Californie et New York. Ils sont tous dans l’incapacité de trouver des fonds sur le marché pour financer leurs opérations au moment où ils sont en train d’enregistrer des déficits budgétaires très larges, dû à la baisse de leurs revenus. Dans cette situation de récession, les investisseurs évitent de mettre leur argent dans les bons municipaux et d’acheter ceux émis par une compagnie comme la General Motors, Inc. qui ne pouvant trouver l’argent pour financer l’achat de matière première et pour payer ses employés, considérait de déclarer faillite au début de l’année 2009. Là encore le gouvernement américain a du intervenir pour avancer près de 15 milliards de dollars au secteur de l’automobile qui emploies environ 2 millions de personnes. Les mairies ont eux un plan de 200 milliards de dollars qui sera présenté au gouvernement de Barack Obama pour financement, afin de créer du travail dans les municipalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, la crise financière a forcé les Etats-Unis à abandonner les règles fondamentales de la non-intervention de l’Etat sur le marché et de laisser l’équilibre se rétablir par le jeu de l’offre et de la demande. Ce changement de paradigme a été adopté pour éviter que cette récession débouche sur une dépression, qui, selon le President Bush, pourrait être pire que celle des années 30. En fait, l’intervention de l’Etat américain est massive et cette injection de cash sur le marché, soit en achetant des actions préférentielles dans les compagnies, ou en leur empruntant de l’argent directement, apporte beaucoup plus de liquidités dans le système financier. Le gouvernement fédéral est même en train de garantir les dettes à la consommation, en achetant des banques les créances de clients qui ont financé des voitures et des fournitures d’ameublement. D’après les estimations de certains économistes, le gouvernement américain pourrait assumer, à ce rythme, des responsabilités financières pour environ 7 trillions de dollars, soit l’équivalent de 50% de l’économie du pays qui est de 14 trillions de dollars à peu prés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mesures interventionnistes qui rappellent les pratiques des économies mixtes de tendance socialiste d’autrefois, ont été mises en application de façon pragmatique pour chercher à réduire les impacts de la plus grande crise que connaît l’économie mondiale depuis 1929.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, même les économistes les plus conservateurs sont obligés de s’incliner sans trop faire d’histoire devant cette décision des autorités américaines d’intervenir sur le marché massivement. Le marché de l’emploi a déjà subi un taux de chômage de 6.7%. On prévoit que des milliers de compagnies en difficulté vont licencier des millions d’employés dans l’année 2009. Eviter les licenciements massifs autant que possible est essentiel, car la consommation qui représente plus de 60% de l’économie, chutera avec la réduction de la masse salariale et les prix des marchandises pourraient suivre pour chercher à attirer la clientèle. Ainsi de suite, ce mixte pourrait créer une situation déflationniste où les prix baissent et les marges de profits des entreprises deviennent négatives, entraînant de plus en plus de banqueroute et de chômage jusqu'à une dépression aigue de l’économie américaine. Le Japon, à la fin des années 1990, était rentré dans une spirale déflationniste qui avait duré près de 10 années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement américain a parfois mené ses actions en coordination avec les autres pays les plus riches de la planète. Par exemple, ces pays se sont concertés à plusieurs reprises pour des interventions sur le marché, pour apporter des liquidités à travers leur banque centrale, afin d’enrayer les effets de la crise sur l’économie mondiale. Ils ont pris aussi des engagements, le 15 novembre 2008, à Washington DC, dans le cadre du Sommet des G20, de réévaluer leurs efforts et de prendre des décisions plus importantes encore, si cela devenait nécessaire. Car, sur la demande du Président Français, Nicolas Sarkozy et de l’Union Européenne, il faudrait une réforme en profondeur des institutions de Bretton Woods afin de les mettre à la hauteur de la nouvelle situation de l’économie mondiale d’aujourd’hui. Pour le moment, le Sommet du Groupe des 20 s’est accordé uniquement sur des principes qui viseraient à augmenter l’aide fournie par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale au pays les plus fragiles. Ils ont pris aussi l’engagement d’envisager des réformes dans le cadre d’un autre Sommet, en avril 2009, qui sera réalisé avec le nouveau gouvernement Américain. Ces réformes viseraient, également, de donner des rôles plus importants à des pays émergents, comme la Chine, l’Inde et le Brésil et de créer un dispositif d’alerte aux crises et même un « Collège des Superviseurs » pour contrôler les plus grandes banques qui opèrent sur la scène internationale en utilisant les contradictions, d’un pays à un autre, pour prendre des risques qui ont largement contribué à l’intensité de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sommet du Groupe des 20 plus grandes économies du monde, ou G20, a réuni les pays du G8 (les 8 pays les plus industrialisés, à savoir l´Allemagne, la France, Les États-Unis d´Amérique, le Japon, le Canada, l´Italie, la Grande Bretagne et la Russie), l´Union Européenne et 11 pays émergents: l´Argentine, l´Australie, l´Arabie Saoudite, le Mexique, le Brésil, l´Inde, la Chine, la Corée du Sud, l´Indonésie, l´Afrique du Sud et la Turquie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son coté, le Président français, Nicolas Sarkozy, annonçait, le 13 octobre 2008, un plan de secours aux banques et institutions en difficulté qui pourrait atteindre 36 milliards d’euros, soit environ 50 milliards de dollars. Quelques semaines plus tard, c’était le tour des autorités chinoises, de Pékin, d’annoncer un plan de 586 milliards de dollars pour dynamiser l’économie de leur pays. Et le 28 septembre 2008, déjà, la banque centrale américaine avait mené la première action coordonnée de son histoire, avec des banques centrales européennes et asiatiques, pour mettre environ un trillion de dollars en liquidité à la disposition des banques commerciales sous le marché mondial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces efforts cherchent à éviter que cette crise ne dure pas aussi longtemps que la Grande Dépression des années 30. Cette dépression économique, en effet, qui commença officiellement avec le crash financier de 1929, dura plus de 10 ans, jusqu'à la Deuxième Guerre Mondiale. Elle avait changé le monde. Et on attend que si cette crise d’aujourd’hui devienne une Grande Dépression également, le monde ne sera plus comme avant. Cela sera une opportunité pour certains et un désastre pour d’autres. Mais, malgré que cette crise soit vraiment mondiale, due à la globalisation du système financier qui inclut maintenant les anciens pays du bloc soviétique et la Chine, les mesures prises assez vite pourraient servir à pondérer ses effets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Système poussé à l’extrême révèle ses faiblesses&lt;br /&gt;L’un des facteurs qui pourrait empêcher à cette crise d’avoir l’impact de la dépression de 1929 est le rôle que va jouer des institutions qui ont été créées durant la Grande Dépression, les mesures qui ont été adoptées par les grandes économies et le fait même de la globalité de cette crise qui permet à l’information de se répandre et de s’échanger rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Agence d’Assurance sur les Dépôts Bancaires, en anglais, Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), a été l’une des premières institutions américaines à réagir pour empêcher que la crise financière aux Etats-Unis débouche sur une panique bancaire, comme cela a été le cas en 1929. Cette institution, d’ailleurs, avait été créée durant la Grande Dépression pour offrir la garantie de l’État sur une partie des dépôts des clients dans les banques. Cette garantie de la FDIC couvrait les premiers $100,000 dollars jusqu'à présent. La FDIC l’a augmenté pour atteindre les premiers $250,000 qui représentent le plafond numérique de plus de 60% des dépôts. Dans les autres pays, comme en Angleterre et en France, où des systèmes similaires existent, la couverture d’assurance a été augmentée également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, une autre institution des années 30, la SEC (Security Exchange Commission), ou la Commission pour la régulation et la surveillance des transactions boursières, a été elle-même accusée de laxisme, du fait qu’elle n’a pas vu arriver la crise. Mais, cet organisme a pris des mesures pour accompagner le Département du Trésor des Etats-Unis à éviter une panique boursière dans la dimension du Mardi Noir de 1929. Elle a à sa disposition des mécanismes qui lui permettent d’arrêter les transactions de la bourse de Wall Street sitôt que les valeurs boursières tomberaient à un niveau proche de la panique. La SEC a aussi d’autres moyens coercitifs dans son arsenal pour interdire des types de transactions qui pourraient être préjudiciables à l’équilibre de la bourse. Ainsi, elle n’avait pas hésité à interdire aux operateurs financiers, qui misaient sur la chute des banques engagées dans les subprimes, de continuer leurs opérations en bourse, pour un certain temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, le volume des produits dérivés appuyés sur les bons des hypothèques subprimes était si énorme que les interventions de la SEC ne pouvaient pas empêcher la bourse de Wall Street de chuter. Comme nous le savons, certains de ces produits étaient créés par des esprits si sophistiqués et si fertiles que très peu de dirigeants d’entreprises financières eux-mêmes savaient ce que renfermaient vraiment ces dérivatifs, ou sur quels produits réels ils étaient adossés. Mais, tout le monde faisait semblant de savoir et d’y croire pour ne pas paraître stupide devant leurs collègues. Car, les dérivatifs étaient le grand jeu et rapportaient beaucoup d’argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était le cas pour les produits dérivés et structurés qui est un système de Contrats d’échanges de Risques de Défauts, en anglais, Credit Default Swaps ou des contrats d’échange sur la défaillance de payement dénommé CDS, dans le jargon à la mode. En effet, une banque ou une entreprise financière qui finançait une obligation ou un projet tels qu’un contrat de vente de maison, la construction d’un centre commercial, d’un village, la construction d’une usine, faisait signer aux clients des bons à termes. Pour se protéger des risques que pourraient représenter un défaut de paiement sur ces bons, paie à une autre institution financière une partie des bénéfices anticipés de ces bons pour un partage des risques. Quand l’obligation est arrivée à terme et le client honore le bon, la banque d’affaires qui avait participé au contrat d’assurance (CDS) n’a rien à payer, donc fait un profit sans rien investir. Mais, dans le cas où le client n’honore pas le bon, la banque d’affaires qui a garantie le CDS, paie le bon et le prend pour le revendre aux enchères à un prix au-dessous de sa valeur et enregistre la perte. Mais, des banques d’affaires spécialisées dans les CDS, parquaient ensemble ces contrats et les revendaient à d’autres investisseurs à partir de calcul sophistiqués sur les risques que représentaient ces paquets. Par exemple, avant sa faillite, la banque Lehman Brothers était spécialisée dans ces transactions. L’American International Group (AIG) avait garantie une bonne partie des CDS circulant sur le marché international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand problème dans les transactions sur les produits dérivés est le fait que les institutions qui garantissaient les CDS ne maintenaient pas de réserves liquides pour payer au cas où les documents qu’ils garantissaient entraient en défaut. Tel était le cas pour Lehman Brothers. Aucune loi, également, ne régissait ces transactions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pire c’est qu’un investisseur ne savait pas toujours vraiment la valeur des obligations structurées sur lesquelles s’adossait un dérivative. Dans la plupart des cas, les bons signés par les acheteurs de maisons au crédit douteux, étaient classés par les bureaux de notation dans une catégorie peu fiable de série BBB, ou bons peu viables par rapport aux bons commerciaux fiables qui étaient classés dans la catégorie la plus élevée qui est le AAA. Les règlements de la SEC interdisaient que les fonds de pensions investissent leurs avoirs dans des obligations classées au-dessous de A. Donc, pour contourner ces règlements, les banques d’affaires prenaient les bons provenant des hypothèques subprimes, les compilaient et ensuite les coupaient en tranche à partir de calculs sophistiqués qui étaient sensés déterminer leur niveau de risque probable. Ces tranches étaient alors dénommés des Obligations de Dettes sur Collatéral, en anglais, Collatéral Debt Obligation ou CDO. Chaque tranche représentait une catégorie de risque par rapport à la totalité du paquet. Par exemple, dans une structure à trois tranches, la première tranche pourrait représenter les premiers 30% qui ne seront pas payés si 30% du lot subissait un défaut. Une deuxième tranche de 60% pourrait ne pas être payée ensuite, si 90% du lot était en défaut. Le reste des 10% du lot ne serait pas payée que si le lot à 100% était en défaut. Alors, ces obligations structurées étaient revendues en proportion de leur pourcentage de risques avec des marges très larges de profits et pour ceux qui les achetaient et pour ceux qui les vendaient sur le marché. La tranche qui avait le moins de risque de default était classée, alors, dans la catégorie AAA. Mais, les structures devenaient si sophistiquées qu’elles avaient parfois plus de 10 tranches. Donc, quand le taux de défaut dans le payement des hypothèques subprimes avait dépassé 15%, les premiers CDO adossés sur les bons subprimes avaient perdu leur valeur. Les investisseurs qui avaient perdu beaucoup d’argent pensaient que le système allait s’effondrer et ont suspendu l’achat des dérivés. Car, ils se disaient que leur chance de gagner était trop faible et les nouvelles sur le secteur du logement dans des États comme la Californie, le Nevada et la Floride étaient trop alarmantes. Ce système, appelé aussi titrisation, est le fait de prendre des titres de dettes de valeur différente et de les vendre en groupe à des investisseurs qui ignorent le produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée qui prévalait pendant cette époque était que l’économie mondiale qui connaissait une croissance presque continue depuis trente années, continuerait à supporter la prospérité et le marché financier aussi, de façon indéfinie. Au moment de la crise de 2008, des milliers de banques faisaient des transactions appuyées sur les CDSs. La banque d’affaires Lehman Brothers, par exemple, avant sa faillite, avaient 441 milliards de dollars en CDS qui circulaient sur le marché financier et les contrats sur dérivatives représentaient environ 55 trillions de dollars sur le marché financier international, soit deux fois l’équivalent combiné du Produit Intérieur Brut des Etats-Unis, du Japon et de l’Union Européenne. Car, les dérivatives sont adossées à toute une série de dettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faiblesse d’une institution de contrôle comme la SEC s’est démontrée avec le scandale de Bernard Madoff, un courtier à la bourse de Wall Street qui a trompé ses clients en mettant sur pied une vaste supercherie de faux investissements qui a roulé sur 50 milliards de dollars. Bernard Madoff avait mis sur pied un système en pyramide qui consiste à utiliser l’argent des nouveaux investisseurs pour payer les anciens investisseurs. Ce système avait duré tant que l’économie allait bien et qu’il y avait des investisseurs qui faisaient des dépôts. Mais, avec la crise financière, les investisseurs réclamaient leur argent en bloc. Ainsi, l’entreprise de Bernard Madoff fut à cours de ressources pour rembourser tous les investisseurs en même temps. La SEC, institutionnellement, le gendarme de la bourse de Wall Street, avait failli à sa mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait d’autres institutions qui avaient failli aussi à leur tache, comme les agences de notation qui s’occupent d’évaluer le profil financier des établissements engagés dans les prêts hypothécaires et d’évaluer leur solvabilité. Les trois plus importantes agences dans ce domaine étaient le Standard and Poor’s, Moody’s Investors Service et Fitch Rating. L’une des faiblesses de ces agences, c’est qu’ils touchaient de ceux-là même que leur travail était d’évaluer et parfois étaient engagés par des compagnies comme consultant pour des transactions visant à créer des CDO. Ce qui créait des conflits d’intérêts. Et d’aucuns pensent que ces conflits d’intérêts pourraient expliquer pourquoi ces agences de notation n’ont pas vu les grands risques que représentaient les transactions financières appuyées sur les hypothèques subprimes. Ainsi, ils classaient des tranches de CDO dans les catégories AAA qui est le niveau le plus élevé de garanti que peut recevoir une obligation financière qui est d’ailleurs celle accordée aux Bons du Trésor Américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il y a eu de nombreux abus et des superprofits, pas toujours très justes, qui se sont réalisés durant cette période. Après que plusieurs de ces grandes institutions sont entrées en difficulté, le gouvernement américain a du intervenir pour protéger l’intérêt public et des investigations policières étaient lancées pour trouver les vices et les abus du système. Mais les plus grands vices du système étaient les salaires astronomiques, et les parachutes de fins de services des exécutifs, sans oublier les paradis fiscaux qui permettent la réalisation de transactions financières derrières le dos du Bon Dieu ou de tout contrôle fiscal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas ignorer que la titrisation a créé, au début, des opportunités en amenant beaucoup de liquidités dans le système financier international. Mais, ensuite, elle avait créée une telle confusion qu’on ne savait pas vraiment les éléments qui composaient un produit qui passaient de mains en mains jusqu’au moment où les institutions n’avaient plus confiance dans ces papiers de garantie. Donc, ce manque de confiance va porter une banque à refuser d’emprunter à une autre banque, ne sachant pas la valeur de ses papiers et les risques qu’ils comportent. Ainsi, l’affaiblissement de la confiance dans le système va entrainer le gel du crédit, d’abord entre les banques, puis dans tous les secteurs de l’économie, des Etats-Unis d’abord, ensuite l’Europe, puis tout le globe était atteint. L’interconnectivité des marchés, le point saillant de la globalisation, va devenir son talon d’Achille, car tous les marchés étaient atteints très vite du gel du crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que le Pragmatisme du Capitalisme Suffira à éviter le pire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le taux d’intérêt aux Etats-Unis a atteint le niveau le plus bas, même au niveau de 0% pour des taux préférentiels. La banque centrale américaine a annoncé qu’elle est prête à imprimer autant de dollars que possible pour financer les activités d’affaires, dans le but d’éviter que le pays rentre dans une dépression économique. Des mesures ont été déjà adoptées pour permettre à la banque centrale d’acheter massivement les bons à long terme des portefeuilles de crédit des banques qui financent les hypothèques de maisons, refinancer les dettes des entreprises et même les bons des individus qui ont financé l’achat de voitures et de meubles. Cela pourrait représenter environs $3 trillion de dollars en nouveaux papiers monnaie en circulation, d’ici la fin de 2009. La Banque Centrale Américaine est, ainsi, en train d’utiliser tous les outils à sa disposition pour empêcher à la consommation de s’effondrer, pendant cette période déflationniste. La déflation est le résultat de la chute des cours du pétrole qui est tombé au niveau des prix de 2004, soit 27% de leur valeur marchande de $38, par rapport à leur pic de $149. Il y a aussi une baisse des ventes dans tous les domaines et, conséquemment, les prix tombent rapidement. Car, les entreprises en faillite cherchent à liquider leur inventaire et ceux toujours en opération, mais poussées par une vente très faible, se démêlent pour vendre à bas prix, pour diminuer leurs inventaires et leurs coûts d’entreposage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les efforts qui sont lancés par les pays industriels et émergeants, rien ne semble être en mesure, jusqu’à présent, de freiner le déclin de l’économie mondiale. La saison des fêtes de fin d’année a été morose et a trompé les espérances qu’on avait placées en elle. Car, partout les ventes ont été très faibles. Les clients ont acheté moins, comparé à l’année 2007, dans les magasins très achalandés pour les fêtes. Pourtant, les prix ont été coupés, parfois de façon extraordinaire, à 90%. Sauf dans les ventes en ligne où on a enregistré une hausse notable des chiffres d’affaires. Mais, la vente sur Internet représente une infime partie de la vente des produits de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les mesures déjà engagées, jusqu'à présent, n’ont pas réussi à porter l’économie américaine à reprendre la direction ascendante. Est-ce que le plan que prépare l’équipe du President élu qui pourrait aller de 860 milliards à un trillion de dollars, dans le but de créer du travail, pourrait réussir là où l’équipe du président sortant a échoué ? Mais, la plus grande préoccupation est d’éviter à tout prix une grande dépression et les grandes lignes de chômeurs. Une dépression amènerait des problèmes de toutes sortes qui pourraient même taxer le statut de leader mondial des Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La situation aux Etats-Unis aujourd’hui rappelle celle du Japon dans les années 90 qui était rentré en récession, après laquelle s’en est suivie une déflation, et l’économie est restée en crise pendant une période de près de 10 années. Mais, cette crise n’a pas encore les caractéristiques de la grande dépression de 1929, en termes de chômage. La chute de l’emploi, par exemple, en 1933 avait atteint 30% de la force du travail aux USA et de 40% dans des pays de l’Europe de l’Ouest. Il est encore en dessous de 7% aux Etats-Unis. Mais, beaucoup de signes montrent que la crise de l’immobilier et la faillite des entreprises continue à un taux qui présage que l’année 2009 sera dure. Par exemple, la vente des maisons à baissé de près de 9% en novembre 2008, malgré que le prix moyen des maisons est passé de $208,000 à $181,000 soit une réduction de 13%, ou le prix moyen de février 2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De vielles compagnies, tel un icône de la publication comme le New York Times, parlent de déclarer faillite au début de l’année 2009. Dans la ville de Manhattan, le quartier de Broadway, le poumon culturel de la ville, des dizaines de théâtres envisagent de mettre fin à leur shows de théâtres quotidiens qui sont parmi les plus prisés et les plus connus du monde, car le nombre des clients diminue, avec le quartier financier de Wall Street qui a déjà perdu 100,000 emplois et le nombre de touristes qui avoisinait prés de 20 millions dans la ville, a déjà enregistré une forte baisse avec la crise financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la situation économique des Etats-Unis continue à se dégrader, le reste du monde ne se tirera pas mieux et les autres grandes villes internationales, de Paris à Moscou, de Rio à Mexico, se préparent déjà pour une année 2009 qui ne sera pas des meilleures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en plus des efforts concertés des grandes économies, dans toutes les régions et dans chaque pays, les gouvernements sont mobilisés contre le péril du grand déclin économique qui les oblige déjà à réviser leur projection de croissance à la baisse et d’adopter les mesures qui peuvent éviter à leur population les grandes douleurs qu’une dépression économique mondiale pourrait occasionner. Très certainement, la douleur des populations peut toujours se transformer en mécontentement populaire et ce sera alors aux gouvernants de souffrir à leur tour et de payer très cher leur manque de prévoyance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France, par exemple, a décidé d’encourager l’envoi des voitures usagées à la casse et paie une prime de 1,000 euros pour encourager l’achat de nouvelles voitures afin d’éviter que les usines et les concessionnaires de vente ferment leurs portes et licencient leurs employés. Le chômage grimpe à un niveau très haut en Espagne qui a connu 15 bonnes années de croissance portée par le secteur de la construction et le tourisme. Il est possible que 20% de la population de l’Espagne soit au chômage en 2010. Les autres pays européens ne sont pas exempts de la crise, l’Allemagne en tête, suivi de l’Italie et des autres pays européens, enregistrent tous un ralentissement de leur économie et une baisse de leur balance de paiement, due à une réduction du secteur exportation. Cette situation va entrainer des licenciements en masse et l’augmentation du budget des primes de chômage pour les travailleurs, dans ces pays où les assurances chômages sont élevées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Japon et la Chine, comme les Etats-Unis et les pays européens ont approuvé des budgets exceptionnels, pour intervenir dans l’économie et faire face à la crise en lançant des programmes qui visent à créer du travail. Car, en Chine, aussi paradoxal que cela puisse paraître pour un pays d’essence communiste, des piquets de grèves apparaissent devant les usines qui veulent fermer leurs portes. En effet, le plus grand marché de la Chine, les Etats-Unis, est en train d’acheter moins. Le même phénomène se traduit au Japon où le géant de l’automobile, Toyota, créé dans les années 30, a connu en 2008 le premier déficit de son histoire, car la demande a grandement diminué sur le marché international, mais aussi sur le marché local, causant un ralentissement de 8.1% de la production industrielle pour le mois de novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premières statistiques de 2009 montrent que la production industrielle baisse plus vite que les estimations les plus pessimistes. En Europe, par exemple, la baisse est en moyenne de 6% par rapport au mois précédent. Elle a subi un déclin comparable en Australie, en Chine et en Inde. Aux Etats-Unis, le niveau de la demande pour les biens industriels, est celui des années 80. Moins de demande, signifie moins de travail. Ce qui voudrait dire que l’économie mondiale est très loin de reprendre sa croissance et une dépression est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix des matières premières a subi une chute vertigineuse, en moyenne de 50% sur le marché mondial. D’après les analystes de Wall Street, les pays exportateurs de matières premières qui n’ont pas une économie très diversifiée vont connaître des moments de difficulté. C’est le cas pour les principaux pays exportateurs de pétroles réunis sous la bannière de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole, (OPEP) incluant le Vénézuela, le grand partenaire d’Haiti dans le cadre du programme Petrocaribe. Compte tenu que la consommation de pétrole dans les pays industriels a glissé au niveau de 2004, avec la récession mondiale, la demande a fortement baissé pour le pétrole. Ainsi, les prix sont tombés de leur pic de $149 à $38 sur le marché. Le grand problème avec ce prix, c’est que le coût de production du brut au Vénézuela, par exemple, avoisine $28 le baril. En fait, le Vénézuela a obtenu des revenus d’environ $40 milliards en 2008, et au taux actuel, ces revenus seront moins de $20 milliards en 2009. Ce qui voudrait dire, pour maintenir ses rentrées en devise au niveau actuel pour payer pour ses dépenses d’importation, qui dépasseront $50 milliards en 2009 selon ses prévisions, le Vénézuela pourrait être acculé à augmenter sa production de pétrole et ne pas respecter le plafond de l’OPEP, ou choisir entre diminuer ses dons en pétrole à travers Petrocaribe, ou réduire les dépenses supportées par les revenus du pétrole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Brésil, le nouveau grand producteur de pétrole dans la région, ayant une économie assez diversifiée, est dans une meilleure position pour affronter cette crise économique. En fait, il faut rappeler que le géant Latino-Américain, dont le président, Luiz Ignacio Lula Da Silva, est aussi le principal compétiteur du leader vénézuélien, Hugo Chavez, pour le leadership de la région, est également un partenaire de Haiti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous félicitons le President René Préval d’avoir annoncé, lors de son discours pour le Jour des Aïeux aux Gonaïves, que l’année 2009 sera très dure, compte tenu de la crise économique mondiale. Mais, est-ce que l’annoncer est suffisant ? Est-ce que le budget 2008-2009 que le gouvernement vient de présenter pour approbation au parlement, reflète des dispositions adéquates pour faire face à cette crise ? Est-ce que le budget reflète également les enjeux du contexte économique régional et mondial ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait la richesse et la pauvreté d’une nation ce sont ses hommes et ses femmes. On a des pays pauvres qui ont beaucoup de ressources naturelles ; mais, on a des pays riches qui sont pourtant sans ressources naturelles. Ainsi, il faut croire que c’est le travail du peuple qui fait la richesse des nations. Donc, construisons un pays digne à partir de nos hommes et nos femmes, et commençons en créant du travail pour les jeunes, afin que nous n’ayons pas une autre génération perdue. J’aurai à revenir sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, je veux profiter de cette opportunité pour souhaiter à vous tous, une Bonne Année 2009. L’année dernière le pays a été durement éprouvé par les intempéries. Cette année sera également très difficile, compte tenu de la crise économique mondiale. Mais, nous pouvons l’utiliser comme un point pour un nouveau départ. Nous pouvons le faire ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html"&gt;http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-6587274136370458416?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/6587274136370458416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/3-combien-de-temps-va-durer-la-crise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/6587274136370458416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/6587274136370458416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2009/01/3-combien-de-temps-va-durer-la-crise.html' title='3-COMBIEN DE TEMPS VA DURER LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-5341681073768161749</id><published>2008-12-28T16:51:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T08:22:40.670-08:00</updated><title type='text'>2- L’EFFONDREMENT DES HYPOTHEQUES SUBPRIMES</title><content type='html'>PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;(Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les leçons à tirer pour les dirigeants haïtiens&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Au Commencement c’était le Rêve Américain&lt;br /&gt;Tout a commencé aux Etats-Unis au milieu des années 1990, à une époque de grande prospérité où l’économie connaissait une croissance continue et atteignait presque le plein emploi. Les entreprises étaient profitables et la consommation était en hausse. L’environnement économique n’était pas à la prudence. C’était l’époque « d’une exubérance irrationnelle », comme l’avait déclaré à l’époque, Allan Greenspan, le Gouverneur de la Banque Centrale Américaine (Le Fed).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est dans ce climat que les banques ont commencé à offrir du crédit à des secteurs qui avaient des revenus très faibles et presque pas d’épargne, pour parer aux mauvais moments. Mais compte tenu que le prix des maisons, dans certains marchés, doublait dans une période de trois à quatre années, les banques et les opérateurs du secteur immobilier pensaient que les risques étaient mitigés. Ainsi, on finançait des clients qui ne faisaient pas de versement initial et qui étaient engagés à payer uniquement les intérêts, (parfois moins), dans les 3 à 5 premières années de la dette. Tout cela était basé sur la perspective que les prix des maisons allaient continuer à augmenter sans arrêt. Ainsi, les acheteurs pouvaient revendre leur maison, payer leurs dettes et faire un profit, s’ils avaient des difficultés de paiement pour raison de maladie ou perte d’emplois, par exemple. Cependant, dans les cas où le payement mensuel sur les hypothèques ne couvrait pas la totalité des intérêts sur le principal, la dette ne se réduisait pas, contrairement au principe de la transaction hypothécaire traditionnelle. Les nouveaux propriétaires avec ce genre de paiement, sont aujourd’hui coincés avec une propriété qui a une valeur moindre sur le marché que le montant de la dette hypothécaire. Environ 2 millions de propriétaires tombent dans cette catégorie. Et, le secteur de l’immobilier est en crise, avec plusieurs millions de maisons invendues&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, le programme du financement d’hypothèque au-dessous des normes habituelles va déboucher sur la première grande crise économique du siècle et la plus grande crise que le monde devrait connaître depuis le crash économique de 1929.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, il peut paraître que le financement des subprimes était un mauvais programme dés le départ. Est-ce vrai ? Est-ce qu’un programme qui a permis à des milliers de famille de réaliser leur rêve pourrait être un mauvais programme au départ ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il faut comprendre que les trois grands éléments du Rêve Américain pour la classe moyenne sont :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avoir un travail avec des revenus qui vous permettent de vivre avec dignité&lt;br /&gt;- Avoir une maison pour vivre décemment avec sa famille&lt;br /&gt;- Avoir suffisamment d’épargne pour envoyer ses enfants à l’université et plus tard avoir une retraite descente&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le New Deal ou le nouveau contrat avec le peuple américain du Président Franklin Delano Roosevelt, (FDR), chaque gouvernement américain réclame qu’il a été un succès pour avoir travaillé pour qu’un plus grand nombre d’américains réalise le rêve américain, ou comme on dit, permet à chaque génération de se sentir mieux que la génération qui l’a précédé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des institutions ont été créées par le Congrès des Etats-Unis pour transformer le rêve de la classe moyenne en réalité. Dans le domaine du logement, le rôle principal a été assigné à une institution comme le Housing Urbain and Devlopement, l’Agence pour le Logement et le Développement Urbain, avec le sigle anglais (HUD), et à d’autres comme le Fannie Mae et le Freddie Mac. La première a été créée durant le régime de FDR, et les deux autres, beaucoup plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement de FDR avait créé le HUD pour résoudre la crise du logement qui était arrivée à un niveau crucial durant la Grande Dépression. Des millions de chômeurs habitaient aux abords des villes dans des constructions de fortune. Le rôle de l’agence de logement était de réhabiliter l’environnement urbain des grandes villes qui était dans un état piteux et de construire des logements à prix modérés pour la classe laborieuse. En effet, les Etats-Unis avaient lancés des programmes de constructions de complexes d’appartements en hauteur, communément appelés Project, dans les centres urbains. Le HUD a récemment suspendu ces programmes à cause des problèmes d’entretien et de promiscuité, pour les remplacer par des unités séparées construites en banlieue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle principal de Fannie et de Freddie était d’acheter les hypothèques des banques et d’entreprises de prêt hypothécaires, de garder ces bons dans leurs portefeuilles ou de les revendre sur le marché de la bourse de Wall Street à des investisseurs. Ainsi, ces institutions, mandatées par l’État, pouvaient obtenir des liquidités sur le marché pour continuer à fournir des crédits aux gens qui voulaient acheter des maisons. Le marché de l’immobilier était très profitable et représentait l’un des principaux secteurs porteurs de la croissance de l’économie américaine durant plusieurs décennies. Beaucoup de banques d’affaires très connues, qui ont fait faillite aujourd’hui, avaient également engagé des dizaines de milliards de dollars dans ce secteur et avaient tiré de larges profits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le HUD, en quelque sorte le ministère du logement, pour faciliter l’accès au crédit pour l’acquisition de maison aux couches les moins fortunées de la population, exigeait de Fannie Mae et Freddie Mac d’établir des objectifs qui prévoyaient que la moitié au moins des hypothèques qu’elles achetaient des banques proviennent de ménages dont les revenus sont au-dessous du niveau économique moyen dans leur région respective. Il était ensuite demandé aux banques de financer des clients à faibles revenus avec une partie de l’épargne reçue en dépôt dans leur zone d’opération. Les banques avaient obtenu la permission, en retour, de financer l’achat de maisons pour les moins fortunés, jusqu'à hauteur de 110% du coût de vente, afin de permettre à l’acheteur de payer pour les frais d’acquisitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mesures, ajoutées aussi au fait que le taux d’intérêt était très bas, facilitaient que le nombre de propriétaires de maisons augmentait rapidement. Mais, la qualité du crédit de la masse des acheteurs avait diminué aussi très rapidement. Car, ces acheteurs se trouvaient dans les groupes les plus sensibles aux changements économiques, donc avec les probabilités de risques très élevés. Cependant, le fait que d’avoir une maison était associé au rêve de la classe moyenne américaine, Fannie et Freddie subissaient une pression constante pour accélérer leurs efforts afin d’accomplir leur mission et de donner, même aux moins fortunés, la chance de pouvoir faire l’acquisition d’une maison. Les politiciens promettaient dans leur campagne que ce miracle était possible et les choses allaient évoluer et le système va être l’objet de toutes sortes d’abus et d’escroqueries jusqu'à la débâcle de 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hypothèque subprime et le monde des merveilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les banques avaient choisi de financer les hypothèques subprimes, sans versement initial, dans une catégorie différente que les hypothèques classiques qui pour la plupart avaient un taux fixé sur les taux d’intérêts du Fed, la banque centrale. Les subprimes elles-mêmes étaient financées avec des taux flexibles basés sur le Libor Rate ou The London Interbank Offered Rate qui est le taux moyen que les plus grandes banques se chargent entre elles, pour les emprunts à court terme. Ces taux d’intérêts suivaient les cours du marché et les banques les augmentaient aussi quand un client avait des retards de paiement et représentait un risque plus élevé de défaut de paiement. Ce qui devenait de plus en plus cher pour des clients qui avaient leur paiement qui doublait d’un mois à un autre, sous l’effet combiné des paiements sur le principal qui arrivait à terme, des intérêts qui augmentaient et des pénalités pour les retards de paiement qui multipliaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, ces problèmes n’étaient pas visibles. Pendant une certaine période, ce taux variable du Libor restait très bas, car les grandes banques avaient beaucoup de liquidité disponible. Les pays industriels avaient plus d’une bonne dizaine d’années de croissance économique et les entreprises et les épargnants déposaient beaucoup d’argent dans les banques. L’économie mondiale était florissante et les pays émergeants et les grands exportateurs de pétrole, grâce à l’augmentation de leurs exportations avaient d’énormes surplus en devises qu’ils déposaient dans les grandes banques, ou achetaient des bons du trésor américain. Un pays comme la Chine qui avait un gros surplus dans sa balance de paiement, a investi plus de 600 milliards de dollars, durant ces années, dans les bons du trésor aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, l’argent en dépôt devrait aller quelque part et les hypothèques subprimes sur lesquelles les banques chargeaient des taux de transaction élevés, étaient l‘endroit idéal pour investir cet argent. Les transactions se réalisaient avec un taux d’intérêt fixe d’introduction très bas, pour une période allant parfois jusqu’à 3 années. Mais l’intérêt devenait flexible après cette période et est ajusté avec une prime additionnelle de 5% minimum, basée sur le Libor. Par exemple, si le taux courant que devrait payer l’acheteur était de 9% l’an, l’acheteur ne payait que l’intérêt mensuel et rien sur le principal. C’est seulement après la période d’introduction, appelée période de grâce que les paiements étaient ajustés et variaient pour refléter le taux d’intérêt du Libor et l’amortissement du principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, dans la période d’introduction, un acheteur avec une histoire de crédit qui laissait à désirer, avait la possibilité d’acheter une maison sans faire de versement initial sur le montant total de la maison, et obtenait aussi un payement mensuel qui était parfois plus bas que le payement d’un loyer normal. Mais, assez souvent, des vendeurs de maisons s’arrangeaient pour trouver un prêt hypothécaire même à des clients qui n’étaient pas en mesure de payer cette hypothèque à cause de revenus trop bas. Le HUD avait un programme qui parfois payait les frais d’acquisitions et la seule exigence qui était fait à l’acheteur était d’avoir un travail. Parfois, ni l’une ni l’autre de ces conditions n’était même pas vérifiée. Car, les banques réalisaient de gros profits, les vendeurs de maisons et les intermédiaires de l’immobilier s’enrichissaient ; le HUD, Fannie et Freddie clamaient le succès de leur mission et les politiciens, de droite comme de gauche, parlaient de leurs efforts en faveur de la classe moyenne. Tout le monde était content, comme « Alice au Pays des Merveilles ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que l’hypothèque subprime était aussi une opportunité extraordinaire pour les familles qui louaient leur maison. Le rêve américain se réalisait en masse et à grande vitesse pour des millions de familles ; pour les nationaux comme pour les nouveaux immigrés. Pourquoi on n’irait pas acheter une maison, payer moins qu’un loyer et accumuler des appréciations ? Donc, la subprime avait démocratisé le rêve américain pour tout le monde ; surtout à une époque où tous ceux qui le voulaient, semblaient pouvoir trouver un travail. Le taux de chômage oscillait aux environs de 3 à 5%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant les taux d’intérêts étaient bas et il y avait une situation de plein emploi, les coffres des banques étaient regorgés de dépôts et elles trouvaient un endroit pour placer ces liquidités en faisant de gros profits, c’était vraiment le meilleur des mondes. La subprime paraissait une invention géniale, car le marché de l’immobilier était chaud et le prix des maisons, en moyenne, doublait entre trois à cinq ans. Alors, un acheteur avec une hypothèque subprime pouvait revendre sa maison et repayer ses dettes. Donc, pourquoi s’inquiéter et veiller au mauvais grain ? Mais, aujourd’hui, dans l’Etat de Floride, par exemple, 40% des propriétaires qui ont acheté leur maison durant les cinq dernières années ont une hypothèque que la vente de la propriété ne pourrait pas payer. Ces hypothèques ont été dénommés « Valeur immobilière toxique » sur le marché financier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’argent à gogo et des abus sans contrôle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, les choses ne se passaient pas, au fond, comme dans le meilleur des mondes. Le système subprime avait augmenté la demande pour les propriétés plus vite que les constructeurs pouvaient apporter leurs produits sur le marché. Les maisons se vendaient depuis le lotissement et l’acheteur pouvait revendre la propriété une fois bâtie, disons trois mois plus tard, de 20 à 30% par rapport au prix d’achat. Donc, les prix montaient avec une vitesse incroyable et le marché de l’immobilier, comme on dit couramment, était chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, il existait une situation de déséquilibre dans ce secteur de l’immobilier qui créait ce que les économistes appellent, un ballon gonflable. N’importe quel incident pouvait porter ce ballon à perdre de l’air et à créer une crise. Des analystes de Wall Street, pas les plus populaires dans cette époque d’exubérance, avaient déjà averti qu’il y avait quelque chose d’incorrecte sur le marché de l’immobilier. Car, le ratio, ou multiple du prix moyen des maisons par rapport à la moyenne des revenus de la masse des acheteurs, était trop haut. Traditionnellement, les acheteurs consacraient le tiers de leur revenu, en moyenne, pour payer pour leur maison. Il en résultait que le ratio se maintenait aux environs de 3 pour 1. Les banques, de leur coté, avaient gardé pendant longtemps, comme ligne directrice, de financer une hypothèque dont le paiement mensuel ne devait pas dépasser le tiers du revenu du client. Mais, le ratio, à la fin de 2004, avait dépassé 4 pour 1 nationalement; et au pire, dans la ville de Miami, par exemple, il avait atteint 8.5 pour 1 ; et de 10 pour 1 dans la ville de Los Angeles, en Californie. En terme clair, si des clients dépensaient plus de 50% de leurs revenus pour payer l’hypothèque sur leur maison, il ne devait pas leur rester suffisamment d’argent en main pour mener une vie normale, tel que payer pour se nourrir, se soigner, se distraire, leur transportation et le reste. Ce sont des clients vivants au bord de la catastrophe. Dans ces conditions, n’importe quel incident que pourrait subir un client dans cette catégorie, allait créer des retards de paiement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la montée des valeurs immobilières, beaucoup de propriétaires pensaient qu’ils étaient devenus riches subitement, en considérant la plus-value sur leur maison, ou disons l’appréciation de sa valeur marchande par rapport à son coût d’achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’une part, certains empruntaient sur cette plus-value pour faire des dépenses de toutes sortes, même parfois folles en vacances, achat de voitures luxueuses ou tous autres biens qui perdaient en valeur rapidement. Et les banques leur donnaient une ligne de crédit avec un chéquier pour le faire. Une grande partie de ces lignes de crédits servit à payer, dans le meilleur des cas, pour l’agrandissement des maisons ou à rembourser des dettes à taux d’intérêts élevés, comme les cartes de crédits. Les plus entrepreneurs utilisaient l’appréciation de leur maison pour financer une petite entreprise. D’autres prenaient des lignes de crédit pour acheter de nouvelles propriétés et les louer à des particuliers et réaliser un profit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marché de l’immobilier connaissait une expansion très rapide et il y avait toute forme de spéculations qui apparaissaient et qui augmentaient le risque sur les hypothèques subprimes. Les malfaiteurs de tous acabits et de tous poils se mêlaient de la partie pour commettre toutes sortes de malversations et profiter du système. Les plus courants étaient de faux clients armés de faux documents. Maintenant, on découvre des cas où des agents immobiliers utilisaient les mêmes documents pour qualifier des clients pour des prêts hypothécaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des spéculateurs rentraient dans le jeu et achetaient les maisons dans les mêmes conditions, avec le plan de les louer et de les revendre plus tard. Ce climat a duré pendant un certain temps. Les institutions financières ont eu le temps de venir avec d’autres instruments financiers pour continuer à offrir du crédit à ceux qui avaient acheté les maisons qui entretemps avaient pris de la valeur. Elles avançaient de l’argent sur la base de la valeur estimée que la propriété allait gagner si elle devait se vendre sur le marché. Les lignes de crédit sur la plus-value de l’immobilier étaient devenues très répandues dans le système bancaire. La dette des particuliers qui avaient fait des prêts à haut risque pour l’achat des maisons ou avaient obtenu des lignes de crédit sur leur maison, représentait environs 5 trillions de dollars à l’époque de la crise des liquidités. Il faut voir que l’économie américaine est de 14 trillions de dollars, à titre de comparaison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants de Fannie Mae, par exemple, étaient devenus de grands joueurs ; et des institutions bancaires et des maisons d’assurances très prestigieuses, se mêlaient de la partie, également, en plaçant leur fonds et prestige dans le financement de l’immobilier Car, entretemps, les lois américaines avaient enlevé les barrières et le cloisonnement dans le système de la finance. Grâce à une gestion très informatisée qui utilisait des calculs très sophistiqués, qui disait-on minimisait les risques, les financiers créaient des instruments appelés dérivés, adossés aux bons hypothécaires qu’ils achetaient sur un marché secondaire, aux banques et aux entreprises de ventes des hypothèques subprimes, structuraient ses bons dans un parquet d’obligations financières et les revendaient sur le marché international en réalisant des profits astronomiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite vint une crise financière mondiale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En trois années seulement, de 2005 à 2008, Fannie Mae acheta environ $270 milliards d’hypothèques subprimes pour les revendre, parquées en dérivatifs, sur le marché de Wall Street à des investisseurs. Et son plan était d’acheter 2 trillions de dollars de ces types de créances hypothécaires à hauts risques, d’ici 2010. Déjà, $540 milliards de ces créances hypothécaires circulaient sur le marché de la bourse en 2007 et plus d’un trillion de dollars de ces genres d’obligations financières étaient rentrées, à cette même époque, dans les portes-folios des grandes institutions financières du monde, de Pékin à Moscou, de Rio à Tokyo et de Londres à New York.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système, apparemment, marchait avec succès pendant quelques années. D’abord, sous pression, pour permettre de faire avancer le rêve américain ; les spéculateurs tournaient cela ensuite à leur avantage. Les opérations étaient très profitables sur le papier et assuraient aux exécutifs des compagnies financières des milliards de dollars en salaires et en bonus pour leur performance. Ensuite, ces compagnies utilisaient leur visibilité dans le monde des affaires pour pressurer les membres du congrès et les politiciens qui demandaient beaucoup plus de contrôles sur les transactions dérivatives. Plus tard, on va découvrir qu’il y avait même des magouilles. Par exemple, au niveau de la comptabilité de Fannie Mae on cachait des dépenses pour gonfler les profits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les institutions financières qui vendaient les hypothèques subprimes exigeaient des clients qui ne payaient pas 20% en avance sur la valeur de la propriété, d’acheter une assurance pour couvrir la balance de la dette. Mais, les assureurs revendaient ces assurances à de plus gros assureurs comme AIG (American International Group) dont l’avoir était estimé à un trillion de dollars à un moment donné. Ces grosses institutions spéculaient sur les marchés boursiers dans le monde avec des dérivés adossés sur les assurances, en se les vendant l’une et l’autre. Les produits dérivés des hypothèques subprimes ne sont qu’une partie minuscule des produits dérivés des valeurs financières et boursières. Nous y reviendrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d’autres produits dérivés sont inclus dans les transactions financières sur le marché international. Certains de ces produits sont créés par des esprits si sophistiqués et si fertiles que peu de dirigeants d’entreprises financières, avant la crise, savaient ce que renfermaient vraiment ces dérivatifs ou sur quels produits réels ils étaient adossés. Tout le monde faisait semblant de savoir et d’y croire pour ne pas paraître stupide. Car, les dérivatifs étaient le grand jeu dans le monde des affaires et rapportaient beaucoup d’argent. Les contrats sur les dérivatifs représentaient en novembre 2008, environ 55 trillions de dollars sur le marché financier international, soit deux fois l’équivalent combiné du Produit Intérieur Brut des Etats-Unis, du Japon et de l’Union Européenne. Et grâce à la mondialisation, les transactions financières n’avaient pas de frontières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, les abus allaient très loin. Les bons émanant des hypothèques subprimes sur lesquels reposaient les dérivatifs qui s’échangeaient sur le marché international, étaient très peu valables comme obligations financières. On peut le voir à travers deux cas qui sont souvent cités en exemple. C’est celui d’un travailleur agricole qui gagnait $14,000 l’an. Une banque lui a financé une hypothèque, incluant tous les frais d’achat et sans un sou versé en avance, pour l’achat d’une maison de $720.000. Le client avait à faire ses premiers paiements, seulement deux ans après l’achat. L’autre cas, c’est celui de trois jeunes servantes qui avaient achetées cinq maisons, l’une après l’autre, sur l’encouragement d’une banque. Après que la première maison ait pris de la valeur, la banque les avait proposées d’emprunter $250.000 pour acheter une autre maison à mettre en location. Et ainsi de suite, jusqu'à l’arrivée de la crise où la valeur des 5 maisons qui étaient en location avait chutée et les trois jeunes dames étaient incapables de continuer à payer mensuellement les hypothèques et déclarèrent faillite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces dérivatifs, en tant qu’instrument financier, permettaient aux banques de trouver du liquide, un peu partout dans le monde, pour continuer à faire des prêts hypothécaires, la spéculation sur les dérivatifs augmentaient pourtant les risques sur le marché, car ces transactions financières se faisaient sous le régime du marché libre, donc avec très peu de contrôle ou de supervision de l’État. Car, d’après la doctrine du marché libre, le marché était supposé se contrôler lui-même. Et les dérivatifs avaient des supporteurs en haut lieu. C’est le cas pour Allan Greenspan qui a dirigé le Fed, la banque centrale américaine (The Federal Reserve Bank), pendant prés de 19 années. Il disait que les dérivatifs, en apportant beaucoup de liquide sur le marché, contribuaient à la prospérité de l’économie américaine. Mais, convoqué par le Congrès Américain, M. Greenspan déclara qu’il devait admettre que le système bancaire ne pouvait pas fonctionner sans une surveillance stricte, comme il l’avait cru, et l’intérêt des investisseurs et des clients n’avait pas été protégé. La banque centrale américaine ou « The Federal Reserve Bank » est en charge de contrôler les banques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant l’hypothèque subprime est un produit toxique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de l’année 2007, due à une combinaison de l’augmentation des prix des produits pétroliers, de l’augmentation des produits alimentaires et la demande de fonds par le gouvernement américain sur le marché international pour financer deux guerres, l’une en Irak et l’autre en Afghanistan, l’économie américaine commença à ralentir, les intérêts sur l’argent augmentaient et on vit le retour graduel du taux de chômage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers à perdre leur travail étaient les employés sans profession. Les secteurs de service de restauration, par exemple, procédaient à des licenciements. Les services des dettes sur hypothèques commencèrent à enregistrer beaucoup de retards dans les paiements des hypothèques subprimes, surtout pour ceux qui commençaient à payer intérêt et principal, entrainant des saisies de propriétés et l’accroissement de l’inventaire des maisons non-vendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les banques qui cherchent à liquider à l’encan les propriétés saisies font baisser les prix des nouvelles constructions et les profits dans le secteur de l’immobilier. Dans certains États, comme en Floride et en Californie, les maisons perdaient 20 à 30 pourcent de leur valeur, due à la saturation du marché avec un grand inventaire de maisons non-vendues et un manque de liquidités dans les banques pour financer les acquéreurs potentiels. Car, les investisseurs considéraient que les dérivatifs qui étaient adossés sur les hypothèques subprimes étaient nocifs pour le système financier et ne voulaient plus placer leurs fonds dans ces instruments, car les risques étaient trop grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, un cercle vicieux était créé. Les banques ne sont pas intéressées à financer des maisons dont les prix tombent chaque jour et les clients ne sont pas décidés non plus à acheter des maisons dont les prix baissent chaque jour. Donc, l’inventaire des maisons non-vendues continue à augmenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En novembre 2008, 20% des hypothèques financées par Fannie Mae et Freddie Mac étaient en retard de paiement, et la majorité des maisons qui se vendent sur le marché aujourd’hui sont des maisons saisies par les banques. Compte tenu, le maintien de ces propriétés ont un coût, les banques cherchent à les vendre à perte, entrainant la baisse des autres propriétés du voisinage et continue ainsi à pousser tout le secteur dans une récession aigue. A la fin de 2008, parmi les 4.5 millions de maisons qui étaient en vente, un million à peu près appartenaient à des banques et le secteur immobilier avait perdu plus de 20% de sa valeur moyenne sur le marché. Les analystes prévoient que l’hémorragie va continuer dans l’année 2009. Des banques réputées viables qui étaient engagées dans la transaction des dérivatifs sont en difficultées maintenant, et comme Lehman Brothers, peuvent faire faillite à n’importe quel moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gouvernements, un peu partout dans le monde, cherchent à adopter des mesures pour résoudre cette crise qui n’arrivera pas à se corriger uniquement sur le principe de l’offre et de la demande sur le marché. Car sur les 106 millions environ de maisons et d’appartements qui existent aux Etats-Unis, par exemple, environ 52 millions ont une hypothèque et 23% de ces propriétaires sont actuellement en difficulté de payement. D’abord, cela avait une implication sur le secteur financier en réduisant les liquidités dans le système et la capacité de crédit à un niveau très bas. Même les clients réputés très sérieux ne pouvaient pas trouver du financement. Ensuite, c’est toute l’économie qui était affectée, comme la production, l’emploi, les revenus et la consommation qui tous baissaient jusqu'à amener à une récession économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un certains temps, les responsables gouvernementaux américains admettaient que le système était miné dans ses fondements et ont décidé de prendre des mesures systémiques et globales. C’est ainsi que le gouvernement Bush présentera au Congrès Américain un plan global de 700 milliards de dollars pour le rachat des portefeuilles à problèmes dans les institutions financières.&lt;br /&gt;Bonne intention ne suffit pas…&lt;br /&gt;On peut résumer que la cause principale de la crise a été la vente d’hypothèques bancaires à des clients qui ne sont pas qualifiés et capables de payer régulièrement leurs dettes, afin de donner à toute une classe de démunis l’accès au grand rêve américain de posséder une maison. Ensuite, les banques qui ont vendu ces hypothèques sans aucune mesure, se sont trouvées coincées quand le marché de l’immobilier s’était refroidi et les prix des maisons étaient devenus plus bas que le montant à payer sur les hypothèques. Donc, les bons qui étaient adossés à ces hypothèques perdaient leurs valeurs parallèlement avec la baisse de la valeur des maisons retenues en collatéral. L’absence de la possibilité de vendre une propriété pour honorer sa dette réduisait la liquidité dans le système bancaire qui ne pouvait plus continuer à offrir des hypothèques à de nouveaux clients, même les plus qualifiés. Le gouvernement a été obligé de nationaliser les deux plus grandes institutions du secteur, Fannie Mae et Freddie-Mac, afin de maintenir leur solvabilité avec des fonds de l’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, il n’y a pas de programme qui soit parfait. Car, même dans le meilleur des cas, certains chercheront à prendre avantage de programmes pour lesquels ils ne sont pas qualifiés ; et il y aura même parmi ceux qui sont qualifiés qui chercheront à abuser le système. Pour réduire ces coulages, il faut toujours établir des règlements stricts, et ce sera le rôle du Parlement Haïtien de collaborer avec l’exécutif pour passer des lois qui devront être respectées par tous, à quelque soit le niveau, au cas où on devrait lancer un programme de construction immobilière pour assurer à la population le droit humain à un logement décent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, la leçon à tirer de la débâcle du subprime aux Etats-Unis est que l’accès au crédit, sur le plan démocratique est nécessaire afin d’assurer le droit au logement pour la population. Mais il ne peut se faire sans prudence et garde-fous, afin d’éviter un débâcle financier. Donc, le processus démocratique doit être un effort global, impliquant tous les secteurs vifs de la nation et tous les aspects de la vie économique et sociale.&lt;br /&gt;Enfin, une telle expérience ne doit pas nous faire craindre l’avenir. Tout au contraire, nous devons en tirer des leçons. Car, toute entreprise a ses risques, mais le plus grand risque est de ne rien faire et de regarder les autres pays de la zone prendre leurs risques et avancer pendant que nous nous sommes en train de piétiner sur place.&lt;br /&gt;Ceci dit, pour s’engager sur la voie d’apporter des solutions réelles et viables à la crise du logement et du bâtiment mise en évidence par l’effondrement des établissements scolaires et des maisons construites dans des zones à risques, il faut une approche systématique. Cette approche doit avoir pour base un programme de décentralisation et de déconcentration des services de l’État, pour assurer, aux autorités municipales, comme le prévoit la Constitution du pays, le droit de contrôle sur ce qui se fait dans leur juridiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est une urgence nationale pour que nous lancions de tels programmes, au plus tôt, avant qu’il ne soit trop tard.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Paul G. Magloire&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;28 decembre 2008&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html"&gt;http://pmagloire.blogspot.com/2009/01/prospectives-pour-une-renaissance.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html"&gt;http://decentralisationenhaiti.blogspot.com/2009/01/programme-de-la-deconcentration-de-port.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-5341681073768161749?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/5341681073768161749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/2-leffondrement-des-hypotheques.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5341681073768161749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/5341681073768161749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/2-leffondrement-des-hypotheques.html' title='2- L’EFFONDREMENT DES HYPOTHEQUES SUBPRIMES'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3533493877746866609.post-7891476298786400043</id><published>2008-12-20T12:00:00.000-08:00</published><updated>2009-04-26T07:42:54.357-07:00</updated><title type='text'>HAITI ET LA CRISE FINANCIERE MONDIALE-1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;PAUL G. MAGLOIRE – PROSPECTIVES&lt;br /&gt;(Construisons Ensemble un État Démocratique, Moderne et Prospère)&lt;br /&gt;1-HAITI ET LA CRISE FINANCIERE MONDIALE 12-19-08&lt;br /&gt;Les grandes crises financières dans le monde ont toujours créé de grandes souffrances pour les peuples et de grands bouleversements dans le monde. Ainsi, jeune étudiant à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université d’Etat d’Haiti, au début des années 1970, je me suis préoccupé tout particulièrement à étudier, avec quelques camarades, la grande crise économique des années 1930 qui avait débuté avec la chute de la bourse américaine à Wall Street, en octobre 1929, et s’était répandue comme une trainée de poudre, causant misère, guerres et des changements profonds dans l’ordre du monde, le système financier mondial, et créant des structures qui durent encore aujourd’hui, comme les institutions de Bretton Woods, tel que le Fonds Monétaire International, et la Banque Mondiale. Une fois encore, le monde est entré dans une grande crise financière qui pourrait créer une dépression économique mondiale. Et cela, si c’était le cas, apporterait des changements profonds qui marqueront le système financier mondial, probablement, pour les décennies à venir.&lt;br /&gt;De façon simplifiée, la Grande Dépression des années 30 a débuté avec le mardi noir du 29 octobre 1929, avec la chute totale des valeurs boursières. L’indice industriel, ce jour-là avait baissé de 23% dès la matinée jusqu’au point où personne ne voulait acheter à aucun prix. Compte tenu que le gouvernement du président républicain, Edgar Hoover, ne voulait pas intervenir sur le marché de la bourse pour redresser la situation, la chute de Wall Street allait entrainer l’économie en général. Ainsi, à la fin de 1932, plus de 20% de la population était au chômage et la production avait baissé de 30%. Un peu partout aux Etats-Unis les familles sans emplois construisaient des maisons de fortune aux alentours des villes et ces bidonvilles étaient appelés, par dérision, Hoover-ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1932, Franklin D. Roosevelt (FDR) remporta une écrasante victoire aux élections. Il prêta serment le 4 mars 1933 en disant au peuple américain la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même.&lt;br /&gt;Mais, en 1933, le chômage avait déjà atteint prés de 23% de la population et la situation s’empirait à tous les niveaux. FDR prit toute une série de mesures pour faire face à ces problèmes, dans ce qu’il appela le nouveau contrat avec le peuple américain ou le New Deal.&lt;br /&gt;L’Etat établira une assurance sur les dépôts des petits épargnants à la banque pour leur montrer que leur argent ne sera pas perdu comme c’était le cas, quand près de la moitié des 25,000 banques du pays avait fait faillite à la faveur de la crise.&lt;br /&gt;Le gouvernement de FDR lança, des les premiers 100 jours, dans le cadre du New Deal, de vastes programmes pour construire des millions de kilomètres de routes, bâtir des milliers de bâtiment public et créer de grands barrages hydroélectriques afin d’irriguer les terres du sud du pays et créer du travail dans le secteur agricole, pour les chômeurs des villes. Dans le cadre du Corps Civil pour la Conservation du Sol, le gouvernement enverra des milliers de jeunes planté des arbres dans les forêts pour protéger le sol contre l’érosion. Il créa, aussi, un programme d’assistance à ceux qui n’avaient pas de quoi se nourrir et se vêtir. Ce programme sera connu plus tard sous le nom de Welfare. C’est dans le cadre du New Deal également que FDR créa le système de la Sécurité Sociale ou la pension pour les personnes âgées.&lt;br /&gt;Le New Deal impliquait, au grand mécontentement des conservateurs au Congrès Américain, l’intervention de l’État dans tous les domaines. Finalement, ces activités seront réunies en 1935 sous le parapluie de l’Agence de Travail pour le Progrès, en anglais, the Works Progress Administration (WPA), et permirent au gouvernement de FDR de créer directement prés de 9 millions d’emplois. Le New Deal couvrait aussi la création de parcs publics, des activités sportives pour les enfants et les jeunes, et le support aux activités culturelles et artistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économiste Kenneth Galbraith qui a étudié la Grande Dépression Economique croit que les trois principales causes de cette crise ont été l’inégalité sociale, la spéculation des agents boursiers de Wall Street, et le déclin de la confiance dans le marché libre de tout contrôle prôné par le gouvernement républicain de Hoover. Ainsi, les mesures adoptées par le président démocrate, Franklin D. Roosevelt, dans le cadre du New Deal, avaient permis de redonner un nouveau souffle au système capitaliste américain qui avait fait face à son plus grand défi. Mais, d’autres économistes, comme le prix Nobel, Milton Friedman, considèrera que le manque de liquidité dans le système financier, dû à la rigueur de la Banque Centrale Américaine dans le contrôle du crédit, l’application de hauts tarifs douaniers par les pays industrialisés et la montée du protectionnisme dans le système d’échange international, avaient joué un rôle très important dans cette crise.&lt;br /&gt;Les leçons apprises durant cette crise et celles subséquentes expliquent pourquoi, aujourd’hui, les gouvernements des plus grandes économies du monde ont lancé un effort coordonné pour intervenir sur le marché et éviter de créer un environnement favorable à une autre grande dépression économique mondiale. Mais, on est loin d’avoir écarté le danger. Car, les facteurs qui ont créé la crise financière, comme les hypothèques subprimes, sont loin d’être résolus. La crise financière, en entrainant une diminution des crédits à la production et à la consommation, a déjà créé un ralentissement des activités à tous les niveaux de l’économie mondiale, et probablement la récession sera  très longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mai 2008, dans un article publié sur le Net, sous le titre « Avant qu’il ne soit trop tard », je prévoyais que notre pays allait connaître des difficultés financières, du fait de la réduction des transferts d’argent venant de la diaspora. Cette prévision avait pour base, la crise dans le secteur immobilier créée par les hypothèques subprimes, la montée du prix des produits pétroliers et des biens alimentaires, et la menace de récession qui planait sur l’économie américaine. Une récession américaine (là où se trouve la grande majorité des Haitiens qui envoient de l’argent au pays pour supporter leurs parents et amis), entrainerait une réduction de l’emploi dans les communautés haïtiennes dans ce pays et ainsi moins de disponibilité en argent pour effectuer des transferts, même quand l’attachement de ces communautés à leur pays d’origine resterait extrêmement fort. Maintenant, avec la chute des prix des produits pétroliers, les rentrées de l’État sur ces produits vont diminuer considérablement et accentuer les difficultés budgétaires en 2009-2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie américaine est rentrée en récession, officiellement, depuis décembre 2007 et de l’avis de nombreux économistes, conservateurs et progressistes, cette crise pourrait durer jusqu'à 2010. D’une simple crise financière née d’une contraction du système de crédit dû aux défauts en série des hypothèques subprimes, le manque de liquidités dans les banques allait réduire le crédit pour les entreprises les plus faibles et augmenter le chômage ; et ainsi de suite, ceux qui perdent leur travail ont des retards de paiement de leur hypothèque, et la crise s’empire. Dans le cours de l’année 2008, grâce à la mondialisation, la crise, d’abord américaine, entraina une récession globale.&lt;br /&gt;Le signe qui donna le signal de la débâcle aux Etats-Unis a été la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, une banque centenaire. Ensuite, ce fut le tour de l’American International Group (AIG), une grosse compagnie d’assurance américaine avec des bureaux d’affaires dans tous les grands pays du monde et ayant un actif de près d’un trillion de dollars. Il était clair que le système financier mondial était face à un problème qui dépassait en chiffres l’échelle de tout ce que le monde ait vu depuis 1929. Cette crise qui fait l’objet de mes commentaires, aujourd’hui, certainement, va avoir un impact sur notre pays.&lt;br /&gt;Actuellement, il est officiel que l’économie américaine est en régression depuis décembre 2007 et près de 2 millions d’emplois ont déjà été perdus pour l’année 2008. Les économistes prévoient, également, que la situation va continuer à se détériorer avant de s’améliorer et durant les deux prochaines années plusieurs millions d’employés pourraient rentrer en chômage. Un État central dans cette crise financière, celui de New York, à lui seul, pourrait perdre plus d’un million d’emplois. &lt;br /&gt;New York est aussi l’État des États-Unis où se trouve la majorité des Haitiens, mais ce sont ceux de Floride qui envoient près de 45% de l’argent qui va en Haiti.&lt;br /&gt;Cependant, très peu d’États seront épargnés par cette crise. Surtout la Floride qui avec l’État de Californie est frappé très durement par la crise immobilière, conséquemment à la crise financière des hypothèques subprimes. Les banques ont dû saisir plusieurs dizaines de milliers de maisons sur lesquelles les hypothèques étaient impayées et le secteur de la construction est presque bloqué.&lt;br /&gt;C’est vrai que Haiti est un pays à faible revenu et en ce sens est très peu intégré au système financier international. Nos banques commerciales n’investissent pas dans les bons à termes à haut-rendement qui sont adossés sur les subprimes à hauts risques. Un pays à revenu moyen comme la République Dominicaine, notre voisin, peut craindre pour la réduction de croissance dans son secteur touristique, pour une baisse de ses exportations et d’une baisse de demande de ses matières premières, et de la réduction des investissements étrangers et d’apports de capitaux extérieurs dans ces secteurs les plus prometteurs. Il semblerait que dans notre pays, nous n’avons rien à craindre. Car,  nous sommes protégés par notre grande pauvreté ! Donc, le gouvernement n’a pas à se préoccuper de la crise internationale.&lt;br /&gt;Mais, est-ce que nous ne devons pas nous poser la question que nous dicte le gros bon sens, à savoir, comment Haiti pourrait être épargné de ressentir les effets de la crise financière mondiale quand les transferts de la diaspora en cash et en nature représente plus ou moins 1.8 milliard de dollar, soit l’équivalent de 30% de notre produit intérieur brut ? Comment pouvons-nous continuer à ignorer l’effort que les membres de la diaspora sont en train de faire et les grands sacrifices qu’ils s’imposent pour envoyer leurs supports au pays? Il faut comprendre que l’impact de la crise sur la communauté est graduel. Mais, cette diminution des transferts va venir et quand elle viendra, cela va faire très mal, si des mesures anticipées ne sont pas adoptées avant qu’il ne soit trop tard.&lt;br /&gt;Ensuite le budget de la République est financé par la communauté internationale, à titre de dons ou d’emprunts, à prés de 50%, et conséquemment à cette crise, l’économie de ces pays est en récession et ainsi il pourrait y avoir des changements de priorités dans les pays donateurs.&lt;br /&gt;Le programme économique du nouveau Président Américain, Barack Obama, devrait être également une source de préoccupation et probablement d’opportunité. Le fait que Barack Obama a décidé de placer le biodiesel, le solaire et l’éolienne au centre de sa politique d’énergie et de relance de l’économie, cela devrait aider à l’amélioration de la technologie dans ces secteurs et encourager l’investissement dans le domaine de l’énergie et de l’environnement dans notre pays qui a presque perdu la totalité de sa couverture forestière.&lt;br /&gt;Dès maintenant, Haiti devrait se préparer à discuter avec le nouveau gouvernement de Barack Obama, à son arrivée au pouvoir, comme sont en train de le faire les autres pays de la Caraïbe. Ces pays attendent, en effet, que le President Obama honore sa promesse électorale d’éliminer la dette des pays de la région. Un élément de ce dossier serait de prévoir dans l’accord que les fonds économisés dans l’effacement de dettes soient consacrés à réhabiliter l’environnement du pays. Ce genre de programme est central dans la politique verte que le nouveau Président américain compte inaugurer dans le cadre de la relance de l’économie américaine, actuellement, en récession.&lt;br /&gt;Dans les prochains articles, l’accent sera mis sur les raisons et la dimension de la crise financière mondiale d’aujourd’hui et la possibilité qui existe, malgré tout, de créer des emplois pour les centaines de milliers de jeunes qui sont sans travail dans le pays.&lt;br /&gt;Merci,&lt;br /&gt;19 Décembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3533493877746866609-7891476298786400043?l=paul-magloire.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://paul-magloire.blogspot.com/feeds/7891476298786400043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/haiti-et-la-crise-financiere-mondiale-1_20.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/7891476298786400043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3533493877746866609/posts/default/7891476298786400043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://paul-magloire.blogspot.com/2008/12/haiti-et-la-crise-financiere-mondiale-1_20.html' title='HAITI ET LA CRISE FINANCIERE MONDIALE-1'/><author><name>Paul G magloire</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00320525654322075982</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='26' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_SmBXUGV90iU/SUx7ef_uQmI/AAAAAAAAAAU/fFBgfdFHfzg/S220/DSC_7236a.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry></feed>
